Le tribunal d'instruction n° 35 de Madrid, sous la juge Inmaculada Lova Ruiz, a admis la plainte de Hazte Oír contre Sofía Puente alors que le parquet provincial de Madrid demandait son classement.
Signée par Puente en tant que directrice générale de la sécurité juridique et de la foi publique, l'instruction permettait aux consulats d'accepter une preuve de départ d'Espagne entre le 18 juillet 1936 et le 31 décembre 1955 au lieu d'une preuve d'exil.
Le parquet invoquait une plainte de 2022 déposée par l'Asociación para la Reconciliación y la Verdad Histórica, classée par le tribunal n° 21 de Madrid, mais la juge a décidé que la nouvelle plainte devait suivre son cours.
Puente n'est pas encore officiellement mise en cause et la juge doit encore statuer sur les demandes de preuves, dont les dépositions de Félix Bolaños et José Manuel Albares, après le versement d'une caution de 1 000 euros par l'association.
Un tribunal d'instruction de Madrid a admis une plainte déposée par l'association Hazte Oír contre Sofía Puente, secrétaire générale pour l'innovation et la qualité du service public de la justice et sœur du ministre des Transports Óscar Puente. L'ordonnance a été signée par la juge Inmaculada Lova Ruiz, du tribunal d'instruction n° 35 de Madrid, et plusieurs médias en ont pris connaissance. La juge a écarté le parquet provincial de Madrid, qui avait demandé le classement de la plainte. L'ordonnance estime que les faits « présentent des caractéristiques » susceptibles de constituer un délit de prévarication administrative et ouvre une procédure préliminaire afin de déterminer la nature des faits et les personnes impliquées.
La plainte porte sur une instruction datée du 25 octobre 2022 prise en application de la loi sur la mémoire démocratique, connue sous le nom de « ley de nietos » (loi des petits-enfants). Puente l'a signée alors qu'elle était directrice générale de la sécurité juridique et de la foi publique. L'instruction demandait aux consulats d'accepter comme descendants d'exilés toute personne documentant le départ de proches d'Espagne entre le 18 juillet 1936 et le 31 décembre 1955, la preuve du départ remplaçant ainsi la preuve de l'exil lui-même. La plainte de l'association affirme :
« L'instruction a permis d'accéder à la nationalité sans prouver l'exil dans des cas où la loi exigeait cette condition. »
Hazte Oír demande également au tribunal d'établir comment l'instruction a été rédigée et d'obtenir les rapports internes, les communications et les circulaires envoyées aux consulats. L'association souhaite que le tribunal précise la portée des naturalisations accordées et leur effet sur les listes électorales à l'étranger.
Le parquet provincial de Madrid a demandé au tribunal de rejeter la plainte au motif de l'autorité de la chose jugée. Il invoquait une plainte de 2022 contre la même personne, déposée par l'Asociación para la Reconciliación y la Verdad Histórica, que le tribunal d'instruction n° 21 de Madrid avait classée après n'avoir trouvé aucune infraction dans l'instruction. Le parquet soutenait qu'il existait une « identidad subjetiva y objetiva » entre les deux affaires, et Puente elle-même avait aussi fait valoir que le dossier avait déjà été classé. Puente et le parquet estimaient donc que le tribunal ne devait pas réexaminer l'affaire. La juge a néanmoins considéré que la nouvelle plainte devait être instruite.
La juge a fixé une caution de 1 000 euros que l'association doit verser avant que le tribunal ne poursuive, selon El Mundo et El Confidencial. La Razón rapporte que la juge a accordé à l'association un délai maximal de dix jours pour répondre aux écritures du parquet et de Puente. La juge statuera ultérieurement sur les preuves demandées, notamment la déposition de Puente en qualité de personne mise en cause et les déclarations du ministre de la Justice Félix Bolaños et du ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares. El Confidencial rapporte que Puente n'est pas encore officiellement mise en cause et que le tribunal s'est pour l'instant borné à ouvrir le dossier et à demander des informations à d'autres juridictions. Par ailleurs, la Cour suprême examine si l'instruction est nulle et a contesté les droits de vote des personnes ayant obtenu la nationalité sur son fondement. L'affaire concernant Puente reste donc à un stade préliminaire.
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Un tribunal d'instruction de Madrid a admis une plainte contre Sofía Puente, sœur du ministre des Transports Óscar Puente, portant sur une instruction de 2022 liée à la « ley de nietos ». Le parquet provincial de Madrid avait demandé le classement de la plainte.
Texte IA fondé sur les articles de LaVanguardia, EL MUNDO, LaSexta et d’autres médias. Publié .