Élections · Madrid, La Havane et Caracas
La Cour suprême espagnole donne trois jours aux partis sur le droit de vote des descendants de la « loi des petits-enfants »
La cour a refusé d'agir en urgence mais a ouvert un délai de trois jours pour déterminer si les enfants de citoyens naturalisés doivent aussi perdre leur droit de vote lors des législatives du 29 novembre.
Texte IA fondé sur les articles de RTVE.es, El Confidencial, El Periódico et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Vendredi 30 octobre, la Cour suprême a refusé de trancher sans entendre les parties et leur a donné trois jours pour répondre à la demande d'Iustitia Europa.
Les ministères des Affaires étrangères et de la Justice ont remis mercredi 28 octobre la liste nominative de 163 355 personnes, après que le ministère des Affaires étrangères a admis ne détenir jusque-là que des statistiques.
Iustitia Europa et Vox veulent étendre la suspension aux enfants de personnes naturalisées, un groupe que le service juridique de l'État chiffre à plus de 189 000 personnes.
- 30 oct.La cour refuse de statuer en urgence et ouvre un délai de trois jours sur l'extension de la suspension aux descendants
- 31 oct.Début des jours ouvrables décrétés par la cour pour le dossier des mesures provisoires
- 29 nov.Élections législatives (29N)
La décision de la cour
La Cour suprême espagnole a refusé vendredi 30 octobre de statuer en urgence sur une demande du parti Iustitia Europa visant à étendre la suspension du droit de vote aux enfants des personnes naturalisées au titre de la « ley de nietos ». La chambre du contentieux administratif a refusé d'agir sans avoir d'abord entendu les autres parties. Elle a ouvert une procédure de mesures provisoires et accordé aux parties trois jours à compter de la notification pour déposer leurs observations. En raison de l'approche du scrutin, la cour a rendu ouvrables tous les jours de novembre ainsi qu'à compter du 31 octobre pour cette mesure. Les législatives sont fixées au 29 novembre et la cour ne statuera sur la nouvelle demande qu'après avoir entendu les parties.
Les listes remises à la cour
Les ministères des Affaires étrangères et de la Justice ont remis mercredi 28 octobre une liste nominative de 163 355 personnes, juste avant l'expiration du délai fixé par la cour à 15 heures. Les personnes figurant sur cette liste ont vu leur droit de vote suspendu en septembre, une mesure qui ne concerne que la liste électorale des Espagnols résidant à l'étranger. Le service juridique de l'État a admis que le ministère des Affaires étrangères ne détenait que des statistiques sur les demandes de nationalité, compilées depuis novembre 2022, et aucun nom. Les consulats avaient transmis des décomptes plutôt que des identités, si bien que les agents ont dû examiner chaque dossier individuellement. Le service juridique a imputé les retards à des difficultés dans certains consulats, notamment des coupures constantes d'électricité et de communications à La Havane et un déménagement temporaire du bureau de Caracas après un séisme. Les consulats ont également délivré 901 certificats attestant une ascendance d'exilés politiques, un groupe qui conserve son droit de vote.
Le second groupe
Iustitia Europa, dirigé par Luis María Pardo, soutient que les descendants de personnes naturalisées devraient eux aussi perdre leur droit de vote jusqu'à ce qu'ils prouvent que leurs ancêtres étaient des exilés. Vox a formulé une demande similaire. Le service juridique de l'État chiffre à plus de 189 000 le nombre de personnes naturalisées par cette seconde voie. Iustitia a cité 189 678 inscriptions au 31 juillet, un chiffre qui, selon le parti, est monté à 195 872 un mois plus tard, auxquelles s'ajoutent 134 405 demandes approuvées en attente d'inscription. La Cour suprême a refusé de statuer sur l'extension de la mesure aux personnes vivant aujourd'hui en Espagne, jugeant que cette question sort du champ du recours, et le parti s'est donc tourné vers la Commission électorale centrale.
- 31 juillet 2026
- 189678 personnes
- Fin août 2026
- 195872 personnes
- Approuvées, en attente d'inscription
- 134405 personnes
Données tirées du texte de l’article
La suite
La cour a donné trois jours au service juridique de l'État et aux autres parties pour déposer leurs observations sur la nouvelle demande de suspension. Les enfants résidant en Espagne conservent leur droit de vote, car la suspension ne s'applique qu'à la liste électorale à l'étranger. Les enfants de votants suspendus ayant obtenu la nationalité par l'autre voie peuvent également voter. Toute décision sur le vote des enfants interviendra donc avant les législatives du 29 novembre, que la cour a citées comme motif pour rendre ouvrables les jours de novembre.
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Sources et contexte
- RTVE.esLa Cour suprême donne trois jours aux parties concernant la suspension du droit de vote des enfants des personnes naturalisées par la « loi sur les petits-enfants »El Supremo da tres días a las partes sobre la suspensión del voto de los hijos de nacionalizados por la 'ley de nietos' · original en espagnol
- El ConfidencialLoi sur les petits-enfants : le gouvernement admet devant la Cour suprême qu'il ne disposait que de statistiques et non d'une liste des personnes naturaliséesLey de nietos: el Gobierno admite al Supremo que solo tenía estadísticas y no una lista de los nacionalizados · original en espagnol
- El PeriódicoLa Cour suprême décidera si elle suspend également le droit de vote des enfants des personnes naturalisées par la « loi sur les petits-enfants » après avoir entendu les partiesEl Supremo decidirá si suspende también el voto de los hijos de los nacionalizados por la 'ley de nietos' tras escuchar a las partes · original en espagnol
- La RazónLa Cour suprême ouvre la porte à la suspension également du droit de vote des enfants des personnes naturalisées par la « loi sur les petits-enfants »El Supremo abre la puerta a suspender también el voto de los hijos de nacionalizados por la "ley de nietos" · original en espagnol
- José Manuel Albares
- Ministre à la tête du ministère des Affaires étrangères, qui a compilé les listes consulaires pour la cour
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