Gouvernement · Berlin

Le Bundestag ordonne la vidéosurveillance dans les grands abattoirs et reporte encore le label bien-être animal

Les grands abattoirs devront installer une vidéosurveillance à partir du 1er janvier 2027, avec un an pour la mise en œuvre technique. Le label d'État sur les modes d'élevage a été repoussé pour la troisième fois, au 1er octobre 2027.

Texte IA fondé sur les articles de N-tv, Wirtschafts Woche et Süddeutsche Zeitung. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Berlin · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 1 aoûtLancement initialement prévu, d'abord pour le porc vendu en supermarché
  2. 1 marsLancement reporté à cette date
  3. 1 janv.Lancement reporté à cette date
  4. 1 oct.Lancement reporté à cette date par le Bundestag le 5 novembre 2026

Vidéosurveillance pour les grands abattoirs

Le Bundestag a adopté le 5 novembre 2026 une loi obligeant les grands abattoirs allemands à installer une vidéosurveillance sur l'ensemble de leurs activités, avec pour objectif affiché de faire respecter les règles de protection animale. L'obligation s'applique aux établissements qui abattent plus de 1 000 bovins, 5 000 porcs à l'engrais ou 150 000 volailles, dindes ou lapins par an. Selon le texte, ces seuils devraient placer plus de 90 % de tous les abattages sous surveillance caméra. La loi permet aussi aux autorités d'imposer des caméras dans les petits établissements lorsqu'il existe des indices concrets d'atteintes au bien-être animal. La loi modifiée sur la protection des animaux entre en vigueur le 1er janvier 2027, et les entreprises concernées disposent d'un an pour la mise en œuvre technique.

Le ministre de l'Agriculture Alois Rainer (CSU) a défendu la mesure dans un communiqué.

« Les caméras sont comme un assistant du bien-être animal. »

Alois Rainer, ministre fédéral de l'Agriculture

Alois Rainer a ajouté que quiconque maltraite des animaux dans la dernière étape de leur vie doit en répondre.

Critiques de l'opposition et des Verts

L'opposition n'a pas soutenu ce changement, adopté avec les voix de la CDU/CSU et du SPD au pouvoir. Le député AfD Bernd Schattner a fait valoir que ces règles entraîneraient de nouveaux coûts, de nouvelles obligations de documentation et de la bureaucratie supplémentaire pour les entreprises concernées. Les Verts et Die Linke jugent la réforme insuffisante. Zoe Mayer, porte-parole des Verts sur la politique agricole, a critiqué les exemptions pour les petits établissements.

« Nous avons besoin d'une vidéosurveillance complète dans tous les abattoirs, sans exception. »

Zoe Mayer, porte-parole du groupe parlementaire des Verts sur la politique agricole

Label viande reporté à octobre 2027

Lors de la même séance, le Bundestag a repoussé le début du label d'État obligatoire sur la viande du 1er janvier 2027 au 1er octobre 2027. Ce label, adopté par la coalition feu tricolore en 2023, classe l'élevage en cinq catégories, de « Stall » (étable), au minimum légal, à « Bio ». Son premier lancement prévu, pour le porc vendu en supermarché, était fixé au 1er août 2025 ; il a été reporté au 1er mars 2026, puis au 1er janvier 2027, avant ce nouveau délai. La réforme prévue doit étendre le label aux restaurants et à la viande importée, et la Commission européenne s'est opposée à l'inclusion des produits étrangers. Le député SPD Jens Behrens a déclaré que ce délai plus long laissait le temps de poursuivre les discussions avec la Commission, qui a selon lui déjà esquissé des solutions possibles. Christina Stumpp, responsable de la politique agricole à la CDU/CSU, a mis en garde contre une distorsion de concurrence au détriment des producteurs nationaux et s'est dite confiante qu'une solution praticable serait trouvée. L'organisation de protection animale Vier Pfoten a regretté ce nouveau report.

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