Le parquet antiterroriste reprend la fusillade en région parisienne
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Un homme a ouvert le feu depuis une Renault Clio sur la voie publique à Trappes et à La Verrière, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Paris, avant d'être arrêté par la police à Coignières, près d'une zone commerciale. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré que l'assaillant avait touché cinq personnes en plusieurs endroits, et selon les informations disponibles, cette série de tirs a duré moins de 15 minutes à partir d'environ 10 h 30, heure locale.
La police a d'abord fait état d'un mort et de quatre blessés, tandis que certains médias, citant Laurent Nuñez, évoquaient cinq blessés. La victime décédée a été identifiée comme un homme de 26 ans. Trois blessés étaient décrits dans un état très grave, mais Nicolas Dainville, le maire de La Verrière, a indiqué par la suite qu'une fillette de 12 ans touchée par les tirs était stable, après de vives inquiétudes initiales. Deux hommes, âgés de 29 et 49 ans, ont été hospitalisés puis décrits comme hors de danger.
Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour meurtre en lien avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante d'avoir visé des personnes en raison de leur race, de leur ethnie, de leur nation ou de leur religion, réelles ou supposées. Selon des sources policières, le suspect est Kévin T., un Français de 39 ans connu des services de police mais non inscrit dans les fichiers de radicalisation. Il aurait utilisé un pistolet-mitrailleur STEN datant de la Seconde Guerre mondiale, et Laurent Nuñez a indiqué que les enquêteurs cherchaient encore à déterminer s'il avait bénéficié d'une aide.
Emmanuel Macron a remercié les policiers d'avoir interpellé l'assaillant, tandis que le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé que les moyens de sécurité et de justice étaient pleinement mobilisés. Ali Rabeh, le maire de Trappes, a qualifié l'attaque de terroriste, raciste et probablement islamophobe, mais Laurent Nuñez a précisé que l'enquête établirait le mobile et déterminerait si la circonstance aggravante raciale s'applique.
D’après : The Telegraph, rts.ch, De Standaard, BFMTV, Le Soir, BBC
