Sécurité · Sines, Luxembourg et Bruxelles

Le Portugal annonce avoir libéré l'intégralité de ses réserves stratégiques de pétrole au titre de son engagement du 11 mars

Le ministère de l'Environnement et de l'Énergie indique que la libération prévue au titre de l'engagement du 11 mars est achevée, tandis qu'Epcol ne voit aucun risque imminent pour l'approvisionnement en carburants cet hiver.

Texte IA fondé sur les articles de Notícias ao Minuto, SAPO et RTP. Publié . Comment il est fait

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En bref

Sines, Bruxelles · Portugal, Luxembourg, Belgique
Comment on en est arrivé là
  1. 22 oct.La Commission ne constate aucune pénurie physique de gazole ou de carburant aviation en Europe
  2. 28 oct.Informations sur une libération de 42,6 millions de barils dans l'UE ; la Commission presse d'augmenter la production des raffineries
  3. 30 oct.Le ministère portugais confirme que la libération de sa réserve stratégique est achevée

Réserves libérées, aucune vente supplémentaire

Le ministère portugais de l'Environnement et de l'Énergie a indiqué le 30 octobre que le pays avait libéré l'intégralité de sa réserve stratégique de pétrole au titre de l'engagement pris le 11 mars et que le processus était achevé. Cette précision, adressée à l'agence Lusa, répond à une information publiée mercredi 28 octobre selon laquelle 12 pays de l'Union européenne, dont le Portugal, allaient mettre sur le marché environ 42,6 millions de barils de réserves stratégiques, dont près de la moitié de gazole. Ce chiffre provient d'un communiqué publié après une réunion des ministres de l'Énergie de l'UE à Luxembourg, cité par l'AFP. Le communiqué précisait que ces barils seraient libérés d'ici fin janvier 2027, dont 20,5 millions de barils de gazole, au titre d'un engagement du G7.

Libération stratégique de pétrole prévue d'ici fin janvier 2027millions de barils
Libération totale prévue
42.6 millions de barils
Dont gazole
20.5 millions de barils

Données tirées du texte de l’article

Le ministère a indiqué que la réunion de Luxembourg visait à faire pression sur les pays qui n'avaient pas encore honoré cet engagement, une position que le Portugal soutenait. Sur ses propres intentions, le ministère a été net :

« Le Portugal ne libérera pas de nouvelles réserves stratégiques de pétrole. »

Ministère de l'Environnement et de l'Énergie

Prix et perspectives pour l'hiver

Les prix de l'énergie ont fortement augmenté depuis le début de la guerre en Iran, le gazole dépassant 2,30 euros le litre dans plusieurs pays de l'UE. Sous la pression du président américain Donald Trump, les pays du G7 ont décidé début octobre de puiser dans leurs réserves. Epcol, l'association des entreprises portugaises de carburants, ne voit aucun risque imminent de rupture d'approvisionnement cet hiver. Son porte-parole, João Reis, a déclaré à Lusa qu'il n'existait aucune indication d'un tel risque pour l'hiver 2026/2027, citant les capacités de raffinage, la logistique, les importations et les réserves stratégiques comme fondements de la sécurité d'approvisionnement. L'organisme chargé de constituer, gérer et maintenir les réserves nationales, l'Entidade Nacional para o Setor Energético (ENSE), classe le secteur pétrolier à un niveau de risque jaune en raison de l'instabilité au Moyen-Orient, tout en jugeant une menace réelle peu probable, ce qui justifie une surveillance continue. Le 22 octobre, la Commission européenne n'a constaté aucune pénurie physique de gazole ou de carburant aviation en Europe, tout en avertissant que l'approvisionnement restait sous pression.

La raffinerie de Sines et l'effort européen de raffinage

La raffinerie de Sines est la seule en activité au Portugal, et Epcol estime qu'elle dispose d'une certaine marge pour y augmenter sa production. M. Reis a précisé que toute hausse dépendait de la disponibilité du brut et des matières premières, du type de brut, de la gamme de produits demandée par le marché (gazole, essence, carburant aviation) et de l'économie de l'exploitation. Il a résumé la réserve centrale ainsi :

« Nous pensons qu'il existe une certaine marge pour augmenter la production à Sines, mais la question n'est pas seulement technique. »

João Reis, porte-parole d'Epcol

Mercredi 28 octobre, la Commission a appelé à mettre fin aux fermetures de raffineries et à augmenter la production de carburants dans l'ensemble de l'UE. Après avoir rencontré des représentants du secteur à Bruxelles, le commissaire Dan Jørgensen a soutenu que les raffineries existantes devaient produire davantage pour contribuer à faire baisser les prix des carburants, dans le cadre d'une feuille de route commune visant à aligner le raffinage sur les objectifs de décarbonation. Epcol accueille très favorablement cette initiative et a mis en garde contre le coût d'une perte de capacités :

« Il serait très coûteux pour l'Europe de perdre des capacités de raffinage avant que des alternatives pleinement opérationnelles n'existent pour assurer l'approvisionnement énergétique. »

Epcol

L'association n'attend pas de conséquences majeures pour le secteur national, même si la position stratégique de Sines pourrait gagner en valeur. FuelsEurope, l'association européenne du raffinage, soutient également l'initiative.

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Sources et contexte

Organisations
Union européenne

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