Diplomatie · New York et La Havane
Mike Waltz et Bruno Rodríguez s'affrontent à l'ONU à l'approche du vote sur la résolution sur l'embargo
À l'Assemblée générale de l'ONU, mardi 27 octobre, l'ambassadeur américain Mike Waltz et le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodríguez ont échangé des insultes, Rodríguez traitant Waltz de menteur. L'altercation a eu lieu avant le vote de mercredi sur la résolution annuelle condamnant l'embargo américain contre Cuba.
Texte IA fondé sur les articles de BBC, ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, AP NEWS et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Rodríguez a traité Waltz de menteur mardi 27 octobre, et Waltz lui a dit de reculer, tandis que des responsables de l'ONU s'employaient à calmer les débordements.
L'Assemblée générale vote mercredi 28 octobre sur la résolution annuelle contre l'embargo américain ; le précédent vote, en 2025, s'était soldé par 165 voix contre 7 et 12 abstentions.
La menace de droits de douane annoncée fin janvier par Trump contre tout pays fournissant du pétrole à Cuba a laissé l'île à court de carburant, avec de vastes coupures d'électricité signalées.

L'échange dans l'hémicycle
Mardi 27 octobre, les délégations américaine et cubaine se sont affrontées lors du débat de l'Assemblée générale sur la résolution annuelle condamnant l'embargo économique américain contre Cuba. La dispute a commencé alors que l'ambassadeur Mike Waltz décrivait ce qu'il présentait comme des années de corruption du gouvernement socialiste cubain. Des membres de la délégation cubaine, dont le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez, se sont mis à frapper sur leur table et à réclamer un rappel au règlement, et des responsables de l'ONU sont intervenus pour calmer les débordements. Rodríguez s'est ensuite avancé au pied de la salle et a traité Waltz de menteur. Waltz lui a répondu directement.
« Vous comprenez à qui vous avez affaire ? C'est l'Amérique. Reculez. »
Accusations et réponses
Waltz a accusé Fidel Castro d'avoir confisqué des biens à des générations de Cubains et d'avoir envoyé des milliers d'homosexuels, de chrétiens, d'Afro-Cubains et d'autres personnes dans des camps de concentration. Il a également affirmé que le gouvernement de La Havane avait profité du travail forcé de ses citoyens. Pendant son discours, il a exhibé une image en noir et blanc de Castro portant une Rolex coûteuse. Peu après, Rodríguez a qualifié le discours d'« offensant » sur les réseaux sociaux, et la délégation cubaine a demandé sa suspension.
Rodríguez s'est ensuite adressé directement à Waltz.
« Avec son arrogance et sa morgue, il oublie qu'il est aux Nations unies, et non au Conseil de sécurité nationale des États-Unis ni dans une unité des Bérets verts. »
Rodríguez a également qualifié les propos de Waltz de « cirque médiatique » de menaces et de campagne électorale, sur lequel le gouvernement américain dépense d'importantes ressources économiques et humaines. Il a déclaré qu'il n'existait aucun prétexte à ce qu'il a appelé un châtiment collectif du peuple cubain.
Dans la salle
Le président de l'Assemblée générale de l'ONU, Khalilur Rahman, a brièvement suspendu le débat sur l'embargo. Il a demandé aux délégations de laisser l'orateur en cours terminer avant de faire valoir leur droit de parole. Rodríguez a invoqué l'article 71 du règlement de l'Assemblée, qui permet d'interrompre un orateur pour exiger le respect de la procédure, sans porter sur le fond du débat. Waltz a lu l'article à voix haute et a dit à Rodríguez qu'il n'aimait pas les vérités désagréables qu'il entendait. Rodríguez a continué de réclamer la parole et, pendant l'échange, il a crié « mentiroso », mot espagnol pour menteur, à l'adresse de l'ambassadeur américain.
Le vote et la pénurie de carburant
La résolution est soumise au vote mercredi 28 octobre et dénonce ce qu'elle décrit comme la « politique de pression maximale » des États-Unis contre Cuba. Elle recueille un soutien massif depuis 34 ans. Lors du précédent vote annuel, en 2025, le résultat était de 165 voix contre 7, avec 12 abstentions. Waltz et d'autres responsables américains ont utilisé des événements publics à l'ONU pour convaincre les États membres de voter contre.
- Voix pour
- 165 voix
- Voix contre
- 7 voix
- Abstentions
- 12 voix
Données tirées du texte de l’article
Fin janvier, Trump a annoncé qu'il imposerait des droits de douane à tout pays qui vend ou fournit du pétrole à Cuba. Cet avertissement a de fait coupé l'approvisionnement en carburant de l'île, provoquant de vastes coupures d'électricité qui affectent la cuisine, l'approvisionnement en eau et les services internet et téléphoniques. L'altercation de mardi fait suite à un échange similaire environ une semaine plus tôt, dans la semaine du 19 octobre 2026, lorsque Waltz et son homologue cubain Ernesto Soberón Guzmán s'étaient invectivés en marge d'une table ronde organisée par les États-Unis avec des dissidents cubains et d'anciens prisonniers.
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Sources et contexte
- BBC« Vous mentez » – des responsables américains et cubains ont une altercation à l'ONU'You're lying' - US and Cuban officials have a shouting match at UN · original en anglais
- ABC TU DIARIO EN ESPAÑOLAltercation à l'ONU entre les États-Unis et Cuba : « Ce n'est pas votre dictature communiste. Vous ne pouvez pas me faire taire »Enfrentamiento a gritos en la ONU entre EE.UU. y Cuba: "Esto no es su dictadura comunista. No puede silenciarme" · original en espagnol
- AP NEWSDes responsables américains et cubains s'engagent dans une altercation lors d'un débat à l'ONU sur l'embargo économiqueUS and Cuban officials engage in a shouting match during a UN debate over the economic embargo · original en anglais
- La RazónCris et tension entre les États-Unis et Cuba en pleine Assemblée de l'ONUGritos y tensión entre Estados Unidos y Cuba en plena Asamblea de la ONU · original en espagnol
- Mike Waltz
- Ambassadeur des États-Unis aux Nations unies, qui a plaidé contre la résolution annuelle sur l'embargo
- Bruno Rodríguez Parrilla
- Ministre cubain des Affaires étrangères, qui a traité Waltz de menteur lors du débat de l'Assemblée générale
- Khalilur Rahman
- Président de l'Assemblée générale de l'ONU, qui a brièvement suspendu le débat
- Donald Trump
- Président américain dont l'administration durcit la campagne économique contre Cuba
- Fidel Castro
- Ancien dirigeant cubain que Waltz a accusé d'avoir confisqué des biens et persécuté des citoyens
- Lieux
- New York, États-Unis, La Havane, Cuba
- Organisations
- Organisation des Nations unies
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