Diplomatie · Bruxelles et Washington

Kallas exhorte le nouveau Congrès américain à continuer de soutenir l'Ukraine et à faire pression sur la Russie

Le 4 novembre, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a déclaré espérer que le nouveau Congrès américain, où les démocrates ont remporté les deux chambres lors des élections de mi-mandat du 3 novembre, continuerait de soutenir l'Ukraine et ferait davantage pression sur la Russie.

Texte IA fondé sur les articles de EL PAÍS, Le Soir, europa press et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Photo : © European Union, 2026, CC BY 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)

Kallas appelle à davantage de pression sur Moscou

Le 4 novembre 2026, Kaja Kallas, haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, a déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles qu'elle espérait que la nouvelle Chambre des représentants et le nouveau Sénat américains continueraient de soutenir l'Ukraine et feraient davantage pression sur la Russie. Interrogée sur la question de savoir si le résultat électoral donnerait à l'Europe le sentiment d'être davantage soutenue face à l'invasion russe, elle a évoqué la coopération transatlantique et déclaré que l'Europe et les États-Unis sont bien plus forts ensemble. Elle a estimé qu'un message uni pourrait signifier clairement à Moscou qu'il lui faut mettre fin à la guerre. Kallas a reconnu que les électeurs américains avaient déjà fait leur choix dans les urnes et a demandé que l'on observe le résultat pour voir comment il façonne la politique étrangère américaine. Lors de la conférence de presse, elle a résumé la situation simplement :

« Les électeurs américains ont clairement exprimé leur choix. »

Kaja Kallas, haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères

Ce que les élections de mi-mandat ont changé à Washington

Le Parti démocrate a remporté les deux chambres du Congrès lors des élections de mi-mandat du 3 novembre. Selon les projections des médias américains, les démocrates ont obtenu au moins les 51 sièges de sénateurs nécessaires à une majorité et dépassé les 218 sièges de représentants requis pour contrôler la chambre. Le résultat constitue un lourd revers pour le président Donald Trump, qui effectuera ses deux dernières années avec un Congrès contrôlé par l'opposition. Sa campagne avait été marquée par le mécontentement suscité par sa politique économique et la hausse du coût de la vie. Les démocrates ont annoncé qu'ils feraient avancer leur propre programme législatif et renforceraient le contrôle de l'administration républicaine, tandis que Trump a averti qu'il utiliserait son veto présidentiel pour bloquer les textes qu'il désapprouve.

Réactions au Parlement européen

Les eurodéputés socialistes et libéraux ont réagi avec enthousiasme au résultat, tandis que les hautes figures institutionnelles de l'UE sont restées largement silencieuses et prudentes. Iratxe García Pérez, qui préside le groupe Socialistes et Démocrates, a salué la victoire démocrate comme l'arrivée d'une vague bleue. Elle a déclaré qu'elle marquait le début de la fin des guerres de Trump, de ses droits de douane illégaux et de ses attaques contre la démocratie. Valérie Hayer, présidente du groupe libéral Renew, a déclaré que l'espoir avait gagné et que les électeurs américains avaient montré que la division, l'intimidation et les attaques contre les institutions démocratiques ne pouvaient rester sans réponse. Le Parti populaire européen s'est montré plus prudent.

Discussions sur l'Ukraine à Bruxelles

L'administration Trump a ces derniers mois affiché une ouverture envers Moscou, notamment en assouplissant certaines sanctions et en accentuant la pression sur Kyiv pour parvenir à un accord de paix. Le 4 novembre, des négociateurs ukrainiens, américains et européens se sont réunis à la Commission européenne à Bruxelles pour des discussions sur la guerre. Kallas a déclaré que les exigences européennes à l'égard de la Russie devaient être prises en compte dans les négociations en cours. Elle a regretté que les discussions aient jusqu'ici porté principalement sur les concessions que l'Ukraine devrait accepter, avec trop peu d'insistance sur ce qu'il faudrait demander à Moscou. L'Ukraine reçoit une aide financière et des armes de ses alliés occidentaux depuis l'invasion russe du 24 février 2022. Cette invasion a été décrite comme la crise de sécurité la plus grave en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, 1939-1945.

La suite

Kallas doit se rendre à Lisbonne dans la semaine du 4 novembre. Le nouveau Congrès entrera en fonction en janvier et gagnera en influence sur la politique budgétaire et la législation. Trump conserve d'importants pouvoirs en matière de politique étrangère, notamment la conduite de la diplomatie sur la guerre en Ukraine. Kallas a déclaré que l'Europe attendrait de voir comment le résultat électoral façonne la politique américaine à l'égard de la guerre.

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Sources et contexte

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