Sécurité · Blois, Suèvres et Puteaux

Les parents de la « martyre de l'A10 » jugés en France, 39 ans après la découverte de 1987

La mère, 72 ans, et le père, 74 ans, sont accusés de tortures et actes de barbarie ayant entraîné la mort, dans une affaire résolue par l'ADN en 2018. Le procès s'est ouvert à Blois le 2 novembre 2026.

Texte IA fondé sur les articles de AGI, La Libre.be, BFMTV et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Blois, Suèvres, Puteaux · France
Comment on en est arrivé là
  1. juin 2018Arrestation des parents
  2. septembre 2024La Cour de cassation ouvre la voie au procès et confirme les charges initiales
  3. 2 nov.Ouverture du procès à la cour d'assises de Loir-et-Cher, à Blois

Ouverture du procès à Blois

La cour d'assises de Loir-et-Cher a ouvert le procès à Blois le 2 novembre 2026, 39 ans après la découverte du corps d'une fillette de quatre ans sur l'autoroute A10. La mère est accusée de tortures et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, et le père de complicité. Tous deux encourent la réclusion à perpétuité, alors qu'ils comparaissent libres. Ils sont arrivés séparément et ne se sont pas regardés : la mère dissimulait son visage derrière une écharpe, tandis que le père gravissait lentement les marches du palais de justice, appuyé sur une canne et masqué de noir. Des membres du collectif Mouv'Enfants ont déployé une banderole réclamant justice pour la fillette et des photographies d'elle avant le début de l'audience, à 9 h 30. Les sources divergent sur le calendrier. AGI et HotNews indiquent que le procès se tient jusqu'au 18 novembre, tandis que RTBF, citant des avocats s'exprimant à l'AFP, avance la période du 9 au 27 novembre. RTBF donne également 71 ans à la mère, contre 72 ans dans les autres articles.

La découverte de 1987 et les recherches vaines

Le 11 août 1987, deux ouvriers autoroutiers ont découvert le corps mutilé dans un fossé bordant l'A10 près de Suèvres, entre Orléans et Tours, sous une couverture bleue tachée de sang. Personne n'avait signalé sa disparition : les enquêteurs ne disposaient que d'un poids de 20 kg, d'une taille de 95 cm et d'un âge estimé entre trois et cinq ans. Les médecins légistes ont relevé des brûlures de fer à repasser et des traces de morsures humaines, qu'ils ont attribuées à une femme. La gendarmerie a alors lancé ce qui était à l'époque le plus grand appel à témoins jamais organisé en France. Son signalement a été diffusé dans plus de 30 pays et sa photographie affichée dans les écoles et les mairies du pays. Deux ordonnances de non-lieu, en 1991 et 1997, ont suivi des enquêtes restées vaines.

Lieux où la photographie de la fillette a été affichée en 1987
Écoles
65000
Mairies
30000

Données tirées du texte de l’article

Le tournant de l'ADN

Le dénouement est venu en 2018 : l'ADN prélevé sur le frère de la fillette dans le cadre d'une affaire de violences sans lien avec celle-ci a correspondu à des traces retrouvées sur ses vêtements et sur la couverture dans laquelle elle avait été enveloppée. Les enquêteurs ont identifié la fillette et arrêté les parents en juin 2018. Les recours des parents et du parquet de Blois contre l'ordonnance de mise en accusation ont retardé l'affaire. En septembre 2024, la Cour de cassation a ouvert la voie à un procès et confirmé les charges initiales.

Mémoire, un nom de rue et ce que le procès doit répondre

Raphaël Pilleboue, ancien maire de Suèvres qui a entretenu la mémoire de la fillette, a déclaré à l'AFP que le jour tant attendu était enfin arrivé.

« Il est temps de rendre justice à cette petite fille qui a tant souffert. »

Raphaël Pilleboue

Mouv'Enfants indique qu'une pétition de plus de 3 300 signatures demande à la ville de Puteaux (Hauts-de-Seine) de donner son nom à une rue, affirmant qu'elle y a vécu avec sa famille. L'association affirme avoir contacté la mairie de Puteaux en octobre sans recevoir de réponse, et la municipalité n'a pas répondu à la demande de commentaire de BFM. Les associations de protection de l'enfance constituées parties civiles veulent que l'audience rende à la fillette l'identité qui lui a manqué pendant des décennies. Agathe Morel, avocate de l'association Enfance et Partage, a déclaré à BFM que la question centrale est de savoir pourquoi la fillette a été la cible d'une violence aussi acharnée.

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Sources et contexte

Lieux
France

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