Diplomatie · Berlin et Bruxelles
Les démocrates remportent les deux chambres aux élections de mi-mandat, les ministres allemands entrevoient une nouvelle marge sur l'Ukraine
Les démocrates ont pris le contrôle des deux chambres du Congrès lors des élections de mi-mandat, et des responsables politiques allemands de toutes tendances voient une nouvelle marge pour le soutien à l'Ukraine et la coopération avec Washington, même si la plupart s'attendent à une continuité de la politique étrangère américaine.
Texte IA fondé sur les articles de Wirtschafts Woche, DIE WELT, Süddeutsche Zeitung et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Les républicains ont nettement perdu la Chambre et le Sénat, abandonnant des fiefs traditionnels comme le Texas et le Kansas, et les démocrates ont remporté des sièges sénatoriaux tenus par les républicains depuis des générations.
Mercredi 4 novembre, le gouvernement fédéral a jugé qu'il était trop tôt pour se prononcer sur les élections de mi-mandat et a promis une coopération étroite avec les États-Unis quel que soit le nouvel équilibre dans les deux chambres.
Le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul voit une chance que démocrates et républicains au Congrès multiplient les échanges sur le soutien à l'Ukraine, tandis que Kaja Kallas espère que le nouveau Congrès accroîtra la pression sur la Russie.
Metin Hakverdi attend davantage de marge parlementaire pour les intérêts transatlantiques mais pas de changement brutal, tandis que Peter Beyer prévoit une continuité en matière de politique de sécurité et économique pendant les deux dernières années du mandat de Trump.
Une nette défaite pour le parti de Trump
Le Parti républicain du président Donald Trump a nettement perdu les élections de mi-mandat, reculant à la fois à la Chambre des représentants et au Sénat. Les républicains ont aussi cédé la place aux démocrates dans des fiefs traditionnels comme le Texas et le Kansas. Dans plusieurs scrutins, les démocrates ont remporté des sièges de sénateurs tenus solidement par les républicains depuis des générations. Le résultat devrait avoir de lourdes conséquences intérieures aux États-Unis, et l'administration Trump restera en fonction pendant environ deux années encore.
La réaction officielle prudente de Berlin
Le gouvernement fédéral a refusé de commenter les résultats mercredi 4 novembre, jugeant qu'il était trop tôt pour le faire. Un porte-parole du gouvernement a déclaré que l'Allemagne poursuivrait une coopération étroite avec les États-Unis même si la composition des deux chambres changeait. Berlin continuerait de défendre ses intérêts, dont un ordre international stable, un commerce fondé sur des règles et une OTAN forte. Le chancelier Friedrich Merz s'était plaint quelques mois plus tôt que la relation transatlantique avait perdu son caractère d'évidence, et le président fédéral Frank-Walter Steinmeier avait diagnostiqué une rupture de valeurs. Le vice-chancelier et ministre des Finances Lars Klingbeil a félicité les démocrates et les a appelés à travailler étroitement avec l'Allemagne, affirmant que le résultat lui donnait confiance. Le ministre de la Défense Boris Pistorius a parlé d'une victoire des démocrates et déclaré que l'Allemagne continuerait de coopérer avec l'administration américaine actuelle, qui selon lui ne changerait pas et resterait en fonction deux ans de plus. Le ministre-président bavarois Markus Söder a écrit sur X qu'il existait une chance de nouveau départ dans les relations et que l'objectif était davantage de coopération plutôt que de confrontation.
Wadephul voit une chance sur l'Ukraine
Le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul (CDU) s'est dit un peu plus confiant quant au fait que démocrates et républicains au Congrès auraient désormais davantage d'échanges sur ce qui peut être fait ensemble pour soutenir l'Ukraine. Il a affirmé qu'il existe dans les deux partis des soutiens déterminés à l'Ukraine, qui comprennent que la guerre de la Russie menace les États-Unis autant que l'Europe. Il a décrit la coopération avec le gouvernement américain et le Congrès comme susceptible de devenir plus large et, à certains égards, plus intéressante, et a déclaré que sa relation avec le secrétaire d'État Marco Rubio était totalement intacte.
« Peut-être est-ce aussi une nouvelle occasion de prendre une nouvelle initiative à un moment ou à un autre. »
Lors des questions au gouvernement au Bundestag, Wadephul a défendu son approche vis-à-vis de la Russie, soulignant qu'il est l'un des rares ministres des Affaires étrangères occidentaux à s'entretenir avec Sergej Lawrow. Il a dit que cela ne changeait rien au refus russe de la paix avec l'Ukraine.
« La Russie se trompe sur tout. »
Continuité ou marge supplémentaire
Metin Hakverdi, député SPD au Bundestag et coordinateur transatlantique du gouvernement fédéral, s'attend à un nouveau bruit de fond favorable aux intérêts occidentaux et transatlantiques au Congrès. Selon lui, des sénateurs républicains qui avaient gardé pour eux leur soutien à l'OTAN ou à l'Ukraine pourraient désormais se sentir encouragés à parler ouvertement. Il n'attend pas de changement brutal de la politique étrangère américaine, mais estime que la marge de manœuvre parlementaire, par exemple sur le traitement de la Russie, pourrait s'élargir.
« Quel que soit le résultat de l'élection, l'Europe doit continuer à investir de manière constante dans sa propre sécurité, sa souveraineté, sa résilience économique et des accords de libre-échange. »
Peter Beyer, député CDU au Bundestag et coordinateur transatlantique de 2018 à 2022, s'attend à une continuité en matière de politique de sécurité et économique. Il pense que Trump continuera de se concentrer principalement sur la domination américaine dans l'hémisphère occidental. La cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, a déclaré mercredi à Bruxelles qu'elle espérait que le nouveau Congrès continuerait de soutenir l'Ukraine et d'accroître la pression sur la Russie, et que l'Europe et les États-Unis sont bien plus forts ensemble lorsqu'il s'agit de pousser Moscou à mettre fin à la guerre.
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Sources et contexte
- Wirtschafts WocheÉlections de mi-mandat aux États-Unis : ce que la défaite signifie pour la politique étrangère de TrumpUS-Midterms: Was die Schlappe für Trumps Außenpolitik bedeutet · original en allemand
- DIE WELTÉlections de mi-mandat 2026 : « Un matin de confiance » - Les réactions de la politique allemande aux élections américainesMidterms 2026: "Ein Morgen der Zuversicht" - Die Reaktionen der deutschen Politik auf die US-Wahlen · original en allemand
- Süddeutsche ZeitungActualités sur le gouvernement fédéral : Wadephul : la coopération avec les États-Unis est désormais « peut-être plus intéressante »News zur Bundesregierung: Wadephul: Kooperation mit USA nun "vielleicht interessanter · original en allemand
- Spiegel OnlineÉlections de mi-mandat 2026 - réactions allemandes : Johann Wadephul espère de nouvelles initiatives du Congrès pour l'aide à l'UkraineMidterms 2026 - deutsche Reaktionen: Johann Wadephul hofft auf neue Kongress-Initiativen für Ukrainehilfen · original en allemand
- Donald Trump
- président américain dont le Parti républicain a reculé lors des élections de mi-mandat
- Johann Wadephul
- ministre allemand des Affaires étrangères (CDU), qui s'est exprimé sur l'Ukraine et les relations avec Washington
- Metin Hakverdi
- député SPD au Bundestag et coordinateur transatlantique du gouvernement fédéral
- Peter Beyer
- député CDU au Bundestag, coordinateur transatlantique de 2018 à 2022
- Friedrich Merz
- chancelier allemand qui s'était plaint de l'état de la relation transatlantique
- Frank-Walter Steinmeier
- président fédéral allemand qui avait diagnostiqué une rupture de valeurs dans la politique américaine
- Lars Klingbeil
- vice-chancelier et ministre des Finances allemand (SPD), qui a félicité les démocrates
- Boris Pistorius
- ministre allemand de la Défense (SPD), qui a parlé d'une victoire des démocrates
- Markus Söder
- ministre-président de Bavière (CSU), qui a appelé à davantage de coopération plutôt que de confrontation
- Marco Rubio
- secrétaire d'État américain avec lequel Wadephul dit avoir une relation intacte
- Sergej Lawrow
- ministre russe des Affaires étrangères, en discussions avec Wadephul
- Kaja Kallas
- cheffe de la diplomatie de l'UE, qui espère que le nouveau Congrès soutiendra l'Ukraine
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