RécitÉlections de mi-mandat aux États-Unis

Élections · Washington

Les démocrates remportent les deux chambres du Congrès américain aux midterms, un désaveu net pour Trump

Les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat lors des élections de mi-mandat de novembre 2026, et les républicains débattent désormais de la responsabilité de Donald Trump. Trump a félicité l'opposition et a imputé la défaite à sa propre absence du bulletin de vote.

Texte IA fondé sur les articles de DIE WELT, Handelsblatt, Deutsche Welle et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : Shealeah Craighead, Public domain (Wikimedia Commons, recadrée)

Le résultat

Les démocrates ont remporté le contrôle des deux chambres du Congrès lors des élections de mi-mandat américaines, avec le vote pour l'ensemble des 435 sièges de la Chambre et 35 des 100 sièges du Sénat. Les républicains abordaient le scrutin avec une majorité de 53 sièges au Sénat, tandis que les démocrates étaient crédités de 54 sièges dans des projections réalisées avant le dépouillement complet, avec la possibilité d'en obtenir davantage. Les démocrates ont aussi gagné des sièges sénatoriaux dans des États longtemps considérés comme des fiefs républicains, dont le Texas, l'Ohio et le Kansas, où un démocrate n'avait plus remporté de siège au Sénat depuis près de 100 ans.

Sièges au Sénat au début des midterms et dans les projections avant dépouillementsièges
Républicains au début du vote
53 sièges
Démocrates dans les projections avant le dépouillement complet
54 sièges

Données tirées du texte de l’article

La réaction de Trump

Trump a félicité les démocrates lors d'un appel téléphonique avec CBS. Il a dit attendre avec impatience de travailler avec eux, tout en rappelant son pouvoir de veto sur les textes qu'il désapprouve. Interrogé sur la défaite, il l'a principalement attribuée à sa propre absence du bulletin de vote, affirmant que les républicains auraient gagné si son nom y avait figuré.

« Félicitations aux démocrates. J'ai hâte de travailler avec vous pour le bien de notre pays. »

Donald Trump, président américain

Trump a également estimé que certains candidats républicains étaient impopulaires auprès des électeurs et que d'autres ne l'avaient pas soutenu, laissant la base du parti insuffisamment mobilisée. Il a reconnu que la hausse des prix de l'essence avait pénalisé son parti. Les conseillers de Trump, eux, ont mis en cause Fox News, les soi-disant RINOs et ce qu'ils ont qualifié de candidats paresseux, et Trump a cité nommément le gouverneur du Texas, Greg Abbott, qu'il a qualifié de RINO.

Les divisions républicaines

Plusieurs républicains ont commencé à mettre en cause Trump lui-même. Matt Dole, président des républicains du comté de Licking, dans l'Ohio, a déclaré qu'une partie du parti pousserait pour un retour à la normale, rejetant le style de Trump sans nécessairement renier son idéologie ni ses politiques.

« Il y a une certaine forme d'auto-examen au sein du Parti républicain sur la voie qu'il doit suivre. »

Matt Dole

Bobby Charles, qui a perdu la candidature républicaine au poste de gouverneur du Maine, s'est dit optimiste pour l'avenir parce que Trump aura disparu de la scène dans deux ans. La Maison-Blanche n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire de Politico.

Les facteurs économiques et politiques

Une enquête de la BBC citée par Focus désignait le coût élevé de la vie comme un facteur décisif, aux côtés de la guerre contre l'Iran et de la hausse des prix des carburants, que les électeurs ont reprochés au gouvernement. Un commentaire du Handelsblatt citait le coût de la vie, les prix de l'essence, la santé et l'économie comme principaux problèmes des Américains, la guerre en Iran pesant sur Trump. Ce même commentaire indiquait que de nombreux électeurs latinos et américains d'origine asiatique étaient revenus vers les démocrates, principalement pour des raisons économiques.

La suite

Les démocrates contrôlent désormais les deux chambres, mais le commentaire du Handelsblatt anticipe un blocage législatif général sur les grands projets, faute pour les démocrates de la majorité des deux tiers nécessaire pour passer outre un veto présidentiel. Les démocrates pourraient ouvrir des enquêtes, bloquer les nominations présidentielles, en particulier judiciaires, et engager une nouvelle procédure de destitution, même si aucune initiative concrète n'avait été rapportée. Trump avait déclaré en janvier devant des élus républicains qu'ils trouveraient un motif pour le destituer.

The Atlantic a écrit que Trump avait été contraint de se confronter à sa mortalité politique, tandis que le New York Times a décrit le vote comme un jour de fierté nationale, estimant que le système avait tenu. Le Sydney Morning Herald a écrit que la fin de l'ère Trump turbulente était en vue, et Reforma a comparé l'élection à une catastrophe naturelle.

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Sources et contexte

Washington · États-Unis

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