Affaires · Macon, Ingolstadt et Washington
Audi prévoit sa première usine américaine en Géorgie, avec un allègement douanier évoqué
Audi prévoit sa première usine aux États-Unis près de Macon, en Géorgie, d'une capacité pouvant atteindre 200 000 véhicules par an et 4 500 emplois. Selon des sources internes, Washington aurait offert en échange des droits de douane réduits à l'importation, mais le conseil de surveillance ne dispose encore d'aucun document engageant.
Texte IA fondé sur les articles de DIE WELT, Handelsblatt, Deutsche Welle et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
L'usine près de Macon emploierait 4 500 personnes et produirait jusqu'à 200 000 véhicules par an, les travaux devant commencer au début de l'année prochaine et les premières voitures sortir au début des années 2030.
Des sources internes ont indiqué à Reuters qu'un taux effectif de 10 % est attendu, contre 15 % actuellement pour les importations européennes et 7,5 % demandés par Audi, mais le calendrier et la portée restent flous.
La présidente d'IG Metall, Christiane Benner, a jugé l'apparition très embarrassante, et les règles de conformité d'Audi interdisent les apparitions avec des responsables politiques trois mois avant une élection. Une séance extraordinaire du conseil de surveillance est prévue le vendredi 30 octobre.
Le conseil de surveillance de VW ne dispose d'aucun document pour approuver l'investissement, et l'accord douanier américain repose uniquement sur une assurance orale, selon le Tagesspiegel et Handelsblatt.
- 24 oct.Trump annonce le projet d'usine Audi lors d'un meeting de campagne en Géorgie
- 28 oct.Le patron de Mercedes-Benz déclare qu'aucune politique de crédits tarifaires n'existe encore dans sa forme actuelle
- 30 oct.Le conseil de surveillance d'Audi tient une séance extraordinaire à Ingolstadt
- Début novembre 2026Élections de mi-mandat aux États-Unis, annoncées comme très disputées pour les républicains
L'usine prévue
Audi prévoit sa première usine américaine près de Macon, en Géorgie, un projet que Donald Trump a annoncé lors d'un meeting de campagne républicain dans l'État le samedi 24 octobre. Les montants de l'investissement diffèrent selon les médias : Deutsche Welle avance 3,6 milliards d'euros, Handelsblatt environ 4 milliards d'euros et Spiegel Online 4,2 milliards de dollars. L'usine est conçue pour produire jusqu'à 200 000 véhicules par an et créer 4 500 emplois. Les travaux doivent commencer au début de l'année prochaine et les premières voitures devraient sortir des chaînes au début des années 2030. L'usine fabriquerait des SUV haut de gamme pour le marché américain.
Un allègement douanier en échange
Deux personnes proches du dossier ont déclaré à Reuters que Washington avait proposé à Audi des droits de douane réduits en échange de l'usine, avec un taux effectif attendu de 10 %. Les importations en provenance d'Europe sont actuellement soumises à des droits de 15 %. Une source interne indique qu'Audi avait demandé une division par deux, à 7,5 %, tandis que le gouvernement américain insistait pour un taux à deux chiffres. On ignore encore si un taux réduit s'appliquerait à tous les véhicules importés ou seulement aux voitures venues d'Europe, ni quand il entrerait en vigueur. Le Wall Street Journal, qui a révélé le projet, indique qu'Audi importe du Mexique et d'Europe toutes les voitures qu'elle vend aux États-Unis et qu'elle a payé plus d'un milliard de dollars de droits de douane l'an dernier. Selon des sources internes, le département du Commerce prépare un programme destiné aux entreprises qui investissent dans la production américaine, dont les modalités sont encore en discussion. Les participants devraient s'engager à commencer la construction de leur usine avant la fin de l'année prochaine, et d'autres constructeurs pourraient se voir proposer des conditions similaires.
- Taux actuel pour les importations européennes
- 15 %
- Taux effectif attendu, selon des sources internes
- 10 %
- Taux demandé par Audi, selon une source interne
- 7.5 %
Données tirées du texte de l’article
Critiques au sein de Volkswagen
Selon des sources internes, Daniela Cavallo, présidente du comité d'entreprise du groupe, a mis en garde le présidium du conseil de surveillance de VW avant l'apparition et a qualifié les critiques d'aussi vives que possible. Gernot Döllner et Gerd Walker, membre du directoire en charge de la production, se sont rendus en Géorgie pour faire avancer les négociations, selon une lettre interne au personnel dans laquelle Döllner affirme que l'invitation à présenter les plans avec Trump a été acceptée dans le seul intérêt de l'entreprise. Manager Magazin rapporte que Döllner avait présenté le projet au présidium avant l'événement, mais sans donner de chiffres ni de faits, selon les participants. Les règles de conformité d'Audi, que Döllner a signées, interdisent les apparitions avec des responsables politiques trois mois avant une élection. VW a désactivé les commentaires sous un message de l'intranet interne consacré aux projets américains et supprimé des messages déjà publiés, et des appels à la démission de Döllner ont été lancés.
Réactions en Allemagne et dans l'industrie automobile
La présidente d'IG Metall, Christiane Benner, a jugé cette apparition très embarrassante et politiquement inacceptable, estimant que Döllner avait clairement enfreint les règles de neutralité politique de l'entreprise avant une élection. Armin Laschet (CDU), président de la commission des affaires étrangères du Bundestag, a défendu Döllner le mercredi 28 octobre dans l'émission Münchner Runde sur la chaîne BR.
« C'est une concurrence normale. »
Armin Laschet a fait valoir que les constructeurs allemands construisent souvent près de leurs marchés potentiels, comme BMW et Mercedes le font depuis longtemps, et a rappelé qu'Elon Musk lui avait fait visiter l'usine Tesla de Grünheide en 2021. Selon lui, la différence tient aux règles de conformité d'Audi et l'affaire aurait pu être traitée avec plus de tact. Le ministre-président de Basse-Saxe, Olaf Lies, a déclaré que Döllner était devenu « partie d'une mise en scène politique ». La porte-parole du groupe parlementaire des Verts, Jamila Schäfer, a estimé qu'une usine américaine ne sauverait pas l'industrie automobile allemande en difficulté et a appelé à une stratégie européenne commune.
Le patron de Mercedes-Benz, Ola Källenius, qui présentait mercredi 28 octobre les résultats des neuf premiers mois, a été interrogé par Handelsblatt sur les crédits tarifaires.
« Si une politique est en préparation qui pourrait créer des crédits tarifaires potentiels pour les investissements et d'autres choses, ce serait une bonne nouvelle. »
Il a ajouté que, selon son bureau de Washington, une telle politique n'existe pas encore dans sa forme actuelle. BMW et Mercedes pourraient en profiter si un principe d'égalité de traitement s'appliquait, mais Ola Källenius voit mal des règles limitées à des entreprises isolées.
La suite
Le conseil de surveillance d'Audi tient une séance extraordinaire le vendredi 30 octobre à Ingolstadt, avec l'apparition de Döllner à l'ordre du jour, selon Spiegel Online citant des milieux de l'entreprise. L'investissement doit encore être approuvé par le conseil de surveillance de VW, et le Tagesspiegel rapporte que celui-ci ne dispose d'aucun document sur lequel fonder un tel feu vert. L'accord douanier repose sur une assurance orale de la partie américaine, sans rien d'écrit. Manager Magazin rapporte que Donald Trump doit signer un décret abaissant le taux de 15 % sur les véhicules européens et celui de 25 % sur les véhicules fabriqués au Mexique, sans que des chiffres aient été présentés. Les élections de mi-mandat du début novembre s'annoncent très disputées pour les républicains.
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Sources et contexte
- DIE WELTAudi : une remise douanière pour une usine américaine suscite l'indignation en AllemagneAudi: Zollrabatt für US-Werk sorgt in Deutschland für Empörung · original en allemand
- HandelsblattIndustrie automobile : Audi en tant que négociateur ? BMW et Mercedes espèrent des allègements douaniersAutoindustrie: Audi als Dealmaker? BMW und Mercedes hoffen auf Zollerleichterung · original en allemand
- Deutsche WelleLes dessous du deal entre Audi et Donald Trump
- Wirtschafts WocheLe patron d'Audi Döllner avec Trump : comment VW a ignoré l'avertissement de CavalloAudi-Chef Döllner bei Trump: Wie VW Cavallos Warnung überging · original en allemand
- Donald Trump
- Président des États-Unis qui a annoncé l'usine Audi lors d'un meeting de campagne en Géorgie
- Gernot Döllner
- Patron d'Audi dont l'apparition avec Trump a suscité les critiques
- Christiane Benner
- Présidente d'IG Metall qui a critiqué l'apparition
- Daniela Cavallo
- Présidente du comité d'entreprise du groupe Volkswagen, qui avait mis en garde contre l'apparition
- Armin Laschet
- Homme politique CDU, président de la commission des affaires étrangères du Bundestag, qui a défendu Döllner
- Ola Källenius
- Patron de Mercedes-Benz qui s'est exprimé sur d'éventuels crédits tarifaires
- Olaf Lies
- Ministre-président de Basse-Saxe qui a critiqué Döllner
- Jamila Schäfer
- Porte-parole du groupe parlementaire des Verts en Bavière
- Lieux
- États-Unis, Ingolstadt, Allemagne, Washington, Wolfsburg, Géorgie
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