En bref
Une fusillade depuis une voiture à Trappes et à La Verrière, vendredi 23 octobre 2026, a tué une personne et en a blessé quatre, dont une fille de 12 ans, selon les autorités françaises et les maires des deux communes.
La police a arrêté le suspect dans la commune voisine de Coignières, et le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a indiqué qu'il avait utilisé une arme automatique.
Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, retenant la circonstance d'avoir visé des personnes en raison de leur race, ethnie, nation ou religion réelle ou supposée.
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a déclaré à BFMTV que le tireur avait tiré au hasard et voulait un massacre, tandis que le maire de La Verrière, Nicolas Dainville, a estimé que le tireur semblait choisir ses victimes selon leur couleur de peau.
Macron a écrit sur X qu'il était profondément ému, et Trappes a annoncé la mise en place d'une cellule de soutien psychologique pour les personnes touchées.
- 23 oct.Début des tirs depuis une voiture à Trappes et à La Verrière
- Interpellation à CoignièresSuspect arrêté à Coignières, dans les dix minutes selon les articles de presse
Ce qui s'est passé
Vendredi 23 octobre 2026, un homme a ouvert le feu par rafales depuis l'intérieur de sa voiture dans les rues de Trappes et de La Verrière, deux communes voisines des Yvelines, à l'ouest de Paris. Des sources situent le début de la fusillade vers 10h30, heure locale. Une personne a été tuée et quatre ont été blessées. La police a interpellé le suspect dans la commune voisine de Coignières, et des articles de presse indiquent qu'il a été arrêté dans les dix minutes suivant la fusillade. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a qualifié les faits sur X de très graves et déclaré que tous les moyens de sécurité et judiciaires avaient été pleinement mobilisés, des précisions devant suivre en temps utile. Les autorités ont indiqué que le bilan n'était pas encore stabilisé.
Les victimes et le suspect
Parmi les blessés figure une fille de 12 ans qui, selon le maire de La Verrière Nicolas Dainville, a été touchée par huit balles et dont l'état a été stabilisé. M. Dainville a indiqué que deux hommes de 29 et 49 ans avaient été transportés vers des hôpitaux de la région parisienne. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a déclaré à BFMTV que la personne décédée était d'origine africaine et qu'une personne en urgence absolue était d'origine maghrébine. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a indiqué que le suspect avait tiré avec une arme automatique. M. Dainville a précisé que le suspect avait été identifié comme un homme de Saint-Cyr, dans le même département, et que la police vérifiait s'il avait un casier judiciaire. FranceInfo a rapporté que le suspect est âgé de 39 ans et connu des services de police, un détail qui ne provient pas d'une source officielle dans les articles.
Enquête antiterroriste et réactions officielles
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi de l'affaire et a ouvert une enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste. L'enquête retient la circonstance aggravante que les faits ont été commis en raison de l'appartenance réelle ou supposée des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion. L'enquête porte aussi sur la détention d'armes de catégorie A, une classe qui comprend les armes automatiques, et sur l'association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes contre les personnes. La sous-direction antiterroriste (Sdat), les directions régionales de la police judiciaire et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) travaillent sur l'affaire. M. Rabeh a déclaré à BFMTV que le tireur avait apparemment tiré au hasard et voulait provoquer un massacre. M. Dainville, plus prudent sur le mobile, a estimé que le tireur semblait avoir choisi ses victimes en fonction de leur couleur de peau. Le président Emmanuel Macron a écrit sur X qu'il était profondément ému et que la nation se tenait aux côtés des familles des victimes. M. Nuñez devait se rendre sur place au plus vite.
Un contexte tendu
La ville de Trappes a annoncé qu'elle mettrait en place une cellule de soutien psychologique. La fusillade intervient après un week-end où des manifestations contre le coût de la vie et les problèmes du système éducatif ont dégénéré en violences dans toute la France. Des commerces ont été pillés, des mairies et des commissariats attaqués, et des bâtiments incendiés. Plusieurs grandes villes ont répondu en instaurant des couvre-feux nocturnes. L'enquête du parquet et le bilan des victimes sont encore en cours d'actualisation, et le mobile reste à l'étude.