Diplomatie · Londres

Burnham ouvert à des excuses formelles pour l'esclavage mais exclut les réparations avant le sommet du Commonwealth

Andy Burnham se dit ouvert à des excuses formelles du Royaume-Uni pour la traite transatlantique des esclaves, mais refuse de verser des réparations, à la veille d'un sommet des dirigeants du Commonwealth dans les Caraïbes, la semaine du 2 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de The Telegraph, NOS, The New York Times et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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Londres · Royaume-Uni

Une offre d'excuses conditionnelle

Le vendredi 30 octobre, le Premier ministre Andy Burnham a publié une tribune dans The Guardian dans laquelle il se dit ouvert à des excuses formelles de l'État britannique pour le rôle du pays dans la traite transatlantique des esclaves. Il lie cette possibilité à un dialogue structuré avec les pays et les organisations de campagne concernés, tant au Royaume-Uni qu'à l'étranger, et précise que toute déclaration formelle dépendrait de l'issue de ce dialogue. Burnham exprime également sa peine et ses regrets pour les souffrances causées par la traite, un geste que le Guardian présente comme allant plus loin que tout Premier ministre précédent. Il qualifie la traite de violation brutale et barbare de personnes traitées comme des biens et exploitées jusqu'à la mort. Il affirme que l'écoute des demandes d'excuses constituerait un élément central du processus, et ajoute :

« Écouter les demandes d'excuses formelles au nom de l'État britannique constituera une part importante de ce processus, et j'y suis ouvert. »

Andy Burnham, premier ministre du Royaume-Uni

Dans la même tribune, il évoque la douleur que l'histoire de son pays provoque encore :

« Je veux exprimer ma peine et mes regrets pour la douleur et la souffrance de tant de millions de personnes, et reconnaître la manière dont cela façonne encore notre monde aujourd'hui. »

Andy Burnham, premier ministre du Royaume-Uni

Les gouvernements précédents et la question des excuses

Tony Blair avait exprimé en 2007 une profonde peine et de profonds regrets, sans que des excuses complètes au nom du gouvernement ne suivent jamais. Le Premier ministre conservateur Rishi Sunak avait déclaré en 2023 que revenir sur l'histoire du pays n'était pas une voie possible. Keir Starmer, prédécesseur travailliste de Burnham, soutenait que l'histoire ne peut pas être réécrite. Burnham reconnaît désormais que l'héritage de l'esclavage pèse encore sur le monde, et estime qu'affronter la question directement pourrait renforcer les liens au sein du Commonwealth. Les États caribéens, soutenus par certains pays africains, pressent le Royaume-Uni, la France et l'Espagne de verser des réparations comprenant des sommes d'argent, des excuses complètes, un soutien à la santé et à l'éducation et l'annulation de la dette.

Réparations écartées, allègement de la dette proposé

Burnham exclut des réparations financières, arguant que les habitants du Royaume-Uni d'aujourd'hui ne peuvent être tenus responsables de torts commis à une autre époque, sous d'autres règles juridiques, auxquels ils n'ont pris aucune part personnellement. Il demandera en revanche à l'ancien Premier ministre Gordon Brown de conduire un effort de restructuration de la dette des pays les plus pauvres du Commonwealth, afin qu'ils puissent rembourser sur une plus longue période à de meilleurs taux d'intérêt. Le Guardian rapporte que le coût du service de la dette des pays du Commonwealth les plus pauvres et les plus vulnérables est à son plus haut niveau depuis plus de 25 ans. Burnham affirme que plus de 40 % de ces pays consacrent plus d'argent au paiement des intérêts qu'à la santé. Le FMI devrait à terme être associé à l'effort. La Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, s'est félicitée du dialogue mais continue de réclamer des réparations.

Le sommet et la tournée du roi

Le roi Charles III effectue une tournée dans les Caraïbes, et la question est revenue à l'ordre du jour pendant cette visite. Burnham participera à la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth, connue sous le nom de Chogm, la semaine du 2 novembre, où le sujet devrait dominer les débats. Le New York Times rapporte que cette évolution pourrait ouvrir la voie à des excuses du roi lors de cette réunion. Le chancelier de l'Échiquier John Healey et le ministre des Affaires étrangères Ed Miliband accompagneront Burnham au sommet pour contribuer au travail sur la dette, aux côtés de Gordon Brown. Le Commonwealth compte 56 États membres, dont beaucoup sont d'anciennes colonies britanniques où l'esclavage était autorisé. Environ trois millions d'Africains réduits en esclavage ont été transportés sur des navires britanniques à travers l'Atlantique aux XVIIIe et XIXe siècles pour travailler dans les plantations coloniales.

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