
La défense de Lindsay Clancy demande un acquittement direct à un juge du Massachusetts après l'annulation du procès
Les avocats de Lindsay Clancy ont demandé un verdict de non-culpabilité lors d'une audience à Plymouth après un procès annulé en septembre, soutenant que les procureurs n'avaient pas de preuves qu'elle ait tué ses trois enfants.
La défense réclame un acquittement direct
Lindsay Clancy est retournée au tribunal de district de Plymouth le 29 septembre 2026, où son équipe de défense a demandé au juge William Sullivan de prononcer un verdict de non-culpabilité plutôt que de fixer un nouveau procès. L'avocat de la défense Kevin Reddington a avancé un nouvel argument en affirmant que les procureurs n'avaient pas prouvé que Clancy avait tué ses trois enfants, soutenant que l'accusation reposait sur des spéculations. Il a contesté la validité de ses aveux et maintenu qu'elle n'avait aucun souvenir de l'incident.
Rien ne prouve qu'elle ait admis avoir fait cela.
La procureure Jennifer Sprague a rejeté la motion de la défense lors de l'audience, qualifiant de ridicule l'affirmation d'insuffisance de preuves. L'accusation a maintenu que les procureurs avaient satisfait à leur charge légale lors de la première procédure et établi que Clancy avait avoué les meurtres. Les deux parties ont refusé de fixer une date pour un nouveau procès tant que plusieurs questions juridiques restaient en suspens devant le tribunal.
Contexte des meurtres de 2023
Les charges découlent de la mort des trois jeunes enfants de Clancy le 24 janvier 2023, dans le sous-sol de leur maison familiale à Duxbury, dans le Massachusetts. Les enquêteurs ont indiqué que Cora, cinq ans, Dawson, trois ans, et Callan, huit mois, ont été étranglés avec des bandes élastiques de fitness. Après les meurtres, Clancy s'est coupée avec un couteau et a sauté d'une fenêtre du deuxième étage, ce qui a entraîné une paralysie permanente et la contraint à utiliser un fauteuil roulant.
- Trois enfants tués à leur domicile de Duxbury
- Procès annulé après un blocage du jury à 11 contre 1
- La défense demande un acquittement direct lors de l'audience au tribunal de Plymouth
- Audience prévue sur les motions de rejet et l'enquête sur le jury
Lors du premier procès, la défense a soutenu que Clancy souffrait de psychose postpartum aiguë, une affection psychiatrique qui touche, selon les estimations des experts médicaux, une à deux mères pour 1 000 naissances. Des témoins, dont son ex-mari Patrick Clancy, ont déclaré qu'elle avait cherché une aide médicale pour des pensées intrusives et des hallucinations auditives via des consultations de télémédecine dans les mois précédant l'incident. La défense a soutenu qu'elle n'était pas pénalement responsable, tandis que les procureurs affirmaient qu'elle avait agi avec préméditation et compris les conséquences de ses actes.
Procès annulé après un blocage du jury
Le premier procès s'est terminé le 4 septembre 2026, lorsque le juge Sullivan a déclaré un procès annulé après sept jours de délibérations du jury et les témoignages de plus de 80 témoins. Le jury de douze membres s'est divisé 11 contre 1, onze jurés se prononçant pour un acquittement pour absence de responsabilité pénale en raison d'une maladie mentale. Un seul juré dissident, Michael Desrosiers, s'est opposé à un verdict de non-culpabilité pour cause de folie, empêchant le verdict unanime requis par la loi du Massachusetts.
- Non coupable pour absence de responsabilité pénale
- 11 jurés
- Dissident contre l'acquittement
- 1 jurés
Après l'annulation du procès, plusieurs jurés ont déclaré publiquement qu'ils étaient prêts à acquitter Clancy pour raisons psychiatriques, ce qui aurait entraîné son internement dans un hôpital public pour évaluation sous contrôle judiciaire périodique. L'accusation, dirigée par le procureur du comté de Plymouth Timothy Cruz, n'a pas annoncé si elle allait rejuger Clancy pour meurtre au premier degré, retenir des charges moindres de meurtre au deuxième degré ou rechercher un accord de plaider-coupable. À l'extérieur de la salle d'audience, la procédure a attiré l'attention du public sur les soins de santé mentale maternelle, des observateurs se rassemblant au tribunal tandis que des critiques réclamaient des peines sévères.
Audience reportée au 2 novembre
Le juge Sullivan a renvoyé toutes les motions en attente à une audience nouvellement fixée au 2 novembre 2026. La séance à venir examinera la demande de la défense de rejeter l'acte d'accusation, ainsi qu'une motion de la défense demandant une enquête sur les délibérations du juré dissident. Le tribunal évaluera également les demandes de l'accusation visant à restreindre les déclarations extrajudiciaires aux médias et à maintenir la confidentialité des dossiers du jury afin d'éviter un effet dissuasif sur les procédures futures. Aucune des parties ne s'est accordée sur un calendrier pour un éventuel second procès avant que ces motions soient tranchées.


