Gouvernement · Varsovie

Des députés du PiS déploient des banderoles « Tusk=dictateur » pendant le discours de Roberta Metsola au Sejm

Des députés de l'opposition ont déployé des banderoles « Tusk=dictateur » et dénoncé un coup d'État alors que Roberta Metsola s'exprimait devant le Sejm le vendredi 6 novembre. Donald Tusk a répondu par une photo et une phrase sarcastique sur X, sans engager le débat.

Texte IA fondé sur les articles de naTemat.pl, Nasz Dziennik, TVP Info et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Varsovie · Pologne
Comment on en est arrivé là
  1. 5 nov.Metsola rencontre Donald Tusk et le président Karol Nawrocki à Varsovie
  2. Matin du 6 novembreMetsola rencontre le maréchal Włodzimierz Czarzasty
  3. Après 10 h, le 6 novembreReprise du Sejm ; des députés du PiS déploient des banderoles « Tusk=dictateur » pendant le discours de Metsola
  4. Le même jour, 6 novembreTusk répond sur X par une photo et une phrase

Des banderoles pendant le discours

Des députés du PiS ont déployé des banderoles dans la salle du Sejm pendant que Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, s'adressait à la chambre le vendredi 6 novembre. La plus grande banderole portait « Tusk=dictateur », et des pancartes plus petites, en anglais et en français, affirmaient qu'un coup d'État fomenté par Donald Tusk était en cours en Pologne. L'action est intervenue après la reprise de la séance du Sejm, peu après 10 heures ce matin-là. Metsola a commencé en polonais avant de passer à l'anglais, ouvrant par un vers de la poétesse Wisława Szymborska sur le fait que l'on ne connaît vraiment les gens, et les nations, qu'une fois qu'ils ont été éprouvés. Elle a ensuite soutenu que la Pologne avait montré à plusieurs reprises ce que signifie sortir d'une telle épreuve plus forte et plus juste, et elle a consacré une part substantielle de son discours à Jean-Paul II.

Visite et entretiens

Metsola est arrivée en Pologne le jeudi 5 novembre, où elle a rencontré Donald Tusk puis le président Karol Nawrocki. Le vendredi matin, elle a rencontré le maréchal du Sejm Włodzimierz Czarzasty, et elle a ensuite déclaré aux journalistes que leurs entretiens avaient porté sur trois sujets : la menace hybride croissante, la coopération entre les parlements et le cadre financier pluriannuel 2028-2034. Elle a affirmé que la Pologne alertait depuis longtemps sur les menaces venant de l'Est et que l'Europe l'entendait désormais. Elle a également remercié la Pologne de mener les efforts au sein de l'UE et de l'OTAN en matière de défense. TVP Info a replacé la visite dans le contexte d'un conflit autour du Tribunal constitutionnel, conflit qui a aussi encadré les banderoles.

La réponse de Tusk et l'annonce

Maciej Zemła, journaliste pour wPolsce24, a écrit sur X avant la séance que des députés du PiS apporteraient des banderoles en anglais évoquant une prise de force du Tribunal constitutionnel. Certaines pancartes montraient des unités de police anti-émeute envoyées au Tribunal. Tusk n'est pas entré dans le débat. Il a publié une photo et une seule phrase sur X, que voici.

« Dans un instant, ils vont se mettre à chanter et à vendre des montres. »

Donald Tusk, premier ministre de Pologne

Marcin Porzucek, député de l'opposition, a publié sur X un enregistrement de la protestation et s'est adressé directement à la présidente du Parlement européen.

« Nous avons un message important pour elle, si elle ne l'a pas encore remarqué. »

Marcin Porzucek, député de l'opposition

La suite

La chambre a également inscrit à son ordre du jour une motion de censure du PiS contre le ministre de l'Intérieur et de l'Administration Marcin Kierwiński. Les députés devaient examiner cette motion après le discours de Metsola. La visite de Metsola s'est poursuivie après la séance du Sejm, et la protestation n'a pas modifié l'agenda de ses entretiens avec les dirigeants polonais tel qu'il a été rapporté jusqu'ici.

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Sources et contexte

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Pologne

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