Gouvernement · Jakarta
L'Indonésie arrête l'ancien chef de la police Listyo Sigit Prabowo pour des écoutes présumées du président
Trois suspects, dont l'ancien chef de la police nationale Listyo Sigit Prabowo selon les médias indonésiens, ont été placés en détention le mardi 3 novembre 2026 pour des écoutes téléphoniques présumées illégales visant le président Prabowo Subianto et d'autres responsables.
Texte IA fondé sur les articles de Bloomberg Business, PÚBLICO, NOS et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).
En bref
Asep Safrudin a déclaré le 3 novembre 2026 que les suspects, identifiés seulement comme LSP, ASN et EH, sont détenus au quartier général de la police, tandis qu'une quatrième personne, SU, est entendue comme témoin.
Entre 2025 et 2026, des numéros appartenant au président Prabowo Subianto, à des responsables de l'État, à des politiques, à des figures des médias, à des dirigeants d'ONG et à des chefs d'entreprise auraient été mis sur écoute sans base légale.
Les suspects auraient ordonné la suppression de fichiers interceptés du LIMS en octobre 2026, et le signalement d'un policier le 30 octobre 2026 a fait éclater l'affaire.
Le ministre Yusril Ihza Mahendra a indiqué que l'interception illégale de communications électroniques non publiques est passible de 10 ans maximum, et deux autres infractions, dont la suppression de données, de six ans maximum.

- octobre 2026Les suspects ordonnent la suppression des fichiers interceptés du LIMS
- 30 oct.Un policier dépose un signalement qui fait éclater l'affaire
- 3 nov.Annonce en conférence de presse de la détention de trois suspects
Trois suspects placés en détention
Le mardi 3 novembre 2026, le chef de l'agence d'enquête criminelle, Asep Safrudin, a déclaré que trois suspects avaient été placés en détention pour des écoutes présumées illégales. Les responsables n'ont pas révélé leur identité publiquement ; il ne les a désignés que par les initiales LSP, ASN et EH. Selon Kompas, les deux autres sont Ahrie Sonta Nasution, chef de la division juridique de la police, et Eko Hadi Santoso, inspecteur général. Les médias indonésiens ont identifié l'ancien chef de la police nationale Listyo Sigit Prabowo comme l'un des suspects. Il a été démis de ses fonctions le 1er octobre, puis nommé à la tête du Secrétariat présidentiel lors d'un remaniement gouvernemental. Les trois hommes sont détenus au centre de détention du quartier général de la police nationale, tandis qu'une quatrième personne, identifiée comme SU, est toujours entendue comme témoin.
Comment l'affaire a éclaté
L'affaire est apparue le 30 octobre 2026, lorsque plusieurs policiers ayant eu connaissance des écoutes présumées ont déposé une plainte. Les enquêteurs ont depuis entendu 10 témoins et trois experts, et ont saisi 11 téléphones, un iPad et quatre clés USB.
- Téléphones portables saisis
- 11 nombre
- iPad saisi
- 1 nombre
- Clés USB saisies
- 4 nombre
- Témoins entendus
- 10 nombre
- Experts entendus
- 3 nombre
Données tirées du texte de l’article
Selon Asep, entre 2025 et 2026, les suspects ont ordonné l'inscription de plusieurs numéros dans le système de gestion des interceptions légales de la police, LIMS, sans vérification, et ces numéros ont ensuite été mis sur écoute. Il a indiqué qu'en octobre 2026, les suspects ont ordonné la suppression des fichiers interceptés du système, une mesure que la police considère comme destinée à dissimuler des preuves. Asep a souligné que ces écoutes ne reposaient sur aucune procédure policière.
« Ces numéros ont ensuite été mis sur écoute sans aucun lien avec une procédure répressive, qu'il s'agisse d'une enquête ou de poursuites, au regard des lois en vigueur. »
Qui était visé
Asep a déclaré que les appels interceptés appartenaient au président, à des responsables de l'État, à des personnalités politiques, à des figures des médias, à des dirigeants d'organisations de la société civile et d'ONG, ainsi qu'à des chefs d'entreprise. La police a indiqué que le numéro du président figurait parmi ceux mis sur écoute. Les enquêteurs retiennent la période 2025-2026 pour les écoutes. Les autorités n'ont pas révélé de mobile.
Charges et suites
Le ministre Yusril Ihza Mahendra a déclaré que les trois suspects font face à plusieurs chefs d'accusation. Le plus grave est passible de 10 ans de prison maximum pour interception illégale de communications électroniques non publiques. Deux autres infractions, dont la suppression de données, sont passibles de six ans maximum. Le ministre a indiqué que les enquêteurs ne disposaient d'aucun élément suggérant que les suspects aient cherché à mettre en danger la sécurité de l'Indonésie, tout en précisant que la situation pourrait évoluer s'ils ont transmis des secrets d'État à des tiers.
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Sources et contexte
- Bloomberg BusinessL'Indonésie arrête l'ex-chef de la police pour l'écoute présumée de PrabowoIndonesia Arrests Ex-Police Chief for Alleged Wiretap of Prabowo · original en anglais
- PÚBLICOUn chef de la police indonésienne arrêté pour avoir mis sur écoute le président depuis 2025Chefe da polícia indonésia detido por escutar ilegalmente o Presidente desde 2025 · original en portugais
- NOSL'Indonésie arrête trois hauts responsables de la police soupçonnés d'avoir mis le président sur écouteIndonesië arresteert drie hoge politiemensen op verdenking van aftappen president · original en néerlandais
- europa pressL'ancien chef de la police nationale indonésienne arrêté pour...Detenido el exjefe de la Policía Nacional de Indonesia acusado de... · original en espagnol
- Listyo Sigit Prabowo
- Ancien chef de la police nationale, démis de ses fonctions le 1er octobre 2026 puis nommé à la tête du Secrétariat présidentiel, présenté comme l'un des suspects
- Prabowo Subianto
- Président de l'Indonésie dont les communications téléphoniques auraient été interceptées
- Yusril Ihza Mahendra
- Ministre qui a détaillé les charges et la position du gouvernement sur l'affaire
- Ahrie Sonta Nasution
- Chef de la division juridique de la police, cité par Kompas comme l'un des suspects
- Eko Hadi Santoso
- Inspecteur général de police, cité par Kompas comme l'un des suspects
- Lieux
- Indonésie
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