Diplomatie · Georgetown
Le roi Charles appelle les pays à valoriser la nature lors de sa tournée dans les forêts du Guyana et sur les lieux de l'esclavage
Charles a salué la protection des forêts du Guyana et les revenus tirés des crédits carbone lors d'une rencontre avec le président Irfaan Ali à Georgetown, avant de visiter le parc où des esclaves ont été exécutés après la révolte de 1823.
Texte IA fondé sur les articles de The Independent, BBC, Evening Standard et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le roi Charles III, s'exprimant après sa rencontre avec le président Irfaan Ali à Georgetown le vendredi 30 octobre, a déclaré que la nature n'a pas de prix et appelé d'autres pays à suivre l'exemple du Guyana.
La Norvège s'est engagée en 2009 à verser 250 millions de dollars pour les 18 millions d'hectares de forêt du Guyana, et le pays a perçu 353 millions de dollars grâce à la vente de crédits carbone ces dernières années.
La société américaine Hess Corporation a accepté en décembre 2022 d'acheter pour 750 millions de dollars de crédits carbone au cours de la prochaine décennie, et le gouvernement s'est engagé à réserver 30 % des recettes aux communautés amérindiennes autochtones.
- 27 oct.La tournée de neuf jours commence aux Bahamas par un discours lors d'un rassemblement de jeunes
- 29 oct.Le roi arrive au Guyana
- 30 oct.Visite d'Independence Park à Georgetown et rencontre avec le président Irfaan Ali
La nature comme priorité
Le roi Charles III a appelé vendredi 30 octobre davantage de pays à donner une valeur à la nature, saluant les efforts du Guyana pour protéger ses vastes forêts tout en tirant des millions de dollars de la vente de crédits carbone. S'exprimant après une rencontre avec le président Irfaan Ali à Georgetown, la capitale, le roi a déclaré que trouver les moyens de valoriser la nature restait un défi. Il a condamné ce qu'il a qualifié de déforestation sans fin, avertissant qu'elle compromettait l'avenir de sa génération et des suivantes, ainsi que la santé humaine. Il a dit espérer que d'autres pays suivraient l'exemple du Guyana face à ce qu'il a décrit comme d'énormes menaces existentielles.
« Tout le monde débat du montant. Eh bien, elle n'a pas de prix. C'est la réponse. »
Le financement forestier du Guyana
La Norvège s'est engagée en 2009 à verser 250 millions de dollars pour la protection des 18 millions d'hectares de forêt du pays. Le Guyana a perçu 353 millions de dollars grâce à la vente de crédits carbone ces dernières années. En novembre 2022, il est devenu le premier pays à émettre des crédits de ce type dans le cadre d'une référence mondiale de réduction des émissions. Le mois suivant, la société américaine Hess Corporation, partenaire du Guyana dans le pétrole offshore, a accepté d'acheter pour 750 millions de dollars de crédits carbone au cours de la prochaine décennie. Le gouvernement s'est engagé à réserver 30 % des recettes à des projets de développement dans les communautés amérindiennes autochtones, et M. Ali a déclaré que les ambitions du pays s'étendaient désormais à la biodiversité, aux villes durables et à de meilleurs liens entre les populations et la nature.
- Engagement de la Norvège, 2009
- 250 millions USD
- Revenus des crédits carbone, dernières années
- 353 millions USD
- Achat de crédits carbone par Hess, prochaine décennie
- 750 millions USD
Données tirées du texte de l’article
Independence Park
Plus tard dans la journée du 30 octobre, le roi a visité Independence Park à Georgetown, où des esclaves ont été exécutés publiquement dans les années 1800 après la rébellion de Demerara de 1823, un soulèvement qui a impliqué des milliers d'esclaves. Steven Jacobs, ministre de la Culture du Guyana, l'a guidé sur le site et lui a expliqué que des centaines de personnes avaient été tuées pendant la révolte et que de nombreux survivants avaient été exécutés près de l'endroit où se tenait le roi. Le Evening Standard a rapporté que 33 des personnes impliquées y ont été pendues. Charles a lu un panneau décrivant les lieux comme un site d'exécutions publiques, et Buckingham Palace a indiqué que cette visite montrait que le roi ne fuyait pas l'héritage colonial britannique. Le soulèvement avait commencé en août 1823 dans une plantation appartenant à Sir John Gladstone, père du futur Premier ministre William Gladstone. Des dizaines d'écoliers jouaient au sport dans le parc, et le roi s'est arrêté pour interroger plusieurs d'entre eux sur leurs devoirs et leurs vacances.
Réparations et contestation
Un groupe restreint mais bruyant de manifestants s'est rassemblé devant l'une des étapes du roi, brandissant des pancartes réclamant des réparations et affirmant qu'aucune excuse ne pourrait restituer ce qui a été volé. Terrence Campbell, homme politique guyanien député du parti A Partnership for Unity, en faisait partie et a déclaré :
« Cette immense richesse a été bâtie sur le dos de l'esclavage. »
Campbell a affirmé que la police avait empêché son petit groupe de militants de manifester sur les réparations dans la zone. Le roi ne présentera pas d'excuses pour le rôle de la Grande-Bretagne dans la traite des esclaves pendant cette visite, et n'offrira pas non plus de réparations, conformément à la position du gouvernement britannique. Avant la visite, M. Ali avait déclaré que Charles avait reconnu l'esclavage comme l'un des chapitres les plus sombres de l'histoire humaine, mais qu'un pardon officiel était l'étape suivante.
Tournée et sommet
Cette tournée de neuf jours dans les Caraïbes a commencé aux Bahamas, où Charles a reconnu les grandes souffrances du passé lors d'un rassemblement de jeunes le mardi 27 octobre. Il est arrivé au Guyana le jeudi 29 octobre et doit arriver à Antigua-et-Barbuda dans la soirée du vendredi 30 octobre, avant la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth. Le Evening Standard a rapporté que le sommet abordera l'héritage de l'esclavage. Le peintre portraitiste Jonathan Yeo accompagne le roi comme artiste officiel de la tournée, un rôle qu'il a qualifié d'honneur, et réalisera une série d'images qui seront dévoilées dans les mois à venir. La BBC a rapporté que plusieurs manifestations ont marqué la tournée, mais qu'aucune n'a sérieusement perturbé le programme du roi.
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Sources et contexte
- The IndependentUn artiste salue le « grand honneur » d'accompagner le roi Charles lors de sa visite aux CaraïbesArtist hails 'great honour' of accompanying King Charles on Caribbean visit · original en anglais
- BBCLe roi visite un site de révolte d'esclaves en Guyane lors de sa tournée aux CaraïbesKing visits Guyanan slave rebellion site on Caribbean tour · original en anglais
- Evening StandardCharles visite le site d'exécution du soulèvement de 1823 contre l'esclavageCharles visits execution site of 1823 uprising against slavery · original en anglais
- AP NEWSLe roi Charles III exhorte les pays à suivre l'exemple de la Guyane dans la protection des forêtsKing Charles III urges countries to follow Guyana's lead in protecting forests · original en anglais
- King Charles III
- Monarque britannique en tournée de neuf jours dans les Caraïbes, qui a inclus une visite au Guyana
- Irfaan Ali
- Président du Guyana qui a rencontré le roi à Georgetown
- Steven Jacobs
- Ministre de la Culture du Guyana qui a accompagné le roi à Independence Park
- Terrence Campbell
- Homme politique guyanien et député du parti A Partnership for Unity, qui a rejoint la manifestation pour les réparations
- Jonathan Yeo
- Peintre portraitiste accompagnant le roi comme artiste officiel de la tournée
- Lieux
- Georgetown, Guyana, Bahamas
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