
Un séisme de magnitude 3,2 au large de la côte sud-ouest de Fuerteventura
Une secousse de magnitude 3,2 s'est produite à 05h06 vendredi, à quatre kilomètres de profondeur près de Pájara, provoquant de légères vibrations dans cinq communes, sans dégâts signalés.
Secousse enregistrée au large de Pájara
Un séisme de faible intensité s'est produit au large de la côte sud-ouest de Fuerteventura au petit matin du vendredi 2 octobre 2026. Les données de l'Institut géographique national (Instituto Geográfico Nacional, IGN) situent la secousse à 05h06, heure locale des Canaries. L'épicentre se trouvait dans l'océan Atlantique au large de la côte de Barlovento, à environ 24 kilomètres de la commune de Pájara, dans la province de Las Palmas. Le matériel sismologique a enregistré l'hypocentre à une faible profondeur de quatre kilomètres sous le fond marin. Les organismes publics et les rapports de surveillance ont relevé de légères différences dans les premières estimations de magnitude, les valeurs allant de 3,0 dans les alertes initiales à 3,2 mbLg et 3,4 dans les mises à jour publiées ensuite sur le site de l'IGN.
Intensité et étendue géographique à Fuerteventura
La secousse a été ressentie dans une vingtaine de localités situées dans le sud et sur la côte ouest de l'île. Les vibrations se sont concentrées à Pájara et se sont étendues aux communes voisines de Tuineje, Betancuria, Antigua et La Oliva. Les sismologues ont classé l'événement entre les niveaux d'intensité II et III de l'échelle macrosismique européenne (EMS-98). Cette classification correspond à de faibles mouvements du sol, sans dommage structurel pour les bâtiments, les logements ou les infrastructures publiques. Les autorités locales et les services d'urgence ont confirmé que la secousse n'a provoqué aucune destruction matérielle ni blessé parmi les habitants. L'IGN donne une description précise des mouvements du sol relevant de cette plage d'intensité :
Ressenti par certaines personnes à l'intérieur des bâtiments. Les personnes au repos perçoivent un balancement ou une légère secousse. Les objets suspendus oscillent légèrement.
Signalements des habitants via les enquêtes macrosismiques
Pour vérifier les effets au sol, l'IGN a activé son questionnaire macrosismique en ligne immédiatement après la secousse. Le portail permet aux habitants de toute Fuerteventura de transmettre des témoignages directs sur la manière dont ils ont vécu l'événement. Les répondants indiquent leur position exacte à 05h06, précisent s'ils dormaient ou étaient éveillés et décrivent leurs réactions émotionnelles et physiques. L'enquête recueille aussi des informations sur le balancement des lampes suspendues, le déplacement des meubles ou la chute de petits objets au sol. L'IGN considère ces signalements citoyens comme des informations essentielles et les combine aux relevés des sismographes pour évaluer l'intensité des secousses et estimer les dégâts potentiels.
Précédents historiques et activité régionale
La collecte d'observations macrosismiques standardisées en Espagne remonte au XVIIIe siècle, sous l'administration du roi Fernando VI. Après le séisme de Lisbonne de 1755, qui a fait près de 100 000 morts dans la péninsule Ibérique, Fernando VI a mis en place le premier questionnaire systématique du pays pour évaluer les dégâts sismiques dans les villes et les villages. Cette enquête historique a évolué au fil des siècles pour devenir les enquêtes numériques actuelles utilisées par les sismologues contemporains. La secousse de vendredi au large de Pájara a aussi clos une période sismique calme dans la zone : il s'agit du premier séisme enregistré dans ce secteur précis au cours des 30 jours précédents.
- Le roi Fernando VI met en place le premier questionnaire macrosismique d'Espagne après le séisme de Lisbonne
- Le secteur de Pájara n'enregistre aucun événement sismique sur une période de référence de 30 jours
- Un séisme se produit à 24 kilomètres au large de Pájara, à une profondeur focale de 4 kilomètres


