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Les alliés de l'Otan craignent que Trump intensifie ses attaques contre l'alliance en cas de défaite républicaine aux élections de mi-mandat

Cinq diplomates de l'Otan ont déclaré à POLITICO que les alliés européens s'attendent à ce que Donald Trump réagisse à une défaite républicaine au scrutin du mardi 3 novembre en retirant davantage de troupes américaines d'Europe et en attaquant l'alliance.

Texte IA fondé sur les articles de La Libre.be, G4Media.ro, adevarul.ro et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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Les alliés se préparent au pire scénario

Les pays de l'Otan se préparent au pire avant les élections de mi-mandat américaines du mardi 3 novembre, selon cinq diplomates de l'Otan qui se sont exprimés auprès de POLITICO sous couvert d'anonymat. Leur crainte : une défaite républicaine laisserait Donald Trump davantage contraint par le Congrès sur la politique intérieure, ce qui pourrait le pousser à faire avancer son héritage en politique étrangère, où il dispose d'une marge d'action plus large comme commandant en chef. Les démocrates sont largement donnés vainqueurs à la Chambre des représentants et pourraient aussi prendre le contrôle du Sénat. La cote d'approbation personnelle de Trump est tombée à son plus bas niveau enregistré. Un diplomate a déclaré que le président pourrait être très en colère et que, dans ce cas, il serait très dur envers l'alliance.

Réductions de troupes et revue de décembre

La loi américaine exige actuellement un minimum de 76 000 militaires sur le continent européen. Une revue de la posture des forces américaines en Europe est attendue d'ici décembre, et trois des diplomates craignent que Trump n'utilise cette échéance pour élargir le retrait afin de mobiliser sa base MAGA. Jennifer Kavanagh, politologue spécialiste de la stratégie de défense américaine, a averti que l'Europe aurait le plus de mal à remplacer les capacités de guerre électronique, les systèmes de défense aérienne, le soutien en renseignement et en reconnaissance, le ravitaillement en vol et certains types de logistique si un retrait plus important avait lieu. Les inquiétudes des diplomates vont au-delà des effectifs : Washington pourrait aussi réduire sa contribution au budget commun de l'Otan ou limiter le programme PURL, qui finance les achats d'armes pour l'Ukraine.

L'Ukraine et la fracture plus large

Les alliés craignent aussi que Trump ne conditionne le maintien des troupes américaines sur le continent à l'acceptation par l'Europe d'un accord de paix pour l'Ukraine soutenu par Washington. Oana Lungescu, ancienne responsable de l'Otan, a averti, citée par POLITICO, du risque que ces questions soient examinées ensemble. Ces préoccupations interviennent après que les États-Unis ont coupé les services satellitaires Starlink pour l'Ukraine et après un nouveau rapprochement entre Trump et le président russe Vladimir Poutine, quelques semaines avant les midterms. La Russie intensifie parallèlement sa campagne de sabotage et sa « guerre hybride » à travers l'Europe, ce qui rend de nouvelles attaques contre l'Otan plus dommageables, selon le rapport.

La réponse de la Maison-Blanche

La secrétaire de presse adjointe de la Maison-Blanche, Olivia Wales, a répondu à ces inquiétudes en invoquant le bilan de Trump envers l'alliance. Elle a cité les accords selon lesquels les alliés porteraient leurs dépenses de défense à 5 % du PIB d'ici 2035, le renforcement de la présence militaire américaine au Groenland et les efforts pour mettre fin à la guerre à grande échelle menée par la Russie en Ukraine. Elle a aussi déclaré que Trump « reste ferme » sur le fait que les alliés auraient dû se tenir aux côtés des États-Unis dans la guerre en Iran.

« Le président Trump a fait plus pour l'Otan que quiconque. »

Olivia Wales

Wales a ajouté que le président n'accepterait jamais le déclin organisé de l'Occident.

La suite

Le scrutin de mi-mandat a lieu le mardi 3 novembre et la revue attendue des forces américaines en Europe est prévue d'ici décembre. Les diplomates ont indiqué que l'ampleur d'un éventuel retrait dépendrait de la capacité du Congrès à contenir l'agenda intérieur de Trump après le vote.

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