Gouvernement · Berlin

À Berlin, les Verts et le SPD refusent les discussions exploratoires avec la CDU, Klingbeil presse la Linke d'exclure ses membres antisémites

Les Verts et le SPD ont décliné les discussions exploratoires proposées par la CDU de Berlin, tandis que les négociations de coalition avec la Linke se poursuivent jusqu'en janvier. Le président du SPD, Lars Klingbeil, a par ailleurs demandé que les élus de la Linke aux convictions antisémites ou liés à des clans soient écartés des structures du parti.

Texte IA fondé sur les articles de Der Tagesspiegel, Süddeutsche Zeitung, Spiegel Online et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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  1. 3 nov.Les Verts et le SPD déclinent l'invitation de la CDU à des discussions exploratoires
  2. 4 nov.Klingbeil demande à la Linke de Berlin d'écarter les élus antisémites et les membres liés à des clans
  3. janvier 2027Accord de coalition visé en début d'année ; votes des adhérents dans la seconde moitié de janvier

Les Verts et le SPD déclinent l'offre de la CDU

Mardi soir 3 novembre, la CDU de Berlin a proposé des discussions exploratoires aux Verts et au SPD, et les deux partis ont refusé. Le secrétaire général de la CDU, Lukas Krieger, a qualifié de globalement bonne la réunion, qui a duré plus de deux heures. La présidente régionale des Verts, Nina Stahr, a indiqué que les partis avaient déjà prévenu la CDU qu'aucune discussion n'aurait lieu, les négociations de coalition avec la Linke étant en cours. Le président régional et chef du groupe parlementaire SPD, Steffen Krach, a ajouté que les congrès des Verts et de la Linke ainsi que la direction régionale du SPD avaient validé ces négociations. Le budget et une proposition de la CDU d'inscrire une clause contre les collaborateurs extrémistes dans les groupes parlementaires ont également été abordés. M. Krieger a affirmé que la CDU était déterminée à aboutir avec les Verts et le SPD, alors que ceux-ci souhaitent, selon les informations disponibles, y associer aussi la Linke. M. Krieger a décrit les invitations en ces termes :

« Nous les avons invités à des discussions exploratoires, oralement et par écrit. »

Lukas Krieger, secrétaire général de la CDU à Berlin

Klingbeil réclame des exclusions à la Linke

Le président du SPD, Lars Klingbeil, a profité du forum économique du parti pour exiger que la Linke de Berlin écarte de ses structures les élus aux convictions antisémites ou liés à des clans. Il a déclaré que ni les extrémistes de droite, ni les antisémites, ni les personnes proches des milieux claniques ne devaient exercer de responsabilités en Allemagne. Il s'agissait de sa première prise de position publique sur la formation du gouvernement berlinois depuis le début des discussions. Il a établi une comparaison directe avec la Saxe-Anhalt, où le candidat de l'AfD Ulrich Siegmund pourrait être élu ministre-président en décembre.

« Nous ne pouvons pas critiquer la Saxe-Anhalt quand Berlin est gouvernée de cette manière. »

Lars Klingbeil, président du SPD

Interrogé pour savoir si le président régional du SPD, Steffen Krach, était au courant de cette position, M. Klingbeil a répondu « Klar » et renvoyé aux propos de M. Krach dans l'émission Markus Lanz sur ZDF. M. Krach s'était opposé à ce que l'on mette Berlin et la Saxe-Anhalt sur le même plan et, chez Markus Lanz, il avait eu du mal à répondre clairement à la question de savoir si une coalition avec la Linke serait exclue dans le cas où Vanessa Emde resterait au groupe parlementaire. M. Klingbeil a également défendu le projet de loi fédérale sur la protection des investissements, qui fixe des conditions élevées aux nationalisations. Il a rapporté que des investisseurs lui avaient dit qu'ils se retireraient si Berlin socialisait d'importants parcs de logements privés comme le prévoit la Linke, et il a jugé cela dangereux.

Vanessa Emde et le pacte de groupe

La controverse porte sur la députée de Neukölln Vanessa Emde, critiquée pour ses déclarations sur Israël et la Palestine. La direction du groupe parlementaire de la Linke a examiné son cas mardi sans parvenir à une décision. Avant le début des discussions exploratoires, la Linke, le SPD et les Verts s'étaient accordés sur la manière de traiter les incidents antisémites au sein d'une coalition, avec des sanctions allant jusqu'à l'exclusion du groupe parlementaire. Lors de la constitution du groupe de la Linke, chaque membre a signé une déclaration l'engageant à lutter contre l'antisémitisme, à protéger la vie juive et à défendre le droit d'Israël à exister. Ce texte était plus souple que le pacte tripartite, et Mme Emde l'a signé pour rejoindre le groupe. Elle a ensuite pris ses distances avec ce document dans une vidéo publiée sur Instagram, affirmant qu'elle maintenait ses déclarations, notamment que les États n'ont pas de droit à l'existence alors que les peuples en ont un.

Calendrier de la coalition et arithmétique électorale

La Linke, les Verts et le SPD reprennent les négociations de coalition à partir du mercredi 4 novembre, après une pause mardi. La présidente régionale du SPD, Bettina König, a déclaré après le deuxième cycle de négociations à la Chambre des députés de Berlin :

« Nous voulons être suffisamment avancés au début de l'année pour pouvoir présenter un accord de coalition. »

Bettina König, présidente régionale du SPD à Berlin

Des votes des adhérents sont prévus ensuite. Les membres de la Linke et du SPD se prononceront sur le programme de gouvernement, tandis que les Verts envisagent une consultation numérique, un congrès du parti ayant le dernier mot. La tête de liste de la Linke, Elif Eralp, qui pourrait devenir la première maire issue de son parti à Berlin, a indiqué que les discussions se poursuivraient également entre Noël et le Nouvel An.

Élections régionales de Berlin du 20 septembre : part des voix%
Linke
25.7 %
CDU
18.8 %
AfD
16.3 %
Verts
14.3 %
SPD
12.1 %

Données tirées du texte de l’article

Lors des élections régionales du 20 septembre, la Linke a obtenu 25,7 %, devant la CDU (18,8 %), l'AfD (16,3 %), les Verts (14,3 %) et le SPD (12,1 %), et la coalition sortante CDU-SPD a perdu sa majorité. Arithmétiquement, une coalition CDU, Verts et SPD disposerait d'une courte majorité de deux voix, mais il est douteux que tous les députés soutiennent une telle coalition dite kenyane.

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