La direction du groupe Linke à la Chambre des représentants de Berlin n'a pas encore tranché le cas de Vanessa Emde, dont les critiques envers Israël ont provoqué à plusieurs reprises la controverse. La direction s'est réunie en visioconférence le mardi 20 octobre, mais Emde, qui avait été invitée, s'est déclarée malade et n'y a pas participé. Une porte-parole du groupe a indiqué à l'agence de presse allemande DPA que la direction l'avait de nouveau invitée à la réunion suivante, prévue le mardi suivant. Le groupe entend poursuivre ses délibérations dans la semaine du 26 octobre. Originaire de Düsseldorf, Emde est entrée pour la première fois à la Chambre des représentants de Berlin à l'issue des élections du 20 septembre, après une campagne centrée sur la solidarité avec la Palestine.
Pendant la campagne, Emde a soutenu que les États n'ont pas de droit à l'existence, et que seuls les peuples en ont un. Le jeudi 15 octobre, elle a répété cette position dans une vidéo publiée sur Instagram. Elle y a maintenu ses déclarations et affirmé qu'elle n'en retirait aucune.
« Je maintiens mes déclarations et je n'en retire pas une seule. »
La direction de la Linke a ensuite indiqué qu'elle ne voyait plus de base pour travailler avec elle, et son exclusion du groupe est désormais envisageable. Emde a également critiqué une déclaration contre l'antisémitisme que tous les membres du groupe Linke, elle comprise, avaient signée peu auparavant. Ce texte engage notamment ses signataires à reconnaître le droit d'Israël à l'existence.
La présidente du parti, Ines Schwerdtner, a défendu la position d'Emde dans l'émission Pinar Atalay sur ntv, estimant qu'elle est légitime au regard du droit international. Elle s'est exprimée ainsi à l'antenne :
« Cette opinion est parfaitement légitime. En droit international, il est exact que les États n'ont pas de droit à l'existence. »
Schwerdtner a ajouté qu'elle ne partageait pas personnellement cette opinion et que la position du parti était différente. La Linke, a-t-elle dit, défend le droit d'Israël à l'existence comme celui de la Palestine, car c'est la base de la sécurité au Proche-Orient. Elle a aussi répondu au chancelier Friedrich Merz, qui avait déclaré le samedi 17 octobre lors du Deutschlandtag de la Junge Union qu'un gouvernement berlinois dirigé par la Linke n'était pas admissible pour protéger la démocratie. Schwerdtner a qualifié cette position de diversion par rapport à sa propre politique sociale, et jugé « une folie totale » qu'il tienne ce discours alors que des membres de la CDU en Saxe-Anhalt auraient contribué à faire élire un président de Landtag issu de l'AfD.
Lors des élections berlinoises du 20 septembre, la Linke a recueilli 25,7 % des voix, devant la CDU (18,8 %), l'AfD (16,3 %), les Verts (14,3 %) et le SPD (12,1 %), le pire résultat jamais enregistré par le SPD. La coalition CDU-SPD a perdu sa majorité, et la Linke, les Verts et le SPD tentent désormais de former un gouvernement rouge-rouge-vert. Un document exploratoire présenté le samedi 17 octobre a rapproché les trois partis au terme de discussions parfois laborieuses. La cheffe du groupe parlementaire Linke, Elif Eralp, deviendrait la première bourgmestre-gouvernante du parti à Berlin si la coalition aboutit. Le débat sur l'antisémitisme, alimenté par plusieurs incidents au sein de la Linke, a compliqué ces discussions dès le départ, et une alliance berlinoise contre l'antisémitisme a appelé les Verts et le SPD à ne pas former de coalition.
Données tirées du texte de l’article
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La direction du groupe Linke à la Chambre des représentants de Berlin n'a pris aucune décision sur Vanessa Emde le 20 octobre, celle-ci s'étant déclarée malade et ayant manqué une réunion numérique. Les délibérations doivent reprendre dans la semaine du 26 octobre.
Texte IA fondé sur les articles de Focus, Der Tagesspiegel, Spiegel Online et d’autres médias. Publié .