Sécurité · Zurich, Bâle et Winterthour

Le tribunal de Zurich condamne deux dirigeants de Junge Tat à 12 mois avec sursis

Le tribunal de district de Zurich a condamné vendredi 30 octobre 2026 Tobias Lingg et Manuel Corchia, les deux dirigeants du groupe d'extrême droite Junge Tat. Chacun a écopé d'une peine de 12 mois avec un sursis de quatre ans, alors que le ministère public avait requis 15 mois.

Texte IA fondé sur les articles de Le Temps, SWI swissinfo.ch, Blick.ch et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Zurich, Bâle, Winterthour, Saint-Gall · Suisse
Comment on en est arrivé là
  1. août 2023Des membres auraient décroché un drapeau « Refugees Welcome » de la façade d'un bâtiment à Saint-Gall.
  2. Début septembre 2026Ouverture du procès de six membres devant le tribunal de district de Zurich.
  3. 30 oct.Le tribunal condamne les deux dirigeants et acquitte l'unique prévenue du groupe.

Le verdict

Le tribunal de district de Zurich a rendu son jugement vendredi 30 octobre 2026 dans l'affaire visant six membres du groupe d'extrême droite Junge Tat. Ses deux dirigeants, Tobias Lingg et Manuel Corchia, âgés de 24 et 25 ans, ont été reconnus coupables, entre autres infractions, de discrimination et d'incitation à la haine. Chacun a été condamné à 12 mois de prison, avec un sursis probatoire de quatre ans, et doit également s'acquitter d'amendes fermes. Ces peines ne nécessitent aucune incarcération. Les jugements ne sont pas définitifs et peuvent faire l'objet d'un appel devant le Tribunal supérieur de Zurich.

Les autres prévenus

Les autres prévenus ont écopé d'amendes avec sursis, mais les médias divergent sur leur nombre. Keystone-ATS et Keystone-SDA avancent le chiffre de trois, tandis que la SRF en compte quatre. L'unique femme du groupe, également jugée, a été acquittée de toutes les charges. Le ministère public avait requis 15 mois pour chaque dirigeant, dont six à purger derrière les barreaux, et des amendes avec sursis pour les autres prévenus.

Peine de prison pour chaque dirigeant de Junge Tat, en moismois
Réquisitions du ministère public
15 mois
Peine prononcée (avec sursis)
12 mois

Données tirées du texte de l’article

Les charges et les faits

Les charges retenues comprenaient la discrimination, l'incitation à la haine, l'atteinte à la liberté de religion, la violation de domicile et l'infraction à la loi sur les explosifs, selon Blick. Les faits remontent à la période 2022-2024 et se sont déroulés à Zurich, Bâle, Winterthour et Saint-Gall, selon la SRF. En juin 2022, des membres ont perturbé un office de la Pride à l'église Saint-Pierre-et-Paul de Zurich et y ont apporté une grande croix en bois portant l'inscription « No Pride Month ». En octobre 2022, des membres ont interrompu une lecture pour enfants par des artistes drag au Tanzhaus de Zurich, avant de poursuivre leur protestation devant le bâtiment. D'autres actions présumées comprennent des banderoles et des fumigènes sur les toits des gares de Bâle et de Winterthour, ainsi que, en août 2023, le décrochage d'un drapeau « Refugees Welcome » de la façade d'un bâtiment à Saint-Gall.

Défense et contexte

La plupart des prévenus ont nié les faits et invoqué la liberté d'expression. Pendant le procès, ils ont refusé de témoigner et leurs avocats ont plaidé l'acquittement, soutenant que les membres n'avaient jamais été connus pour des actes de violence. La Neue Zürcher Zeitung rapporte que les deux dirigeants avaient déjà un casier judiciaire, notamment pour une protestation au printemps 2020 contre une conférence à la Haute École des arts de Zurich, où ils avaient scandé des slogans racistes et antisémites tels que « Heil Hitler ». Les deux hommes ont décrit ces actes comme des erreurs de jeunesse, un point de vue que le tribunal n'a pas partagé. Le procès s'est ouvert début septembre 2026, et les prévenus sont entrés dans la salle d'audience sous forte protection policière.

Devant le tribunal

Des manifestants portant des drapeaux LGBT et antifascistes se sont rassemblés devant le tribunal avant l'annonce du verdict, et des slogans ont été entendus à l'arrivée des prévenus. Les dirigeants se sont exprimés devant les journalistes sur les marches du tribunal. L'un d'eux a déclaré que les charges relevaient simplement du cadre de la liberté d'expression.

La suite

Les jugements n'étant pas définitifs, les condamnés ou le ministère public peuvent porter l'affaire devant le Tribunal supérieur de Zurich. Les dirigeants sont soumis à un délai probatoire de quatre ans. Les amendes liées aux peines avec sursis ne devraient être payées que si le tribunal révoque le sursis, par exemple si les hommes commettent de nouvelles infractions pendant la période probatoire.

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Sources et contexte

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