Élections · Washington

Les républicains perdent les deux chambres, Trump se concentre sur sa salle de bal après la défaite

Les républicains ont perdu leur majorité à la Chambre des représentants comme au Sénat lors des élections de mi-mandat du 3 novembre, et certains stratèges du parti veulent désormais que Trump change de cap. Sa première apparition publique après le scrutin a été une visite du chantier de la salle de bal de la Maison-Blanche.

Texte IA fondé sur les articles de Der Tagesspiegel, Handelsblatt, Spiegel Online et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington · États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 3 nov.Élections de mi-mandat : les républicains perdent leur majorité à la Chambre et au Sénat
  2. 3 novembre, tard dans la soiréeTrump déclare à Fox News qu'il ne voit pas le résultat comme une attaque contre lui
  3. 4 nov.Première apparition publique depuis le vote, sur le site de la salle de bal de la Maison-Blanche

Les républicains perdent les deux chambres

Les républicains ont perdu leur majorité à la Chambre des représentants et au Sénat lors des élections de mi-mandat du mardi 3 novembre 2026, laissant le Congrès aux mains des démocrates. Watson rapporte une perte d'au moins 7 sièges au Sénat et d'au moins 40 sièges à la Chambre, le parti perdant aussi dans des fiefs républicains comme le Texas, la Caroline du Sud et le Mississippi. Selon une vaste enquête auprès des électeurs citée par Handelsblatt, le mécontentement à l'égard de la politique de Trump, et en particulier la hausse des prix des carburants liée à la guerre avec l'Iran, a été une raison centrale de la défaite. Le mandat de Trump doit s'achever en janvier 2029, et les démocrates devraient rendre plus difficile le temps qu'il lui reste à la Maison-Blanche.

Vance et la question de la succession

Le vice-président JD Vance, largement considéré comme l'héritier politique probable de Trump, s'était déjà distancié de lui et avait imputé les pertes à la guerre en Iran. Dans une déclaration écrite, il a affirmé que de nombreux électeurs qui l'avaient soutenu, lui et Trump, deux ans plus tôt étaient en colère, et il les a exhortés à utiliser cette colère pour sauver le pays. Un sondage qu'il cite indique que les électeurs déçus voulaient la fin de la guerre en Iran, un recentrage sur le coût de la vie et l'inflation, l'Amérique d'abord et un changement des relations avec Israël. Trump a minimisé les perspectives de Vance, affirmant que celui-ci pourrait ne pas se présenter et qu'il ne savait pas qui le ferait. Marco Rubio, secrétaire d'État, a également été cité comme candidat possible. Marc Short, ancien chef de cabinet de Mike Pence, a déclaré que la défaite n'aide pas la candidature de Vance et pourrait même lui nuire.

Les stratèges réclament un changement de cap

Des stratèges et conseillers républicains ont exigé un remaniement de l'équipe de la Maison-Blanche, plus de discipline et la fin de politiques contestées comme la guerre en Iran et les droits de douane. John Feehery a qualifié le résultat de catastrophe pour Trump, affirmé qu'il devait faire le ménage chez lui et averti que Trump deviendrait un lame duck à chaque jour qui passe. Un autre conseiller du parti a mis en garde contre une nouvelle défaite au prochain scrutin si Trump s'en tenait à ses thèmes actuels. Selon un conseiller, des groupes de discussion menés pour des courses sénatoriales disputées dans le Michigan et l'Iowa ont montré une inquiétude croissante. Davantage d'électeurs républicains et indépendants se seraient opposés, rapporte-t-on, à l'attention de Trump pour la salle de bal de la Maison-Blanche et les travaux de rénovation à Washington.

La première apparition de Trump après le vote

La première apparition publique de Trump après l'élection a eu lieu le mercredi 4 novembre, lorsqu'il a invité des journalistes sur le chantier de la salle de bal à la Maison-Blanche. Le projet de salle de bal impliquait la démolition de l'aile Est, et Handelsblatt citait aussi, parmi ses projets de construction, un arc de triomphe très contesté et la rénovation d'un golf traditionnel à Washington. Les récits divergent sur la durée de son intervention, avec des estimations de près de 20 minutes et de près de 30 minutes. Il n'a pas mentionné l'élection dans un premier temps. Ce n'est qu'après la question d'un journaliste qu'il a reconnu que la guerre avec l'Iran avait contribué aux pertes républicaines, tout en défendant le conflit comme nécessaire car il s'attendait à une hausse bien plus forte des prix du pétrole. Interrogé pour savoir si perdre le Sénat en valait la peine, il a répondu oui et déclaré qu'il n'avait pas d'autre choix. Il a aussi interrompu les questions des journalistes sur une éventuelle procédure de destitution lancée par les démocrates.

Le ton de Trump envers les démocrates

Dans un entretien accordé à Fox News tard mardi soir, Trump a déclaré qu'il ne voyait pas la victoire des démocrates comme une attaque contre lui. Il les a félicités pour leur bon travail et affirmé qu'il travaillerait avec la nouvelle majorité sur de nombreux sujets, n'utilisant son veto que si leurs propositions étaient trop extrêmes. Dans une première réaction, il a également exclu un remaniement ministériel et rappelé que son nom n'était pas sur le bulletin de vote. Mercredi, il a dit qu'il s'entendrait probablement bien avec les démocrates, sauf s'ils voulaient semer la discorde. Les démocrates ont indiqué qu'ils s'efforceraient d'alléger la charge des Américains confrontés à des courses chères ou à des taux d'intérêt élevés, et qu'ils examineront de près la conduite des affaires du gouvernement.

Colère des électeurs et questions ouvertes

Reinhard Keck, journaliste de FOCUS en reportage à Washington, a déclaré que la défaite était encore plus dure que ne l'avaient prédit de nombreuses prévisions, après avoir échangé avec des électeurs lors de soirées électorales. Parmi eux figuraient d'anciens partisans de Trump qui ont cette fois voté démocrate. Un jeune avocat lui a raconté n'avoir voté que pour Trump dans sa vie jusqu'ici, y compris cette fois, et avoir qualifié le résultat de bain de sang. Keck a indiqué que les électeurs étaient inquiets du Moyen-Orient, d'une possible normalisation des relations avec la Russie et du coût élevé de la vie, qui frappe le plus durement les bas revenus.

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