
Volkswagen envisagerait de supprimer jusqu'à 100 000 emplois et de fermer quatre usines en Allemagne
Le plus grand constructeur automobile européen envisagerait de doubler son objectif de réduction d'emplois à 100 000 postes dans le monde et de fermer quatre usines en Allemagne, selon des rapports médiatiques citant des initiés.
Les réductions annoncées
Selon un rapport de Manager Magazin citant des initiés, Volkswagen envisagerait de supprimer jusqu'à 100 000 emplois dans le monde sur un effectif actuel d'environ 657 000. Cela doublerait l'objectif précédemment annoncé de 50 000 suppressions d'emplois d'ici 2030, dont 35 000 pour la marque principale VW. La Frankfurter Allgemeine Zeitung, citant ses propres sources, a fait état d'un chiffre allant jusqu'à 60 000 suppressions d'emplois. Le document interne, faisant partie du plan « Zielbild 2030 », ne préciserait pas de chiffre définitif, laissant une marge de négociation.
- Objectif précédent (d'ici 2030)
- 50000 emplois
- Rapport FAZ
- 60000 emplois
- Rapport Manager Magazin
- 100000 emplois
Quatre usines allemandes pourraient être fermées à moyen terme : les usines VW de Hanovre, Zwickau et Emden, et l'usine Audi de Neckarsulm. La production cesserait une fois que les modèles actuels qui y sont fabriqués seront abandonnés. Aucun calendrier concret n'a été donné.
Opposition syndicale et politique
IG Metall et le comité d'entreprise de VW ont immédiatement condamné ces rapports. Dans une déclaration conjointe, la présidente d'IG Metall Christiane Benner, le responsable régional Thorsten Gröger et la présidente du comité d'entreprise Daniela Cavallo ont déclaré qu'ils lutteraient contre de tels projets.
Si de tels projets étaient mis en avant, nous les empêcherions de toutes nos forces.
Ils ont qualifié ces rapports d'inquiétants pour les salariés et ont décrit comme irresponsables les menaces contre la loi VW, la cogestion et les sites. Les représentants des salariés détiennent la moitié des sièges au conseil de surveillance, et avec les deux délégués du Land de Basse-Saxe, qui détient une participation de 20 %, ils disposent d'une majorité. Le conseil doit discuter de ces plans le 9 juillet.
Réorganisation structurelle
Au-delà des suppressions d'emplois, le plan prévoit une réorganisation en profondeur. La marque principale Volkswagen et la division composants seraient scindées en entités juridiques distinctes, ce qui pourrait faciliter l'introduction en Bourse de certaines unités. Le PDG Oliver Blume a présenté le concept de restructuration au directoire mercredi, selon les rapports. Un porte-parole de VW a refusé de commenter les documents internes mais a reconnu la transformation à l'échelle du secteur.
Il est exact que l'ensemble de l'industrie automobile et le groupe Volkswagen traversent une transformation profonde.
Pression financière et prochaines étapes
La pression en faveur de réductions plus importantes fait suite à une forte baisse des bénéfices. Au premier trimestre 2026, le bénéfice du groupe a chuté d'un quart. Le directeur financier Arno Antlitz a souligné la nécessité d'un changement fondamental à l'époque.
Nous devons fondamentalement changer notre modèle économique et réaliser des améliorations structurelles et durables.
L'accord de protection de l'emploi existant avec IG Metall, qui exclut les licenciements contraints dans les sites allemands, court au moins jusqu'en 2030. Le conseil de surveillance délibérera sur les propositions le 9 juillet, l'issue étant incertaine compte tenu de la majorité syndicale.


