Diplomatie · Georgetown

Le roi Charles appelle les pays à valoriser la nature lors de sa tournée dans les forêts du Guyana et sur les lieux de l'esclavage

Charles a salué la protection des forêts du Guyana et les revenus tirés des crédits carbone lors d'une rencontre avec le président Irfaan Ali à Georgetown, avant de visiter le parc où des esclaves ont été exécutés après la révolte de 1823.

Texte IA fondé sur les articles de The Independent, BBC, Evening Standard et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Georgetown · Guyana
Comment on en est arrivé là
  1. 27 oct.La tournée de neuf jours commence aux Bahamas par un discours lors d'un rassemblement de jeunes
  2. 29 oct.Le roi arrive au Guyana
  3. 30 oct.Visite d'Independence Park à Georgetown et rencontre avec le président Irfaan Ali

La nature comme priorité

Le roi Charles III a appelé vendredi 30 octobre davantage de pays à donner une valeur à la nature, saluant les efforts du Guyana pour protéger ses vastes forêts tout en tirant des millions de dollars de la vente de crédits carbone. S'exprimant après une rencontre avec le président Irfaan Ali à Georgetown, la capitale, le roi a déclaré que trouver les moyens de valoriser la nature restait un défi. Il a condamné ce qu'il a qualifié de déforestation sans fin, avertissant qu'elle compromettait l'avenir de sa génération et des suivantes, ainsi que la santé humaine. Il a dit espérer que d'autres pays suivraient l'exemple du Guyana face à ce qu'il a décrit comme d'énormes menaces existentielles.

« Tout le monde débat du montant. Eh bien, elle n'a pas de prix. C'est la réponse. »

Le roi Charles III

Le financement forestier du Guyana

La Norvège s'est engagée en 2009 à verser 250 millions de dollars pour la protection des 18 millions d'hectares de forêt du pays. Le Guyana a perçu 353 millions de dollars grâce à la vente de crédits carbone ces dernières années. En novembre 2022, il est devenu le premier pays à émettre des crédits de ce type dans le cadre d'une référence mondiale de réduction des émissions. Le mois suivant, la société américaine Hess Corporation, partenaire du Guyana dans le pétrole offshore, a accepté d'acheter pour 750 millions de dollars de crédits carbone au cours de la prochaine décennie. Le gouvernement s'est engagé à réserver 30 % des recettes à des projets de développement dans les communautés amérindiennes autochtones, et M. Ali a déclaré que les ambitions du pays s'étendaient désormais à la biodiversité, aux villes durables et à de meilleurs liens entre les populations et la nature.

Chiffres du financement forestier du Guyanamillions USD
Engagement de la Norvège, 2009
250 millions USD
Revenus des crédits carbone, dernières années
353 millions USD
Achat de crédits carbone par Hess, prochaine décennie
750 millions USD

Données tirées du texte de l’article

Independence Park

Plus tard dans la journée du 30 octobre, le roi a visité Independence Park à Georgetown, où des esclaves ont été exécutés publiquement dans les années 1800 après la rébellion de Demerara de 1823, un soulèvement qui a impliqué des milliers d'esclaves. Steven Jacobs, ministre de la Culture du Guyana, l'a guidé sur le site et lui a expliqué que des centaines de personnes avaient été tuées pendant la révolte et que de nombreux survivants avaient été exécutés près de l'endroit où se tenait le roi. Le Evening Standard a rapporté que 33 des personnes impliquées y ont été pendues. Charles a lu un panneau décrivant les lieux comme un site d'exécutions publiques, et Buckingham Palace a indiqué que cette visite montrait que le roi ne fuyait pas l'héritage colonial britannique. Le soulèvement avait commencé en août 1823 dans une plantation appartenant à Sir John Gladstone, père du futur Premier ministre William Gladstone. Des dizaines d'écoliers jouaient au sport dans le parc, et le roi s'est arrêté pour interroger plusieurs d'entre eux sur leurs devoirs et leurs vacances.

Réparations et contestation

Un groupe restreint mais bruyant de manifestants s'est rassemblé devant l'une des étapes du roi, brandissant des pancartes réclamant des réparations et affirmant qu'aucune excuse ne pourrait restituer ce qui a été volé. Terrence Campbell, homme politique guyanien député du parti A Partnership for Unity, en faisait partie et a déclaré :

« Cette immense richesse a été bâtie sur le dos de l'esclavage. »

Terrence Campbell, homme politique guyanien et député du parti A Partnership for Unity

Campbell a affirmé que la police avait empêché son petit groupe de militants de manifester sur les réparations dans la zone. Le roi ne présentera pas d'excuses pour le rôle de la Grande-Bretagne dans la traite des esclaves pendant cette visite, et n'offrira pas non plus de réparations, conformément à la position du gouvernement britannique. Avant la visite, M. Ali avait déclaré que Charles avait reconnu l'esclavage comme l'un des chapitres les plus sombres de l'histoire humaine, mais qu'un pardon officiel était l'étape suivante.

Tournée et sommet

Cette tournée de neuf jours dans les Caraïbes a commencé aux Bahamas, où Charles a reconnu les grandes souffrances du passé lors d'un rassemblement de jeunes le mardi 27 octobre. Il est arrivé au Guyana le jeudi 29 octobre et doit arriver à Antigua-et-Barbuda dans la soirée du vendredi 30 octobre, avant la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth. Le Evening Standard a rapporté que le sommet abordera l'héritage de l'esclavage. Le peintre portraitiste Jonathan Yeo accompagne le roi comme artiste officiel de la tournée, un rôle qu'il a qualifié d'honneur, et réalisera une série d'images qui seront dévoilées dans les mois à venir. La BBC a rapporté que plusieurs manifestations ont marqué la tournée, mais qu'aucune n'a sérieusement perturbé le programme du roi.

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Sources et contexte

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