Gouvernement · Berlin

La gauche berlinoise envisage d'exclure Vanessa Emde à l'approche de négociations pour une coalition rouge-rouge-vert

Le conseil du groupe parlementaire de la Linke a rencontré la députée Vanessa Emde mardi 27 octobre, alors que la Linke, les Verts et le SPD préparent des négociations de coalition. Un vote sur l'exclusion ne pourrait intervenir au plus tôt qu'une semaine plus tard.

Texte IA fondé sur les articles de Focus, RP Online, DIE WELT et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Berlin · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 29 oct.La nouvelle Chambre des députés, forte de 153 membres, se réunit pour la première fois
  2. 31 oct.Le congrès de la Linke doit décider de l'ouverture de négociations de coalition
  3. décembre 2026Les négociations de coalition doivent s'achever à la mi-décembre

Les négociations de coalition face à deux obstacles

La Linke, les Verts et le SPD veulent négocier un gouvernement commun pour Berlin, mais le plan est loin d'être assuré. Les trois partis ont attaqué conjointement lundi le ministre de l'Intérieur Alexander Dobrindt (CSU) au sujet de son intention de contourner par sa propre loi les propositions d'expropriation visant les grands groupes immobiliers. La Linke est arrivée en tête à l'élection du 20 septembre et la coalition sortante CDU/SPD a perdu sa majorité. Deux questions pourraient encore faire échouer l'alliance : l'affaire de la députée Linke Vanessa Emde et les doutes des conservateurs du SPD, opposés à une alliance avec la Linke.

Part des voix aux élections berlinoises du 20 septembre 2026%
Linke
25.7 %
CDU
18.8 %
AfD
16.3 %
Verts
14.3 %
SPD
12.1 %

Données tirées du texte de l’article

L'affaire Emde

Vanessa Emde, 45 ans, risque l'exclusion du groupe parlementaire de la Linke en raison de positions pro-palestiniennes et anti-israéliennes. Pendant la campagne, elle a soutenu que les États n'ont pas de droit à l'existence, seuls les peuples en ont, et le 15 octobre elle a réitéré explicitement cette position dans une vidéo Instagram. Elle a aussi critiqué une déclaration contre l'antisémitisme qu'elle et tous les autres membres du groupe avaient signée deux jours plus tôt, un texte qui affirme le droit d'Israël à exister. La direction du groupe a déclaré ne plus voir de base pour travailler avec elle. Une réunion prévue une semaine plus tôt n'avait pas eu lieu parce qu'elle s'était déclarée malade.

« Je maintiens mes déclarations et je n'en retire pas une seule. »

Vanessa Emde

Le mardi 27 octobre, le conseil du groupe parlementaire a rencontré Mme Emde à la Chambre des députés, en présence également des responsables régionaux Kerstin Wolter et Max Schirmer. Elle a eu la possibilité d'exposer sa position, mais aucun résultat n'a été communiqué. Le groupe au complet a tenu sa session ordinaire l'après-midi, et Emde y figurait aussi à l'ordre du jour. Une exclusion requiert une majorité des deux tiers, et les statuts prévoient qu'un vote ne peut intervenir avant une semaine, de sorte qu'aucune décision n'était possible lors de cette session.

Réactions divisées

Gideon Joffe, président de la communauté juive de Berlin, s'est opposé à son exclusion. Interrogé par RBB Inforadio, il a qualifié de légitime son opinion selon laquelle les États ne devraient pas exister, mais a estimé qu'elle avait exprimé de l'antisémitisme en accusant à plusieurs reprises Israël de génocide.

« Parce qu'elle accuse Israël de génocide depuis un certain temps déjà, et c'est là que réside l'antisémitisme. »

Gideon Joffe

Les Verts et le SPD ont exigé dès le départ que la Linke prenne position clairement contre l'antisémitisme et ont fait de cet accord une condition des discussions exploratoires. La polémique complique déjà les discussions à trois depuis des semaines, et les Verts et le SPD attendent de la Linke qu'elle agisse conformément aux principes convenus ensemble. Le comité directeur régional du SPD et une petite conférence des Verts ont déjà approuvé le document exploratoire.

La suite

La nouvelle Chambre des députés, forte de 153 membres, se réunit pour la première fois le jeudi 29 octobre. Le samedi 31 octobre, le congrès de la Linke décidera si des négociations de coalition avec les Verts et le SPD doivent s'ouvrir. Si la Linke donne son accord, les négociations doivent s'achever à la mi-décembre, après quoi les trois partenaires devraient approuver un accord de coalition. La présidente du groupe parlementaire de la Linke, Elif Eralp, pourrait devenir la première maire-gouvernante de Berlin issue de son parti si l'alliance se forme.

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