
La SNCF enregistre 80 millions d'euros de manque à gagner cet été à cause des canicules et des incendies
L'opérateur ferroviaire public français SNCF a enregistré une perte de recettes de 80 millions d'euros en juillet et août 2026 en raison des canicules et des incendies, le manque à gagner cumulé depuis le début de l'année atteignant 180 millions d'euros.
Le coût financier des canicules et des incendies
Le 1er octobre 2026, le président-directeur général de la SNCF, Jean Castex, a présenté le bilan estival de l'entreprise, indiquant que les canicules et les incendies ont entraîné 80 millions d'euros de manque à gagner en juillet et août. Ces pertes financières découlent des annulations et des retards sur l'ensemble du réseau ferroviaire. Jean Castex a confirmé que le manque à gagner cumulé depuis le début de l'année atteint 180 millions d'euros, ce qui pèsera sur les résultats financiers de l'opérateur public au second semestre.
En additionnant depuis le début de l'année, nous sommes à 180 millions d'euros de manque à gagner, sans compter les coûts de réparation sur le réseau.
Des événements locaux précis ont contribué à cette tension financière, notamment les incendies dans le département de la Gironde et la fermeture temporaire de lignes ferroviaires au sud de Bordeaux, qui ont représenté une perte de 6 millions d'euros pour le groupe.
- Perte de recettes juillet-août 2026
- 80 M€
- Perte de recettes depuis le début de l'année
- 180 M€
- Incendies en Gironde et coupure de la ligne sud
- 6 M€
Perturbations du service et assistance aux voyageurs
La fréquentation totale du réseau a atteint 30 millions de voyageurs pendant l'été, un niveau comparable à celui de 2025. Les conditions d'exploitation se sont toutefois nettement dégradées sous l'effet des contraintes météorologiques estivales. Les liaisons à grande vitesse ont transporté 23 millions de passagers, dont 164 000 dont le trajet a subi un retard supérieur à 3 heures. Le directeur de SNCF Voyageurs, Jean-Aimé Mougenot, qui a pris ses fonctions pendant l'été après le remplacement de Christophe Fanichet, a indiqué que les intempéries ont doublé le total des minutes de retard par rapport à l'été 2025.
Les taux d'irrégularité et le nombre total de trains supprimés ont également doublé par rapport à l'été 2025. Pour venir en aide aux voyageurs touchés par les annulations et les interruptions prolongées, la SNCF a financé 19 300 nuitées d'hôtel et organisé 6 800 trajets en taxi. L'entreprise a distribué 168 000 boîtes repas aux passagers de TGV retardés d'au moins 2 heures et 1,5 million de bouteilles d'eau sur l'ensemble du réseau.
- Nuitées d'hôtel financées
- 19300
- Taxis réservés
- 6800
- Boîtes repas distribuées
- 168000
Adaptation du réseau et renouvellement du parc Intercités
Les lignes Intercités classiques ont été les plus touchées par les perturbations climatiques de l'été, ce qui a conduit la SNCF à procéder à trois fois plus de suppressions préventives de trains que lors de l'été 2025 sur ces axes. Les lignes concernées incluent Paris-Clermont-Ferrand et l'axe reliant Paris, Orléans, Limoges et Toulouse. Face à ces vulnérabilités, la SNCF prépare des adaptations techniques des voies et des systèmes de climatisation à bord sur l'ensemble du réseau avant l'été 2027.
L'opérateur public prévoit aussi de déployer les nouvelles rames Oxygène pour remplacer les trains Corail vieillissants sur les lignes Paris-Clermont et Paris-Orléans-Limoges-Toulouse à partir de l'été 2027. Le constructeur espagnol CAF assemble les nouvelles rames sur son site de production de Reichshoffen, dans le Bas-Rhin. Plusieurs de ces rames Oxygène effectuent actuellement des essais sur le réseau ferré de la SNCF avant leur mise en service commerciale.


