Brief du soir, dimanche 11 octobre

Édition du soir, dimanche 11 octobre, 18:35.

Texte et voix de synthèse générés par l’IA. Comment ce texte est produit

Une édition des archives. Dernière édition

1Conflits

Des frappes touchent Riyad, Trump presse Kiev

Suite de l’édition de ce matin.

L'autorité de l'aviation civile saoudienne a indiqué qu'une attaque contre l'aéroport international King Khalid de Riyad avait fait au moins 12 morts et 309 blessés, entraînant une suspension temporaire des opérations aéroportuaires et des avertissements de plusieurs gouvernements occidentaux appelant à éviter la zone. Selon des responsables cités par un média, le Terminal 3 a été touché, tandis que la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a ensuite fait état d'un projectile tombé près de l'aéroport de Dammam et affirmé avoir intercepté un missile au sud-est de Riyad. Les Houthis n'ont pas revendiqué la frappe sur Riyad, mais une source diplomatique l'a attribuée à un missile houthi, et la coalition a promis de riposter.

500 000 t

de diesel d'abord autorisées à l'export par le gouvernement russe

Donald Trump a rouvert la possibilité d'une intervention américaine aux côtés de l'Arabie saoudite, affirmant qu'une décision serait prise, tandis que le Congrès mondial du pétrole à Riyad a annoncé qu'il se tiendrait malgré tout, sous sécurité renforcée. Dans le même temps, l'accord de Donald Trump avec Vladimir Poutine sur le diesel a dégénéré en conflit public avec Volodymyr Zelensky, qui a averti qu'assouplir les sanctions sans désescalade aiderait Moscou à prolonger la guerre. Donald Trump a ensuite déclaré que l'Ukraine avait besoin d'un nouveau dirigeant, et selon certaines informations, des responsables américains auraient menacé de limiter le partage de renseignements si Kyiv ne cessait pas de frapper les raffineries russes.

« Tout assouplissement des sanctions contre la Russie sans accord clair et durable de désescalade est une faiblesse manifeste. »

Volodymyr Zelensky

L'Europe, elle, a pris la direction opposée : Kaja Kallas a averti que les revenus du diesel russe financent la guerre, et les ministres de l'UE préparent un vaste train de nouvelles inscriptions sur les listes de sanctions. Le fil conducteur est le pétrole : l'aviation du Golfe, les prix à la pompe américains et les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes forment désormais un seul nœud politique, et chaque traction rend le compromis suivant plus difficile.

D’après : europa press, La Razón, vrtnws.be, Al Jazeera Online, newsORF.at, LesEchos.fr

2Diplomatie

Washington sanctionne la Cour après le Nobel de Pillay

Nouveau

Navi Pillay, juriste sud-africaine de 85 ans et ancienne juge de la Cour pénale internationale, a remporté le prix Nobel de la paix 2026, le comité ayant salué son action en faveur de la paix et du droit international. Donald Trump a attaqué ce choix, a qualifié le comité Nobel de corrompu et a déclaré que les États-Unis, représentés par lui-même en sa qualité de président, auraient dû l'obtenir. Quelques heures plus tard, Washington a annoncé des sanctions contre la CPI elle-même, et non plus seulement contre des juges ou des responsables à titre individuel, interdisant aux entreprises et organisations américaines toute transaction avec la Cour après un délai de grâce laissé à la diplomatie.

17

juges et responsables de la CPI déjà sanctionnés par les États-Unis

« Le plus important, c'est que des sanctions ont été annoncées par un pays contre des juges, simplement en raison des décisions judiciaires qu'ils rendent. C'est sans précédent, c'est inacceptable. »

Navi Pillay

Marco Rubio a présenté ces mesures comme une défense de la souveraineté américaine et a accusé la Cour de politisation et de s'en prendre à Israël. L'administration a indiqué vouloir réduire les ressources de la Cour et paralyser sa capacité à fonctionner, tandis que la CPI a décrit ces sanctions comme une atteinte à l'État de droit. Le parcours de Pillay rend le symbole d'autant plus frappant : elle a été juge à la CPI, a dirigé l'action de l'ONU en faveur des droits de l'homme et présidé une commission d'enquête sur le Territoire palestinien occupé et Israël, dont le rapport a conclu qu'il existait des motifs raisonnables de considérer qu'Israël commettait un génocide à Gaza.

La CPI ne dispose d'aucune force de police et dépend des États membres pour faire exécuter ses décisions : l'argent, les déplacements et le soutien politique comptent donc autant que la doctrine juridique. Cette affaire permettra de mesurer si une cour conçue pour juger les crimes les plus graves peut encore fonctionner lorsqu'une superpuissance décide que c'est le banc des accusés lui-même qui pose problème.

D’après : BBC, Correio da Manha, EL MUNDO, RTE.ie, eldiario.es, Jornal Expresso

3Climat

Simon force des évacuations sur la côte pacifique du Mexique

Nouveau

L'ouragan Simon s'est renforcé pour devenir une tempête de catégorie 4 et se dirige vers la côte centre-ouest du Mexique, avec des vents soutenus maximaux estimés à environ 249 km/h. Le Centre national des ouragans des États-Unis a mis en garde contre des vents, une onde de tempête et des précipitations catastrophiques, tandis que les autorités mexicaines ont évacué une centaine de personnes, suspendu les cours dans les zones côtières et fermé les aéroports de Puerto Vallarta et de Manzanillo pour des périodes déterminées. Le Jalisco a déclaré l'alerte rouge dans plusieurs municipalités, et Claudia Sheinbaum a exhorté les habitants à rester dans des lieux sûrs et à éviter les déplacements non indispensables.

Précipitations prévues : ouragan Simoncentimètres
  • Prévision basse25
  • Prévision haute50
  • Maximum local76

La pluie est ici l'instrument contondant. Les prévisions annoncent de 25 à 50 centimètres dans certaines parties du sud-ouest du Mexique, avec jusqu'à 76 centimètres dans certaines zones du Michoacán, du Colima et du Jalisco, de quoi transformer routes de montagne et lits de rivière en pièges. Des reportages télévisés ont également fait état d'inondations déjà en cours à Acapulco, tandis qu'à Puerto Vallarta, habitants et commerçants posaient sacs de sable et planches, plus inquiets de l'eau que du vent.

« Il y a trois ans, nous avons tout perdu. »

Elena Gulmas

Simon survient au cœur d'une saison active dans le Pacifique, où des eaux océaniques anormalement chaudes ont favorisé l'intensification des tempêtes, et le Mexique surveille déjà d'autres systèmes. Les villes touristiques peuvent barricader leurs fenêtres en une matinée, mais les collines détrempées, les aéroports fermés et les habitants côtiers effrayés révèlent l'addition plus lente : le risque climatique circule désormais par les écoles, les ports, les hôtels et chacune des routes qui sortent de la ville.

D’après : Reuters, NewsIT, ΣΚΑΪ, Le Figaro.fr, France 24, Ouest France

4Sécurité

Le Panama décrète l'urgence après des séismes dans toutes les provinces

Nouveau

Le Panama a décrété l'état d'urgence après un séisme de magnitude 7,7 suivi d'une seconde secousse de magnitude 6,6 vendredi, qui ont fait s'effondrer des bâtiments près de l'épicentre et provoqué des évacuations à travers le pays. Les autorités ont fait état de dégâts dans les 10 provinces et dans deux territoires autochtones ; 27 personnes ont été blessées et aucun décès n'a été attribué aux séismes. Le canal de Panama a continué de fonctionner pendant que des équipes d'inspection vérifiaient les installations, mince réconfort dans un pays dont la géographie donne à chaque choc infrastructurel un écho commercial.

Panama : dégâts du séismesites signalés
  • Logements examinés ou endommagés426
  • Écoles touchées419
  • Hôtels7
  • Églises13
  • Ponts9

Le bilan des dégâts donne la mesure de l'urgence : des centaines de logements et d'écoles ont été touchés, ainsi que des hôtels, des églises et des ponts. Tonosí a été coupée du reste du pays par la route et n'était accessible que par les airs, tandis que des habitants de La Villa de Los Santos ont dormi dehors après l'effondrement de maisons et d'une église historique. Plus de 100 répliques ont suivi, dont plusieurs de magnitude supérieure à 5, et certaines communautés sont restées isolées par des glissements de terrain et des routes endommagées.

« Nous faisons face à un grand désastre. »

José Raúl Mulino

Le gouvernement a indiqué qu'il consacrerait jusqu'à 100 millions de dollars aux infrastructures endommagées, et le ministre des Finances, Felipe Chapman, a assuré que l'économie ne s'arrêterait pas. C'est peut-être vrai à l'échelle nationale, mais la reconstruction après une catastrophe est locale avant d'être macroéconomique : chaque école fermée, chaque pont brisé et chaque nuit blanche dans un parc transforment un événement sismique en test de la capacité de l'État.

D’après : The Guardian, Deutsche Welle, Le Monde.fr, France 24, Notícias ao Minuto, ΣΚΑΪ

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