Conflits · Détroit d'Ormuz et Garden City

Trump annonce qu'il déclarera le détroit d'Ormuz territoire américain, alors que l'Iran rejette cette revendication

Le président Donald Trump a déclaré lors d'un rassemblement à Garden City, New York, qu'il déclarerait bientôt le détroit d'Ormuz territoire américain, poussant le vice-ministre des Affaires étrangères iranien à insister sur le fait que cette voie navigable 'restera iranienne.' Le mémorandum d'accord de 60 jours expire lundi 17 août.

Texte IA fondé sur les articles de 20 Minuten, LaVanguardia, Deutsche Welle et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

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Photo : Daniel Torok, Public domain (Wikimedia Commons, recadrée)
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  1. 14 aoûtTrump déclare lors d'un rassemblement à Garden City qu'il déclarera le détroit territoire américain
  2. 15 aoûtGharibabadi répond : le détroit restera iranien
  3. 17 aoûtLe délai de 60 jours du MOU expire

La déclaration de Trump

Le président Donald Trump a déclaré lors d'un rassemblement dans une académie de police à Garden City, New York, le vendredi 14 août, qu'une fois l'Iran vaincu, il déclarerait le détroit d'Ormuz territoire américain. S'exprimant avec ce que les journalistes ont décrit comme un petit sourire, Trump a affirmé que les États-Unis avaient érigé une "barrière d'acier" et qu'aucun navire ne pourrait traverser le détroit sans l'autorisation américaine. Un responsable de la Maison-Blanche a confié au journaliste du Wall Street Journal Brian Schwartz que le président "plaisantait." Deux jours plus tôt, mercredi 12 août, Trump avait déjà écrit sur sa plateforme de médias sociaux que "les États-Unis ont le contrôle total du détroit d'Ormuz. Je pense que nous allons le garder !" et qu'"il n'y a rien que l'Iran puisse y faire." Téhéran a qualifié la revendication de contrôle américain de "mensonge."

« Après avoir fini de vaincre l'Iran, qui est vaincu très lourdement, très bientôt je déclarerai le détroit d'Ormuz territoire américain, en substance. Nous avons un blocus. Aucun navire ne passe sauf si nous le voulons. »

Donald Trump, président des États-Unis

La réponse de l'Iran

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a répondu samedi 15 août par des messages sur X, insistant sur le fait que le détroit "a été iranien, est iranien et restera iranien" et qu'il "ne sera ouvert et fermé que sur ordre de l'Iran." Il a prévenu qu'aussi longtemps que les États-Unis refuseront d'accepter la réalité de leur défaite et continueront de se bercer d'illusions, l'Iran continuera d'imposer un blocus.

« Le détroit d'Ormuz ne peut être conquis ni par un tweet, ni par un porte-avions, ni par un ordre, ni par un discours de campagne. L'Iran ne craint pas les menaces et n'est pas intimidé par les démonstrations de force. »

Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères

Le détroit est verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre, tandis que les États-Unis maintiennent un blocus naval sur les ports iraniens.

Pression économique et coûts intérieurs

Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré jeudi 13 août que les États-Unis prévoient d'imposer à l'Iran un isolement économique "que le monde n'a jamais vu auparavant", avec un ensemble de sanctions devant entrer en vigueur dans la semaine à venir. Trump a annoncé séparément sur Fox News une "attaque économique massive" contre l'Iran, indépendamment des développements en mer. Le conflit, qui a commencé par des bombardements israéliens et américains le 27 février 2026 selon oko.press (RFI date le début au 28 février), a fait monter les prix de l'essence aux États-Unis de plus de 35 % par rapport aux niveaux d'avant-guerre vendredi dernier. L'American Automobile Association a rapporté que les prix avaient augmenté d'un tiers au cours de l'année écoulée. Trump a déclaré au rassemblement que les Américains devraient accepter de payer "un peu plus pour l'essence" et qu'il ne "s'excuserait jamais" pour sa décision de faire la guerre. Le conflit est impopulaire, et la cote de popularité de Trump a souffert du mécontentement des ménages face au coût de la vie. Le vice-président JD Vance a adopté un ton quelque peu différent dans un discours séparé.

Cessez-le-feu effondré et négociations bloquées

Les États-Unis et l'Iran ont convenu d'un cessez-le-feu en avril par la médiation pakistanaise, et un mémorandum d'accord a été annoncé par les médiateurs le 14 juin, visant à mettre fin formellement au conflit dans les 60 jours suivant la signature. Le MOU déclarait une "cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts." Ce délai de 60 jours expire lundi 17 août. Les dispositions de l'accord sur le détroit d'Ormuz étaient si imprécises qu'il s'est rapidement désintégré. Les hostilités ont repris les 6 et 7 juillet, lorsque l'Iran a refermé le détroit, réclamé des droits de passage et tiré sur des navires commerciaux. Le 25 juillet, les Gardiens de la révolution ont déclaré avoir arrêté quatre navires après des tirs de sommation. Le 31 juillet, l'Iran a stoppé deux navires tandis que quatre pétroliers faisaient demi-tour. Le samedi 1er août, Trump a annulé les frappes prévues contre l'Iran, affirmant que les États-Unis avaient été priés par l'Iran et d'autres pays du Moyen-Orient de s'abstenir de toute attaque, et qu'un accord devrait inclure l'ouverture immédiate, complète et totale du détroit d'Ormuz et la fin de la menace nucléaire iranienne. Trump a déclaré que les "paramètres d'un accord ont été acceptés."

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Sources et contexte

Détroit d'Ormuz, Garden City · Iran, États-Unis

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