Le Premier ministre letton propose une bière en moins par Européen et par an pour aider l'Ukraine
Le 15 octobre, le Premier ministre letton Andris Kulbergs a proposé que chaque Européen boive une bière de moins par an et consacre l'argent économisé à la défense de l'Ukraine, à l'ouverture du sommet de l'UE à Bruxelles.
Une bière pour l'Ukraine
Le Premier ministre letton Andris Kulbergs a proposé le 15 octobre que chaque Européen boive une bière de moins par an et affecte l'argent économisé à la défense de l'Ukraine face à la Russie. Il a fait cette déclaration devant des journalistes au début du premier jour du sommet du Conseil européen à Bruxelles. Andris Kulbergs a présenté le prix d'une bière comme dérisoire face aux vies humaines en jeu en Ukraine, soutenant que les Européens boiraient moins tandis que les Ukrainiens conserveraient la vie. Son pays partage une frontière avec la Russie, ce qu'il a cité comme raison d'urgence.
Les chiffres qui sous-tendent la proposition proviennent du dernier rapport de The Brewers of Europe. L'UE a consommé 29,128 milliards de litres de bière en 2025, selon l'association, et les publications fondées sur ces données situent la consommation moyenne à environ 79 litres par personne et par an, soit près de 239 bouteilles de 33 centilitres. Les articles ont aussi souligné qu'une bière non achetée ne se transforme pas automatiquement en aide. L'argent reste chez les consommateurs à moins d'être donné ou acheminé par un mécanisme, et l'UE ne le collecte pas d'elle-même.
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Hiver et sanctions
Andris Kulbergs a déclaré que l'Ukraine affronte un hiver très difficile alors que les hostilités avec Moscou s'intensifient. Il a dit aux 27 États membres qu'ils devaient être capables de montrer leur force et d'apprendre à ne pas dépendre des autres pour soutenir Kyiv. Il a soutenu que la Russie ne progresse pas de manière significative sur le front et subit de lourdes pertes, tout en appelant l'Europe à maintenir son soutien.
Il a également demandé de nouvelles sanctions contre la Russie et une interdiction des visas touristiques pour les ressortissants russes. Andris Kulbergs a repris l'appel des États baltes à interdire les exportations de céréales russes via l'UE, une demande que les trois pays ont formulée dans une lettre au président du Conseil européen Antonio Costa. Il a établi un contraste, affirmant que les Ukrainiens ne peuvent pas exporter de céréales parce que la mer Noire est fermée, alors que la Russie le peut encore.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé à faire tout le possible pour aider l'Ukraine à passer l'hiver et à la soutenir l'an prochain. Le Premier ministre néerlandais Rob Jetten a déclaré que l'UE devait passer la vitesse supérieure. Plusieurs dirigeants ont ainsi réclamé un engagement plus ferme envers Kyiv lors de ce même sommet.
Tensions avec Washington
Plusieurs dirigeants ont déclaré que les relations entre Kyiv et Washington s'étaient récemment dégradées. Ce changement a suivi l'annonce d'un accord entre les États-Unis et la Russie sur la fourniture de diesel et un assouplissement temporaire des sanctions américaines sur les exportations d'énergie russes.
La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a déclaré que l'UE adopte une approche clairement différente de la guerre, estimant que la pression doit s'exercer sur l'agresseur et non sur la victime. La Première ministre danoise Mette Frederiksen a déclaré que l'alliance occidentale se trouvait dans une position moins bonne que quelques jours plus tôt. Le Premier ministre estonien Kristen Michal a dit qu'il faisait toujours confiance au partenaire américain, tout en ajoutant que même un bon ami a parfois besoin qu'on lui rappelle ce qui est juste.
La visite de Zelensky et le budget
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé à Bruxelles le 15 octobre pour s'entretenir avec plusieurs dirigeants. Dans une publication sur X, il a cité des rencontres avec le secrétaire général de l'OTAN et des dirigeants européens, dont Bart De Wever et Emmanuel Macron. Il devait également être reçu par le roi des Belges.
Le 16 octobre, Volodymyr Zelensky doit rencontrer les dirigeants de l'UE en tant qu'invité pour discuter de l'évolution de la guerre avec la Russie. Le sommet abordera aussi le budget pluriannuel de l'UE, un sujet sur lequel les États membres ne sont pas encore parvenus à une position commune.
