Sánchez maintient Puente après l'accident ferroviaire d'Urda, 69 morts
Suite de l’édition de ce matin. Nouveau : Pedro Sánchez a rejeté l'offre de démission d'Óscar Puente alors que le bilan atteint 69 morts.
Pedro Sánchez a refusé l'offre de démission d'Óscar Puente après la collision survenue près d'Urda, dans la province de Tolède, qui a fait 69 morts et une quarantaine de blessés. L'accident a opposé un train Iryo, parti de Madrid-Puerta de Atocha avec 147 passagers, et un train à grande vitesse AVE de la Renfe, qui transportait 397 passagers en direction de Séville. Il s'agit de la deuxième pire catastrophe ferroviaire en Espagne depuis le déraillement d'Angrois en 2013, et Emiliano García-Page a averti que le bilan pourrait encore dépasser 70 morts à mesure que les dépouilles sont identifiées.
Óscar Puente a expliqué qu'une panne informatique avait mis hors service le système de signalisation et de sécurité LZB sur un tronçon de 63 km à 8 h 31, provoquant l'arrêt automatique de six trains. Cinq minutes plus tard, a-t-il affirmé, le centre de contrôle d'Atocha a ordonné au conducteur de l'AVE de repartir à vitesse normale, alors qu'il savait qu'un autre train occupait la même section. Il a ajouté que le système LZB était tombé en panne 170 fois cette année sur la ligne Madrid-Séville, dont 13 fois sur ce tronçon.
Pedro Sánchez a jugé une démission injuste à ce stade : Óscar Puente reste donc en poste et pilote l'enquête sur le plan politique comme sur le plan opérationnel. Ada Colau, candidate du Frente Amplio au poste de Premier ministre, a exigé son départ rapide.
« Nous estimons que cela devrait se produire le plus tôt possible, et nous espérons que ce sera le cas. »
Le porte-parole de Vox, José María Figaredo, a rejeté la faute plus largement sur le gouvernement, tandis qu'Antonio Maíllo a estimé que le maintien du ministre rendait la recherche d'une solution plus difficile.
D’après : europa press, newsORF.at, La Razón, Adnkronos
