Washington et Téhéran élargissent la guerre du Golfe
Suite de l’édition du 2 septembre.
Les forces américaines ont frappé des sites de défense aérienne, des installations radar et des moyens navals iraniens près du détroit d’Ormuz, tandis que des responsables iraniens ont déclaré que le bombardement avait tué au moins 18 personnes et en avait blessé 108. À Kuhestak, les médias d’État iraniens et le Croissant-Rouge ont indiqué qu’une munition avait frappé un mariage au domicile de la famille Malahi, tuant quatre personnes, dont des enfants, et en blessant des dizaines. L’Iran a ensuite lancé des drones et des missiles contre des installations militaires américaines à Bahreïn, au Koweït, aux Émirats arabes unis, en Jordanie et au Kurdistan irakien, tandis que Bahreïn a déclaré que ses défenses aériennes avaient intercepté plusieurs attaques en approche. L’engrenage mêle désormais cibles militaires, victimes civiles et transport maritime commercial, une recette dangereuse dans le couloir pétrolier le plus surveillé au monde.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a présenté la frappe contre le mariage comme un crime contre les civils.
« Sirik n’est pas une histoire. Les civils sont réels. Les victimes sont réelles. »
Les données du transport maritime ont montré à quelle vitesse le risque modifie les comportements. Quatre navires transportant des matières premières ont franchi le détroit mercredi, contre une moyenne sur 10 jours d’environ 13, tandis que le Brent et le West Texas Intermediate ont légèrement reculé, les traders constatant une pause des tirs plutôt qu’un règlement. Donald Trump a déclaré que les forces américaines avaient détruit de nouveaux équipements iraniens le long de la voie maritime et a averti que d’autres frappes pourraient suivre à tout moment.
- Traversées mercredi4
- Moyenne sur 10 jours13
Le danger n’est pas seulement un blocus total. Les coûts d’assurance, les navires déroutés et la pression politique peuvent resserrer l’offre avant même que le détroit ne se ferme sur une carte. Une guerre autour d’un goulet d’étranglement a rarement besoin de le fermer complètement pour faire sentir au commerce le souffle de l’explosion.
D’après : AP NEWS, Reuters, BFMTV, The New York Times, Al Jazeera Online, Rai news