Élections · Madrid
Le gouvernement espagnol s'oppose à l'extension de la suspension du vote aux enfants majeurs de citoyens naturalisés
L'Abogacía del Estado, les services juridiques de l'État, a indiqué à la Cour suprême qu'elle s'opposait à la demande de Vox et d'Iustitia Europa visant à empêcher les enfants majeurs de citoyens naturalisés de voter aux élections générales du 29 novembre.
Texte IA fondé sur les articles de LaSexta, La Razón, europa press et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
L'Abogacía del Estado, pour le ministère de la Présidence, de la Justice et des Relations avec les Cortès, a demandé à la Cour suprême de rejeter la demande de Vox et d'Iustitia Europa d'étendre la suspension du 29 novembre aux enfants majeurs, un groupe que le mémoire chiffre à 189 678 personnes.
Le mémoire chiffre l'annexe III à 189 678 entrées au 31 juillet 2026. Un mois plus tard, le gouvernement comptait 195 872 nationalités accordées par cette voie et 134 405 demandes approuvées en attente d'enregistrement.
L'identification d'environ 163 000 personnes déjà concernées a demandé près de six semaines de travail ininterrompu, de la mi-septembre à la fin octobre, dans 172 postes consulaires.
La Cour suprême a refusé vendredi 30 octobre d'agir en urgence et a donné trois jours aux parties, jusqu'au mardi 3 novembre, avant de statuer sur la demande.
Position du gouvernement
L'Abogacía del Estado, qui représente le ministère de la Présidence, de la Justice et des Relations avec les Cortès, a demandé à la Cour suprême de rejeter la demande de Vox et d'Iustitia Europa tendant à étendre la suspension du vote aux élections générales du 29 novembre aux enfants majeurs des personnes ayant obtenu la nationalité espagnole au titre de la « loi des petits-enfants ». Dans son mémoire, elle soutient que cette extension créerait une incertitude pour les personnes concernées et pourrait affecter le décompte final. Elle estime aussi que la demande sort du cadre de la procédure en cours et dépasse l'objet du litige. Le gouvernement souhaite que la cour convoque les tiers concernés avant de statuer sur la mesure provisoire, et il demande que les frais soient mis à la charge des organisations à l'origine de la demande.
Qui serait concerné
La Cour suprême a déjà suspendu le vote des personnes ayant obtenu la nationalité au titre de cette loi sans documenter l'exil de leurs parents, un groupe que le gouvernement évalue à environ 163 000 personnes. Iustitia Europa a demandé la semaine dernière à la cour d'étendre la suspension à toutes les personnes figurant à l'annexe III d'une instruction du ministère de la Justice de 2022. Le mémoire du gouvernement chiffre cette annexe à 189 678 entrées au 31 juillet 2026, juste avant la clôture des listes électorales. Dans le même document, le gouvernement indique qu'un mois plus tard il avait porté à 195 872 le nombre de nationalités accordées par cette voie et reconnaît 134 405 autres demandes approuvées en attente d'enregistrement. Une autre relation du mémoire donne 189 578 pour la même annexe : les sources diffèrent donc sur le décompte exact.
Charge de travail et décompte
Le gouvernement affirme que l'identification des quelque 163 000 personnes déjà concernées a nécessité environ six semaines de travail ininterrompu, de la mi-septembre à la fin octobre. Le mémoire explique que ni le registre consulaire ni les autres bases de données administratives n'enregistrent la voie d'acquisition de la nationalité, de sorte que chaque poste consulaire a dû examiner les dossiers un par un. Ce travail a exigé des effectifs supplémentaires, des congés annulés, du travail les jours fériés et des fermetures temporaires au public dans 172 postes consulaires. Le gouvernement soutient qu'il serait impossible de répéter l'opération pour le reste de l'annexe dans un délai plus court, et que la demande ne précise pas quels moyens matériels et humains le permettraient.
- Entrées de l'annexe III (31 juillet 2026)
- 189678 nombre
- Nationalités accordées par cette voie (un mois plus tard)
- 195872 nombre
- Demandes approuvées en attente d'enregistrement
- 134405 nombre
Données tirées du texte de l’article
Dans son mémoire, l'Abogacía del Estado formule l'objection centrale sans détour :
« La liste nominative demandée n'existe pas »
Le mémoire avertit également que la suspension pourrait laisser des bulletins déposés mais non encore dépouillés, ce qui pourrait affecter le décompte final et sa proclamation.
Calendrier judiciaire
La chambre du contentieux administratif de la Cour suprême a refusé vendredi 30 octobre d'adopter la mesure en urgence et sans entendre la partie adverse. Elle a donné trois jours aux parties pour présenter leurs arguments, un délai qui expire mardi 3 novembre, jour où le gouvernement a déposé sa réponse. Iustitia Europa et Vox soutiennent que si les juges ont suspendu le vote des parents, celui des enfants doit être examiné avec la même rigueur. Le gouvernement réplique que la mesure dépasserait le cadre du litige et remettrait en cause la légalité d'une instruction du ministère de la Justice.
Les avocats du gouvernement ajoutent que la requête est difficile à appliquer en pratique :
« Elle est en soi indéterminée et impossible à exécuter au moment où elle est demandée »
La cour n'a pas encore statué sur la demande provisoire, et le mémoire du gouvernement lui demande d'entendre d'abord les familles concernées.
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Sources et contexte
- LaSextaLe gouvernement rejette l'interdiction de voter pour les enfants des personnes naturalisées en vertu de la « loi sur les petits-enfants »El Gobierno rechaza que se impida el voto a los hijos de los nacionalizados por la 'ley de nietos' · original en espagnol
- La RazónLe bureau du procureur général s'oppose également à la suspension du droit de vote des enfants des personnes naturalisées en vertu de la « loi sur les petits-enfants »La Abogacía del Estado se opone a suspender también el voto a los hijos de nacionalizados por la "ley de nietos" · original en espagnol
- europa pressLe gouvernement soutient que les enfants des personnes naturalisées peuvent...El Gobierno respalda que los hijos de los nacionalizados puedan... · original en espagnol
- El PeriódicoLe bureau du procureur général s'oppose à la suspension du droit de vote des enfants des personnes naturalisées en vertu de la « loi sur les petits-enfants » et demande la condamnation des demandeursLa Abogacía del Estado se opone a suspender el voto a los hijos de los nacionalizados por la 'ley de nietos' e insta la condena de quien lo pide · original en espagnol
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