Gouvernement · Berlin

La députée berlinoise de Die Linke Vanessa Emde amène l'activiste contestée Hannah Bruns à une réunion du groupe

La députée berlinoise de Die Linke Vanessa Emde risque l'exclusion de son groupe parlementaire, et le parti a de nouveau reporté sa décision, mardi 3 novembre. Son invitée, l'activiste pro-palestinienne Hannah Bruns, fait déjà l'objet d'une demande d'exclusion en attente.

Texte IA fondé sur les articles de N-tv, DIE WELT, Der Tagesspiegel et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Berlin · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 2 nov.Le président du groupe Tobias Schulze répond « On verra » sur le maintien d'Emde au sein du groupe
  2. 3 nov.Emde amène Hannah Bruns à une réunion du groupe ; aucune demande d'exclusion n'est déposée contre Emde
  3. 6 nov.Réunion prévue de la direction régionale, où il pourrait être demandé à Emde de restituer son mandat

Emde amène une activiste contestée à une réunion du groupe

Mardi après-midi 3 novembre 2026, Vanessa Emde, élue de Die Linke à la Chambre des députés de Berlin, est arrivée à une réunion du groupe parlementaire en compagnie de Hannah Bruns, une activiste pro-palestinienne. Le Tagesspiegel rapporte que plusieurs sources ont confirmé sa présence. Mme Bruns siège au cercle de coordination du groupe de travail régional sur la solidarité avec la Palestine au sein de Die Linke Berlin, et une demande d'exclusion la visant est en attente depuis près de six semaines. Plusieurs membres du parti, dont les noms n'ont pas été divulgués, ont déposé cette demande. Selon le Tagesspiegel, Mme Emde a présenté Mme Bruns comme membre de son équipe de campagne électorale, et des voix qui s'expriment en off au sein du parti craignent qu'elle ne veuille l'employer comme collaboratrice. Le journal rapporte également que Mme Bruns a ensuite été exclue de la séance du groupe, normalement ouverte aux membres du parti.

Des propos au cœur du différend

Mme Bruns a critiqué à plusieurs reprises et avec virulence la conduite d'Israël envers les Palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Le Tagesspiegel rapporte qu'elle a tenu les propos suivants lors d'une manifestation à Berlin en 2025, et Mme Bruns a confirmé cette déclaration lorsqu'elle a été interrogée.

« La libération de la Palestine ne s'arrête pas lorsque la Cisjordanie est libérée. »

Hannah Bruns

Mme Bruns a déclaré que cette phrase ne peut être comprise que dans son contexte et qu'elle défend une coexistence pacifique des Israéliens et des Palestiniens dans un seul État. Die Linke soutient la solution à deux États, dans laquelle la Cisjordanie occupée ferait partie d'un futur État palestinien. N-tv note que la remarque de Mme Bruns sur Tel-Aviv remet en cause la pérennité d'Israël sous sa forme actuelle. Selon le Tagesspiegel, Mme Emde a elle aussi remis en question à plusieurs reprises le droit d'Israël à exister et pris position contre la Staatsräson allemande. Auparavant, Mme Emde avait signé, comme tous les autres membres du groupe, une déclaration contre l'antisémitisme affirmant le droit d'Israël à exister, mais elle s'en est distanciée dans une vidéo Instagram peu après.

La direction du groupe ne voit plus de base de travail

La direction du groupe avait déjà indiqué qu'il n'existait plus de base de travail commune avec Mme Emde. Le bureau du groupe et le groupe ont discuté, mardi 27 octobre, de la manière de traiter son cas, sans résultat concret. Le samedi 31 octobre, Mme Emde a participé à un rassemblement en marge d'un congrès de Die Linke, dirigé contre la ligne de la direction du parti. Interrogé lundi 2 novembre sur le point de savoir si Mme Emde resterait membre du groupe, le président du groupe Tobias Schulze a déclaré à Deutschlandfunk : « On verra. » Dans les mêmes propos, il a souligné l'objectif du groupe.

« Notre objectif est que tous les députés, comme ils l'ont signé, soutiennent aussi les résolutions de Die Linke. »

Tobias Schulze, président du groupe Die Linke à la Chambre des députés de Berlin

La manière dont le parti entend traiter cette contradiction reste ouverte. La chronologie ci-dessous retrace les étapes depuis l'élection de Mme Emde.

Et maintenant ?

Le Tagesspiegel rapporte que le bureau du groupe n'a pas déposé mardi de demande d'exclusion contre Mme Emde et n'a tiré aucune conséquence sérieuse. Son exclusion du groupe requiert l'approbation des deux tiers des membres du groupe. La voie retenue est que la direction régionale du parti agisse d'abord. Elle se réunit régulièrement le vendredi 6 novembre et pourrait demander à Mme Emde de renoncer à son mandat pour violations répétées de l'accord des titulaires de mandat. Si elle refuse, le bureau du groupe pourrait déposer une demande d'exclusion dans la semaine du 9 novembre. Mme Emde a été élue à la Chambre des députés de Berlin le 20 septembre, remportant un mandat direct dans sa circonscription de Neukölln avec 46,2 % des premières voix. Die Linke est critiquée pour ses déclarations sur le conflit au Proche-Orient, notamment pour des accusations de remise en cause du droit d'Israël à exister.

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