Conflits · Londres, Poole et Gdynia

Le Royaume-Uni déconnecte les caméras de drones de la Royal Navy qui envoyaient des signaux vers la Chine

Le ministère britannique de la Défense a déconnecté l'internet des caméras des drones K3 Scout après qu'un contrôle de routine a révélé que des composants fabriqués en Chine transmettaient des signaux de pulsation vers une adresse IP basée en Chine.

Texte IA fondé sur les articles de polsatnews.pl, Ziare.com, Deutsche Welle et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Londres, Poole, Gdynia · Royaume-Uni, Pologne
Comment on en est arrivé là
  1. mars 2026La flotte de drones K3 Scout entre en service dans la Royal Navy
  2. juin 2026Le gouvernement britannique annonce 5 milliards de livres sterling pour la refonte de la technologie des drones des forces armées
  3. 9 aoûtThe Telegraph rapporte que les caméras des drones K3 Scout ont transmis des données vers la Chine
  4. 10 aoûtLe ministère britannique de la Défense confirme la déconnexion des caméras ; l'histoire largement couverte par les médias européens

Découverte et réaction

Le ministère britannique de la Défense a déconnecté toutes les connexions internet des caméras montées sur les drones navals K3 Scout de la Royal Navy après qu'une évaluation de cybersécurité de routine a révélé que les caméras transmettaient des signaux de « pulsation » vers une adresse IP en Chine. The Telegraph a rapporté l'histoire le 9 août 2026. La flotte de 12 millions de livres sterling (environ 14 millions d'euros), fournie par la société de défense britannique Kraken Technology Group, est en service depuis mars 2026 et est exploitée par le Coastal Forces Squadron et le Unit 47 Commando des Royal Marines.

Les communications de pulsation sont des paquets de données confirmant qu'un appareil est en ligne et fonctionne normalement. Un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré que la vulnérabilité a été identifiée lors d'une évaluation de routine des cyber-vulnérabilités d'un sous-système sur un navire de surface sans équipage de Kraken, et qu'une enquête approfondie n'a trouvé aucune preuve que des données ou systèmes du ministère aient été consultés, compromis ou transmis à l'extérieur.

Composants chinois dans un produit britannique

Kraken Technology Group a confirmé que les caméras d'un fournisseur tiers contenaient un petit nombre de composants fabriqués en dehors du Royaume-Uni. Le fournisseur avait donné des assurances que les caméras répondaient aux exigences de sécurité, y compris les normes de la loi américaine National Defense Authorization Act, qui restreint certains équipements de surveillance et de télécommunications fabriqués en Chine dans les marchés publics fédéraux. Kraken a déclaré avoir mené un audit complet avec la Royal Navy après la découverte et avoir comblé toutes les vulnérabilités possibles.

Le K3 Scout peut transporter une charge utile de 600 kg et fonctionner en continu jusqu'à 30 jours. Le US Special Operations Command a également commandé les drones, et ils ont été testés par l'OTAN en mer Baltique, y compris au port de Gdynia lors de l'exercice BALTOPS 2026.

Préoccupations de sécurité et critiques

Une source proche du dossier a déclaré au Telegraph que les drones K3 faisaient partie d'un paquet britannique proposé pour protéger la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz. La source a décrit la situation comme un grave échec dans la vérification de l'origine des composants et a déclaré que la confiance dans la plateforme était perdue.

Des inquiétudes ont été soulevées quant au fait que les drones opéraient à proximité de réunions sensibles impliquant des hauts responsables des forces spéciales, et que les caméras auraient pu rester actives même après l'arrêt des drones. The Telegraph a rapporté une inquiétude particulière concernant l'exposition potentielle du personnel habilité au quartier général du Special Boat Service à Poole, dans le Dorset.

La politicienne conservatrice de sécurité Alicia Kearns a critiqué le gouvernement :

« Si nous ne pouvons pas dire avec certitude ce qui se trouve dans notre propre équipement militaire, alors nous ne pouvons pas dire qu'il nous appartient ou que nous sommes souverains. »

Alicia Kearns, politicienne conservatrice de sécurité

Contexte plus large

En juin 2025, le gouvernement britannique a annoncé 5 milliards de livres sterling (environ 5,8 milliards d'euros) pour une refonte de la technologie des drones des forces armées, tout en promouvant un approvisionnement britannique accru. L'incident est un revers pour cette politique, car les bateaux K3 Scout sont classés comme un produit britannique mais contenaient des composants chinois.

L'affaire s'ajoute aux préoccupations existantes au Royaume-Uni concernant la technologie chinoise dans les infrastructures sensibles. En 2025, le MI5 a adressé un avertissement aux parlementaires sur les efforts d'ingérence des renseignements chinois. En 2020, le Royaume-Uni a interdit à Huawei de participer à son réseau 5G. Des caméras de surveillance fabriquées en Chine ont été retirées ou restreintes dans certains bâtiments publics britanniques, et l'accès à certaines installations militaires a été limité pour les véhicules électriques fabriqués en Chine.

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Sources et contexte

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