L’effondrement d’un glacier ensevelit la frontière himalayenne tandis que les sauveteurs défient des lacs instables
Suite de l’édition de ce matin.
Les secouristes au Népal et au Tibet ont fouillé dans une épaisse couche de boue après l’effondrement d’un glacier qui a charrié roches, glace et débris dans les réseaux fluviaux himalayens. L’agence népalaise de gestion des catastrophes a porté son bilan à 669 morts et a recensé près de 3 000 disparus, tandis que les médias d’État chinois ont fait état de sept morts et 554 disparus au Tibet. Les équipes ont évacué ou extrait plus de 3 700 personnes des décombres, mais la pluie a interrompu samedi les vols d’hélicoptères militaires népalais et ralenti la recherche de survivants.
- Morts au Népal669
- Disparus au Népal3 000
- Morts au Tibet7
- Disparus au Tibet554
Les opérations se sont concentrées sur le poste-frontière dévasté de Gyirong et sur le site hydroélectrique Upper Trishuli-1, où plus de 100 travailleurs restaient piégés dans un tunnel rempli de boue. Les équipes chinoises ont utilisé des drones, des radeaux et des chiens de sauvetage, tandis que les soldats népalais ont tenté d’utiliser des cordes et des paniers pour atteindre les entrées ensevelies. Un responsable des secours a livré une description sombre du passage frontalier.
« À perte de vue, il n’y a rien d’autre que des débris. »
Les ingénieurs surveillaient aussi les nouveaux lacs apparus lorsque le glissement a barré les rivières. Les images satellite ont montré qu’un lac sur la rivière Purepu Tsangpo avait rétréci à 99 000 mètres carrés après une baisse de 10 mètres du niveau de l’eau, mais les autorités continuaient de suivre une seconde étendue d’eau sous le glacier effondré. À Katmandou, des familles ont cherché des pèlerins, touristes et guides disparus dans les hôpitaux et les morgues, alors qu’ils se rendaient vers le mont Kailash. La catastrophe fait du risque montagnard lié au climat non plus un avertissement abstrait, mais un problème de transport, d’énergie et de sécurité frontalière, avec des corps à la clé.
D’après : 20 Minuten, Franceinfo, France 24, Le Temps, Ouest France, Libération