Gouvernement · Rome

L'Italie va vendre des plaques d'immatriculation personnalisées à 600 euros dans le budget 2027

Le budget 2027 de Meloni permettrait aux automobilistes italiens de choisir les caractères de leur plaque, pour 600 euros pour une voiture et 360 euros pour une moto. Les partis d'opposition ont raillé le projet, et la date d'entrée en vigueur reste contestée.

Texte IA fondé sur les articles de Il Fatto Quotidiano, NOS, Fanpage et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Rome · Italie
Comment on en est arrivé là
  1. 13 oct.Le conseil des ministres approuve la réforme du Codice della strada contenant la mesure sur les plaques
  2. Conférence de presse sur le budgetMeloni présente les plaques personnalisées dans le cadre du budget 2027
  3. avril 2027Date de lancement fin avril 2027 citée par des informations publiées en grec
  4. À partir de 2028Lancement au plus tôt en 2028 selon des informations italiennes

Ce que propose le budget

La présidente du Conseil Giorgia Meloni a présenté l'idée lors de la conférence de presse sur le projet de loi de finances 2027, le dernier avant les élections législatives. Les Italiens pourraient choisir les lettres et les chiffres de leur plaque d'immatriculation pour 600 euros pour une voiture et 360 euros pour une moto. La mesure est apparue pour la première fois dans une réforme du Codice della strada approuvée par le conseil des ministres le 13 octobre, et Meloni a confirmé qu'elle figurerait désormais dans la loi de finances. Les plaques italiennes actuelles suivent un format fixe de deux lettres, trois chiffres et deux lettres, et l'on ne sait pas encore dans quelle mesure les nouvelles règles permettront de s'en écarter. Meloni a évoqué le projet avec légèreté et encouragé les personnes à faire preuve d'inventivité :

« Quelque chose me dit que la créativité des Italiens pourrait entrer en jeu ici. »

Giorgia Meloni, présidente du Conseil italien

Meloni a également indiqué que le budget pérennise la suppression de la taxe automobile pour les voitures jusqu'à 80 kilowatts et pour les motos, ce qui couvre selon elle environ 70 % des véhicules en circulation.

Prix et modalités

Une plaque automobile coûterait 500 euros pour la paire avant et arrière, versés à l'Imprimerie d'État, plus une majoration de 20 %, soit 100 euros, pour le ministère des Infrastructures et des Transports, pour un total de 600 euros. Une plaque de moto coûte 300 euros plus une majoration de 60 euros, soit 360 euros au total. Les autres frais d'immatriculation ne sont pas inclus dans ces montants. Le ministère a indiqué que les plaques seraient délivrées sur demande, mais les modalités opérationnelles restent indéfinies. Pour les voitures neuves, le choix ferait partie de l'immatriculation, tandis que pour les véhicules déjà en circulation, la lecture de l'Aci suggère qu'une plaque personnalisée ne serait possible qu'en cas de réémission après vol, perte ou détérioration. Fanpage cite la Belgique, où le service coûte 1 030 euros, et l'Allemagne, à 12,80 euros, comme points de comparaison.

Prix d'une plaque personnalisée par véhiculeEUR
Plaque automobile, total
600 EUR
Plaque de moto, total
360 EUR

Données tirées du texte de l’article

Calendrier et questions ouvertes

Les sources divergent sur la date de lancement du service. Des informations publiées en grec évoquent fin avril 2027, tandis que des informations italiennes indiquent qu'il ne débutera pas avant 2028 et seulement après l'adoption d'un décret d'application fixant les règles. Ce règlement n'a pas été adopté, si bien que les caractères autorisés restent ouverts. Les informations en grec ajoutent que les combinaisons offensantes, peu claires ou controversées seraient interdites, et la réforme elle-même précise que le code choisi ne peut coïncider avec un code existant. Fanpage a rapporté que des milieux gouvernementaux envisagent une vente aux enchères pour les plaques les plus recherchées, au moins pendant les trois premiers mois, ce qui pourrait faire grimper les prix bien au-delà de 600 euros. Ce mécanisme reste indéfini et dépendrait de décrets d'application.

Opposition et réactions publiques

Les partis d'opposition ont réagi vivement. Debora Serracchiani, députée du Parti démocrate et membre de son secrétariat national, a déclaré que le gouvernement se souciait davantage des plaques que de l'inflation, des coûts de l'énergie, du carburant et des salaires stagnants. Elle a ouvert sa réaction par une courte remarque :

« On dirait une blague, mais tout est vrai. »

Debora Serracchiani, députée du Parti démocrate et membre du secrétariat national du parti

Giuseppe Conte, chef du Mouvement 5 étoiles, a énuméré la baisse de 10 % des salaires réels en cinq ans, trois années de recul industriel, l'explosion du recours à la cassa integrazione et un carburant au-dessus de 2 euros pendant des mois. Il a affirmé que le budget accorde 4,5 milliards d'euros supplémentaires aux armes en 2027 et 2,5 milliards à la santé, soit selon lui la moitié de ce que le ministre et les régions avaient demandé, et a conclu par la formule « le coût de la vie, je m'en fiche ». Nicola Fratoianni a qualifié le budget d'encore un budget honteux, qui laisse ses dettes à ceux qui viendront après. En ligne, des mèmes ont montré Meloni en Marie-Antoinette. Les chauffeurs de taxi ont accueilli favorablement les plaques, car les opérateurs agréés seraient plus faciles à identifier, tandis que d'autres craignent que des formulations offensantes soient autorisées. La dette publique italienne s'élève à environ 139 % du PIB. Le gouvernement n'a pas indiqué combien de recettes le projet devrait rapporter.

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Sources et contexte

Lieux
Rome, Italie

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