Gouvernement · Miami

Un juge rejette la plainte en diffamation de 10 milliards de dollars de Trump contre le Wall Street Journal

Un juge fédéral de Miami a rejeté la plainte en diffamation de 10 milliards de dollars de Donald Trump au sujet d'une lettre d'anniversaire adressée à Jeffrey Epstein en 2003, statuant que la demande ne peut pas être redéposée.

Texte IA fondé sur les articles de EL MUNDO, Le Soir, Irish Examiner et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Miami · États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 2003Une lettre portant le nom de Trump est incluse dans un album pour le 50e anniversaire d'Epstein
  2. 2025Le Wall Street Journal publie son article sur la lettre
  3. 31 oct.Le juge Darrin P. Gayles rejette définitivement la nouvelle plainte

La décision

Le samedi 31 octobre 2026, le juge fédéral Darrin P. Gayles, à Miami, a rejeté la plainte en diffamation de Donald Trump contre The Wall Street Journal, statuant que la demande ne peut pas être redéposée. Trump réclamait 10 milliards de dollars de dommages et intérêts et avait aussi cité Rupert Murdoch comme défendeur. La plainte accusait le journal et ses journalistes d'avoir publié en connaissance de cause et avec témérité de nombreuses déclarations fausses, diffamatoires et dénigrantes, qui, selon elle, avaient causé un préjudice financier et réputationnel considérable au président. C'était la deuxième fois que l'affaire était rejetée : Gayles avait une première fois écarté la plainte environ six mois plus tôt, et Trump avait ensuite déposé une version modifiée. Le rejet est définitif, la demande ne peut donc pas être déposée à nouveau, même si Trump peut encore demander à une cour d'appel d'examiner la décision.

La lettre au cœur de l'affaire

Le Journal a publié son article en 2025, décrivant une lettre à connotation sexuelle que le journal disait porter le nom de Trump et figurer dans un album composé pour le 50e anniversaire de Jeffrey Epstein, en 2003. Le texte s'inscrit à l'intérieur du contour d'une femme nue dessinée à la main et se termine par le souhait que chaque jour soit un nouveau merveilleux secret. Selon le journal, Ghislaine Maxwell, alors compagne d'Epstein, avait demandé à plusieurs dizaines de ses relations d'y contribuer, et Trump faisait partie des personnes sollicitées. Trump a nié avoir écrit la lettre et qualifié l'article de « faux, malveillant et diffamatoire ». Epstein a été arrêté et inculpé en juillet 2019 pour trafic sexuel de mineurs et association de malfaiteurs en vue de commettre cette infraction ; il est mort dans sa cellule new-yorkaise un mois avant son procès.

Le raisonnement du juge

Gayles a estimé que Trump n'avait pas démontré que le Journal avait agi avec « malveillance effective », une norme que les personnalités publiques doivent remplir en prouvant que les défendeurs savaient qu'une déclaration était fausse ou ont agi avec un mépris téméraire de la vérité. La décision indique que la plainte « se raccrochait à des branches » en tentant de « fabriquer » des failles dans l'enquête du journal. Selon Le Soir, le juge ne s'est pas prononcé sur l'authenticité de la lettre, mais a estimé que le Journal avait enquêté sur l'affaire et l'avait publiée de bonne foi. Dans sa décision de 20 pages, Gayles a rejeté l'argument de Trump selon lequel, dès lors qu'il avait déclaré la lettre fausse, le journal aurait dû ignorer tout le reste de ce qu'il avait appris. Il l'a formulé sans détour :

« Mais ce n'est pas ce qu'exige la norme de la malveillance effective, et cela se heurte au premier amendement. »

Darrin P. Gayles, juge fédéral du district sud de Floride

La réponse de l'équipe juridique de Trump

Un porte-parole de l'équipe juridique de Trump a déclaré dans un communiqué que le président continuerait de faire avancer l'affaire contre le Journal et tous les autres défendeurs. Le porte-parole a ajouté que Trump entendait poursuivre ceux qu'il accuse de tromper le public par des calomnies. Les options de Trump sont désormais plus étroites : il ne peut pas déposer une nouvelle version modifiée de la plainte devant le tribunal de district, même si un appel reste possible. Le premier rejet était intervenu environ six mois avant cette décision ; l'affaire a donc été écartée deux fois par le même tribunal.

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Sources et contexte

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