Élections · Washington et Madrid
Les démocrates remportent les deux chambres aux midterms américaines, des éditorialistes espagnols y voient un revers pour Trump
Les projections donnent aux démocrates le contrôle des deux chambres du Congrès après les élections de mi-mandat du 3 novembre. Des éditorialistes espagnols relient le résultat aux prix, aux droits de douane et à la guerre contre l'Iran, ainsi qu'à un rejet plus large du populisme.
Texte IA fondé sur les articles de EL PAÍS, La Razón, LaVanguardia et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Les projections donnent aux démocrates le contrôle des deux chambres après les élections de mi-mandat du mardi 3 novembre. La Razón rappelle qu'en 1994 les démocrates avaient perdu les deux chambres et que Clinton avait été réélu en 1996 avec 379 grands électeurs contre 159 pour Bob Dole.
El País indique que Trump a accepté le résultat sans le contester par des accusations de fraude, et La Vanguardia note qu'il n'a pas rejeté le scrutin comme après 2020.
Dezcallar cite une hausse de 43 % du prix de l'essence et de 68 % du gazole, un coût qu'il estime à environ deux mille dollars par foyer et qu'il relie aux droits de douane et à la guerre contre l'Iran.
Dezcallar affirme que le contrôle des deux chambres ouvre la voie à une procédure de destitution contre Trump et sur les affaires de sa famille, et que Hegseth est sous pression à propos de la guerre contre l'Iran et de frappes contre des bateaux présentés comme transportant de la drogue dans le golfe du Mexique.
Le résultat des midterms
Les projections donnent aux démocrates le contrôle des deux chambres du Congrès après les élections de mi-mandat tenues le mardi 3 novembre, et les éditorialistes d'El País lisent ce vote comme un désaveu de Donald Trump et de ses alliés. La Razón note que les projections obligent l'administration Trump à affronter une nouvelle réalité politique, tout en soutenant que le résultat ne met pas fin à la vigueur de l'économie américaine ni au mouvement MAGA. Selon El País, Trump a accepté le résultat plutôt que de le contester en invoquant des fraudes, même si une chronique affirme qu'il a passé les jours suivants à en accuser d'autres. Jorge Dezcallar, dans La Vanguardia, qualifie le vote de référendum sur le président et affirme que les démocrates ont aussi gagné le Sénat, qu'il présente comme la plus difficile des deux chambres à conquérir. La Razón rappelle qu'en 1994 les démocrates avaient perdu les deux chambres du Congrès, et que Bill Clinton avait été réélu en 1996 avec 379 grands électeurs contre 159 pour Bob Dole.
Prix, droits de douane et guerre contre l'Iran
Les éditorialistes attribuent une large part du rejet aux prix plutôt qu'à l'idéologie. El País relie le vote à une forte hausse des prix du pétrole et à un pouvoir d'achat érodé par ce qu'il appelle des droits de douane universels et la guerre contre l'Iran. Dezcallar indique que le prix de l'essence a augmenté de 43 % et celui du gazole de 68 %, un coût qu'il estime à environ deux mille dollars par foyer, et il qualifie la guerre d'erreur qui a fait monter les prix. Une autre chronique d'El País affirme que les sondages qu'elle consulte convergent : le coût de la vie est la principale raison pour laquelle les électeurs ont sanctionné les républicains. La Razón adopte une lecture plus nuancée, soutenant qu'une économie peut croître fortement alors que les électeurs restent inquiets pour l'alimentation, le logement et le carburant.
Le message démocrate
Une chronique d'El País soutient que les démocrates ont commencé à prendre au sérieux la colère de leurs électeurs, en présentant le coût de la vie comme un problème avec des responsables identifiables plutôt que comme une question technique. Elle cite Zohran Mamdani à New York, qui a traduit ce message en politiques telles qu'un gel des loyers pour un million d'appartements. Au Texas, selon la chronique, un séminariste a battu le républicain Ken Paxton malgré plus de 200 millions de dollars d'Elon Musk, en faisant campagne contre un système qu'il décrit comme truqué en faveur du 1 % le plus riche. Dezcallar énumère d'autres premières de ce scrutin, dont le premier sénateur musulman, le premier sénateur ouvertement homosexuel et le premier sénateur démocrate du Texas en 33 ans.
Les limites au pouvoir présidentiel
Une chronique d'El Mundo soutient que les institutions américaines ont contenu Trump, citant un président de la Réserve fédérale qui a ignoré ses ordres de baisser les taux d'intérêt. La même chronique cite un juge de la Cour suprême qui a annulé ses droits de douane au motif qu'ils relèvent du Congrès et non du président. Tous deux ont été nommés par Trump, et pourtant la chronique affirme qu'ils ont placé la préservation des institutions au-dessus de leurs inclinations politiques. Elle cite aussi Daron Acemoglu, qui a déclaré à Bloomberg que les salaires corrigés de l'inflation des hommes sans diplôme universitaire avaient baissé entre 1980 et 2013 alors que l'économie croissait. La chronique avertit que si les démocraties occidentales n'offrent pas à leurs classes moyennes une certaine certitude de prospérité, un autre Trump suivra.
L'Espagne et l'Europe
El País affirme que la vague électorale atteint l'Europe et fait reculer l'extrême droite, citant Meloni, Le Pen, Weidel et Abascal. El Mundo cite Viktor Orbán et Alexsandar Vucic parmi les dirigeants populistes qui ont eux aussi subi des revers récents, et soutient que Pedro Sánchez gouverne de manière illibérale, une accusation que ses partisans rejettent selon le journal. La Moncloa, selon El Mundo, a suggéré que le résultat annonce une reconquête socialiste, alors que les sondages montrent toujours le parti à la traîne. Eldiario.es affirme que la droite espagnole se distancie de Trump et relie Feijóo et Abascal à des promesses de coupes, tout en notant que Cayetana Álvarez de Toledo a annoncé que sa première mesure serait d'interdire les dispositifs d'interprétation simultanée. La chronique d'El Mundo conclut que si le même schéma se répète en Espagne, Sánchez lui-même quitterait le pouvoir.
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Sources et contexte
- EL PAÍSRépudiation de l'autocratie et du pouvoir de l'argentRepudio de la autocracia y del poder del dinero · original en espagnol
- EL PAÍSAprès le « woke » ?¿Después de lo 'woke'? · original en espagnol
- EL PAÍSLa politique de la cruautéLa política de la crueldad · original en espagnol
- La RazónLa leçon pour Trump et le MAGA : plus de Reagan, plus de ThatcherLa lección para Trump y el MAGA: más Reagan, más Thatcher · original en espagnol
- Donald Trump
- Président américain dont le parti a perdu le contrôle des deux chambres du Congrès aux élections de mi-mandat
- Jorge Dezcallar
- Éditorialiste à La Vanguardia, auteur d'une analyse du résultat des midterms
- Daron Acemoglu
- Économiste dont El Mundo cite les propos à Bloomberg sur les salaires
- Bill Clinton
- Ancien président américain cité par La Razón pour avoir perdu les deux chambres en 1994 puis été réélu en 1996
- Zohran Mamdani
- Homme politique cité par El País pour avoir traduit la colère liée au coût de la vie en politiques, dont un gel des loyers à New York
- Ken Paxton
- Républicain battu au Texas selon une chronique d'El País
- Elon Musk
- Milliardaire de la tech ayant financé les campagnes républicaines à hauteur de plus de 200 millions de dollars, selon une chronique d'El País
- Pete Hegseth
- Secrétaire américain à la Défense sous pression à propos de la guerre contre l'Iran, selon Dezcallar
- Pedro Sánchez
- Président du gouvernement espagnol dont la manière de gouverner est comparée à celle de Trump par la chronique d'El Mundo
- Lieux
- Washington, États-Unis, Madrid, Espagne, Iran, Serbie
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