Conflits · Île de Qeshm et Téhéran

Les États-Unis frappent l'île iranienne de Qeshm quelques heures avant le vote de mi-mandat, Trump confirme l'attaque

Trump a confirmé une frappe américaine contre une installation de défense aérienne iranienne sur l'île de Qeshm, alors que Téhéran affirme qu'une reprise de la guerre ne profiterait à personne et que les discussions avec Washington se poursuivent.

Texte IA fondé sur les articles de RTVE.es, Deutsche Welle, stern.de et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Île de Qeshm, Téhéran · Iran
Comment on en est arrivé là
  1. Nuit du 2 novembreLes forces américaines frappent une installation de défense aérienne iranienne sur l'île de Qeshm, selon des responsables américains
  2. 3 novembre, entretien sur Fox NewsTrump confirme la frappe et la qualifie d'attaque mineure
  3. 3 novembre, jour des élections de mi-mandatLe vote de mi-mandat se tient aux États-Unis, les sondages annonçant une victoire démocrate
  4. 3 novembre, réunion du gouvernementPezeshkian déclare qu'une reprise de la guerre ne profiterait à personne et cherche une solution par le dialogue

Frappes sur l'île de Qeshm

Des responsables américains ont déclaré à plusieurs médias américains, sous couvert d'anonymat, que les États-Unis avaient mené des frappes limitées et défensives sur l'île de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz, dans la nuit du lundi 2 novembre. Le Wall Street Journal a rapporté que cette attaque était la dernière d'une série de frappes limitées que Washington avait menées en secret dans les semaines précédant le 2 novembre, en évitant les annonces publiques afin de ne pas suggérer un retour à un combat de grande ampleur. CNN, citant trois responsables américains, a décrit l'action comme défensive et visant à protéger les actifs américains dans la région. Le Commandement central des États-Unis n'a pas annoncé ces opérations. Les médias d'État iraniens ont fait état d'explosions sur l'île, l'IRNA comptant cinq déflagrations et Fars rapportant que des habitants de l'île voisine de Hengam et de la ville portuaire de Bandar Abbas les ont également entendues. Selon l'EFE, les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir abattu deux drones de reconnaissance américains près de Qeshm.

Trump confirme l'attaque

Le mardi 3 novembre, Trump a confirmé la frappe lors d'un entretien téléphonique avec Fox News, déclarant que les forces américaines avaient touché une installation de défense aérienne iranienne peu après son achèvement. Il a indiqué que l'Iran avait passé environ deux mois à construire le site et que les forces américaines l'avaient observé. Trump a qualifié l'opération d'attaque mineure et rejeté l'idée qu'elle équivalait à une guerre. Il a également établi un parallèle avec l'opération militaire de janvier au Venezuela, qui, selon des sources, a tué plus de 100 personnes et conduit à la capture de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Trump a en outre affirmé que la marine iranienne gisait au fond de la mer et ne disposait plus d'avions de combat. Lundi, interrogé sur l'éventualité de nouvelles frappes contre l'Iran après le vote de mardi, il a répondu non.

La réponse de Téhéran et les discussions

Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré mardi lors d'une réunion du gouvernement qu'une reprise des hostilités ne profiterait à personne et que son gouvernement cherchait une issue au conflit par le dialogue.

« Personne ne tirera profit de cette guerre. »

Masoud Pezeshkian, président iranien

Il a indiqué que le guide suprême avait accordé au gouvernement des pouvoirs pour traiter des questions jusque-là considérées comme taboues dans les discussions, sans préciser lesquelles. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que Téhéran conservait son droit à la légitime défense tant que l'agression militaire n'aurait pas été totalement et définitivement arrêtée. Interrogé sur les frappes de Qeshm, il n'a pas confirmé expressément qu'elles avaient eu lieu. Le Qatar, qui assure la médiation entre les deux parties, a déclaré espérer toujours un accord. Le vice-président américain JD Vance a également évoqué des progrès dans les discussions, et Trump a déclaré lundi que Téhéran voulait un accord le plus vite possible.

Contexte électoral

Les frappes sont intervenues quelques heures avant le début du vote des élections de mi-mandat américaines, les sondages annonçant une victoire démocrate et un possible changement de majorité au Sénat comme à la Chambre des représentants. Le colonel Carlos Mendes Dias, sur Observador Radio, a estimé que la politique étrangère est la politique américaine et non celle de Trump seul, et qu'un changement de majorité la conditionnerait dans une certaine mesure. Il a cité les pouvoirs du Sénat, comme la confirmation des nominations présidentielles et la ratification des traités. Des médias américains, dont Axios, ont évoqué la possibilité d'une reprise de la guerre après le vote. L'équipe de vérification de la RTVE a par ailleurs trouvé sur les réseaux sociaux d'anciennes déclarations de Trump et des vidéos sorties de leur contexte, sans lien avec les frappes.

Ce qui reste flou

Les sources ne font état ni de victimes ni de dégâts liés aux frappes de Qeshm. L'armée israélienne a déclaré à l'AFP qu'elle n'était pas impliquée dans ces opérations. L'Iran a installé à Téhéran un grand panneau montrant Trump derrière les barreaux, tête baissée. L'administration Trump a qualifié les frappes de défensives, et les discussions n'ont pas encore abouti à un accord annoncé.

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Sources et contexte

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