Affaires · Hanovre, Berlin et Francfort

IG Metall lance des grèves d'avertissement dans toute l'Allemagne après l'échec des négociations salariales 2026 dans la métallurgie

Les grèves d'avertissement ont débuté le lundi 2 novembre 2026, après l'expiration de la trêve, avec plus de 2 000 entreprises concernées et de nouvelles actions prévues jusqu'à la semaine du 2 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de Süddeutsche Zeitung, stern.de, Bayerischer Rundfunk et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Hanovre, Berlin, Francfort, Stuttgart · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. Fin octobre 2026Le deuxième round de négociations s'achève sans accord
  2. Nuit du samedi au dimanche 1er novembre 2026Expiration de la trêve
  3. 2 nov.Première vague de grèves d'avertissement dans toute l'Allemagne
  4. 3 nov.Les actions doivent s'étendre, avec des points forts dans le Bade-Wurtemberg, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie et dans le district de Mitte

Les grèves débutent après la fin de la trêve

Les salariés de la métallurgie et de l'électrotechnique allemande ont cessé le travail le lundi 2 novembre 2026, après l'expiration de la trêve dans la nuit de samedi à dimanche. Le syndicat IG Metall indique que plus de 2 000 personnes y ont participé en Basse-Saxe seulement, et des grèves d'avertissement ont été annoncées dans plus de 2 000 entreprises dans tout le pays. Un porte-parole du syndicat a déclaré que cette première vague d'actions n'était qu'un début.

Dans le Bade-Wurtemberg, le syndicat fait état de près de 10 000 salariés ayant cessé le travail par moments, dont des employés de Siemens et de Daimler Buses. En Basse-Saxe et en Saxe-Anhalt, plus de 2 000 salariés étaient en grève, tandis qu'en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ils étaient près de 4 000 en début d'après-midi. Le syndicat n'a pas publié de total national.

Salariés en grève le 2 novembre 2026, par régionsalariés
Bade-Wurtemberg (cumul, par moments)
10000 salariés
Rhénanie-du-Nord-Westphalie (en début d'après-midi)
4000 salariés
Basse-Saxe
2000 salariés
Saxe-Anhalt
2000 salariés

Données tirées du texte de l’article

Bavière et Berlin

En Bavière, environ 3 800 salariés de 34 entreprises ont rejoint la grève lundi, selon la Bayerischer Rundfunk, les rassemblements les plus importants se tenant en Souabe et en Basse-Franconie. À Berlin, l'action a commencé dans la nuit chez Siemens Energy par un arrêt d'une heure, suivi dans la journée de débrayages chez Mercedes-Benz, Rheinmetall et Siemens Mobility.

L'offre des employeurs et les revendications du syndicat

IG Metall réclame une hausse de 5 % sur douze mois, ainsi que des garanties sur l'emploi et les sites. Lors du deuxième round de négociations, tenu la semaine précédente sans accord, les employeurs ont présenté une offre coordonnée dans cinq régions de négociation. Elle prévoit une hausse de 1,3 % en juillet 2028 sur une durée de 26 mois, ainsi qu'un versement unique proposé pour l'année suivante.

Le syndicat a rejeté cette offre.

« C'est une offre qui signifie une perte de salaire réel. »

Thorsten Gröger
Thorsten Gröger, chef de district d'IG Metall, a également affirmé que les salariés étaient solidaires et qu'on ne les contenterait pas de miettes.

Employeurs et syndicat s'opposent sur les perspectives

Gesamtmetall, l'organisation patronale, a qualifié ces actions d'irresponsables et estimé qu'elles n'amélioreraient pas les perspectives économiques. La fédération de la construction mécanique VDMA a averti que d'autres entreprises pourraient envisager de quitter la négociation collective. Le syndicat réplique que les instituts économiques ont récemment fortement relevé leurs prévisions et que 62 % des entreprises font état d'une utilisation de leurs capacités bonne à très bonne, la situation variant fortement selon les secteurs.

La suite

IG Metall a annoncé de nouvelles grèves d'avertissement pour les jours à venir, avec des points forts à Hanovre, Brunswick, Osnabrück et Salzgitter. Les actions devaient s'étendre le mardi 3 novembre, avec l'accent sur le Bade-Wurtemberg, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie et le district de Mitte. Aucun troisième round de négociations n'a encore été fixé dans une région de négociation, a indiqué un porte-parole du syndicat à Francfort.

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