Les États-Unis frappent Qeshm et placent Fordow à portée
Suite de l’édition de ce matin. Nouveau : Des responsables américains ont confirmé des frappes limitées sur Qeshm, tandis que Donald Trump dit que Fordow pourrait être touché.
Des responsables américains ont confirmé que Washington avait mené des frappes limitées sur l'île de Qeshm tard lundi soir, après que les médias d'État iraniens ont fait état de cinq explosions consécutives et que des habitants ont décrit la présence d'avions dans le ciel. Selon des responsables cités par des médias américains, l'opération répondait à des tirs de missiles sol-air iraniens contre des moyens américains, tandis que d'autres ont affirmé qu'elle ne marquait pas un retour à des hostilités à grande échelle. Le Pentagone a renvoyé les questions au Commandement central américain (CENTCOM), qui n'avait pas publié de version officielle des frappes.
Donald Trump a élargi la menace lors d'un entretien sur Fox News, affirmant que les États-Unis pourraient devoir frapper Fordow, le site souterrain d'enrichissement d'uranium qu'il a qualifié d'installation nucléaire la plus protégée d'Iran. JD Vance, à l'inverse, a déclaré que Donald Trump et lui étaient optimistes quant à un règlement négocié, et Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a indiqué à l'agence IRNA que d'intenses discussions indirectes avec Washington étaient en cours.
« Le président et moi sommes tous deux plutôt confiants quant aux perspectives de parvenir éventuellement à un règlement négocié »
Les Gardiens de la révolution iraniens affirment avoir détruit un drone américain MQ-9 Reaper et ont avancé d'autres revendications concernant des drones par l'intermédiaire de Tasnim, mais les autorités locales iraniennes n'ont fourni aucun compte rendu public des explosions. Qeshm abrite un site souterrain de missiles, une base navale et une importante usine de dessalement à l'entrée du détroit, que l'Iran maintient fermé depuis le début de la guerre fin février. Les cours du pétrole ont chuté de plus de 7 % le 2 novembre, les opérateurs pariant sur la diplomatie, alors même que le Pentagone préparait des options pour étendre les frappes.
Ensuite : Les Américains votent mardi 3 novembre pour les élections de mi-mandat.
D’après : Il Fatto Quotidiano, Wirtschafts Woche, SRF News, Adnkronos, europa press, ANSA.it
