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Trump rompt avec les géants du pétrole, exige qu'Exxon et Chevron baissent les prix alors que l'essence à 4 $ et les élections de mi-mandat se télescopent

Alors que l'essence américaine dépasse 4 $ le gallon et que les élections de mi-mandat ont lieu dans trois mois, Donald Trump s'en est pris à l'industrie pétrolière qu'il a longtemps soutenue, accusant ExxonMobil et Chevron de tirer profit de la guerre qu'il a lancée contre l'Iran.

Texte IA fondé sur les articles de Franceinfo, Ouest France, Süddeutsche Zeitung et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

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En bref

Washington · États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. Fin juillet 2026ExxonMobil et Chevron publient leurs résultats du deuxième trimestre
  2. 3 aoûtTrump critique les compagnies pétrolières depuis la Maison-Blanche
  3. Novembre 2026Élections de mi-mandat aux États-Unis

Trump se retourne contre ses alliés pétroliers

Donald Trump, un président qui a construit son identité politique sur « drill, baby, drill », a ouvert un nouveau front lundi en déclarant aux journalistes à la Maison-Blanche qu'ExxonMobil et Chevron gagnent « trop d'argent » grâce au conflit avec l'Iran. « Je n'aime pas ça », a-t-il dit. « Chevron, trop d'argent. ExxonMobil, trop d'argent. Ils vont en redonner une partie au public et ils feraient mieux de baisser le prix de détail, le prix pour le consommateur. »

« « Quand vous voyez une entreprise qui a gagné 12 fois ce qu'elle a gagné l'année d'avant, elle devrait en redonner une partie au public, et elle ferait mieux de baisser le prix de vente. » »

Donald Trump, président des États-Unis

Cette attaque marque une rupture nette avec la relation traditionnellement étroite de Trump avec l'industrie. Le président avait déjà pris pour cible le patron de Chevron, Mike Wirth, sur Truth Social lundi matin, à propos de l'apparition de Wirth la veille sur Fox News. Cette critique intervient alors que les cinq plus grandes compagnies pétrolières occidentales ont gagné 68,5 milliards de dollars au premier semestre 2026, soit presque le double de la même période en 2025.

Les profits grimpent grâce à la prime de guerre

Les chiffres derrière la colère sont frappants. ExxonMobil a annoncé un bénéfice net au deuxième trimestre de 14,5 milliards de dollars, tandis que Chevron a affiché 12,07 milliards de dollars, contre 2,49 milliards un an plus tôt. Ensemble, les deux sociétés ont réalisé plus de 26 milliards de dollars. Saudi Aramco, le plus grand exportateur mondial, a enregistré un bénéfice net de 28 milliards d'euros, soit près de 50 % de plus que le même trimestre de l'année dernière.

Bénéfice net T2 2026mds $
ExxonMobil
14.5 mds $
Chevron
12.07 mds $

Données tirées du texte de l’article

Cette flambée fait suite à la fermeture du détroit d'Ormuz après que les forces américaines et israéliennes ont attaqué l'Iran le 28 février. Le Brent, qui s'échangeait sous les 70 dollars le baril depuis un an, a atteint une moyenne de 99 dollars pendant le conflit. Les goulets d'étranglement dans le raffinage ont maintenu les prix à la pompe à un niveau élevé même lorsque le brut s'est détendu.

Douleur à la pompe et péril des midterms

Pour les automobilistes américains, les conséquences sont immédiates. Le prix moyen de l'essence se situe autour de 4,10 dollars le gallon, une augmentation de plus de 30 % depuis le début de la guerre. Mardi à Washington, des conducteurs ont décrit l'étau. « Je payais 60 dollars. Maintenant, c'est environ 100 dollars. Je n'ai pas les moyens de faire le plein, alors je mets juste assez pour aller et revenir », a déclaré une femme. Un autre conducteur a directement blâmé le président : « C'est à cause de Donald Trump. Il a attaqué là où se trouve le pétrole. C'est entièrement de sa faute. »

Avec les élections de mi-mandat dans trois mois, l'arithmétique politique est impitoyable. Trump a fait campagne sur la baisse du coût de la vie, et les électeurs qui estiment que cette promesse n'a pas été tenue pourraient punir les républicains dans les urnes. Le parti court déjà un sérieux risque de perdre la Chambre, et peut-être le Sénat, malgré une opposition démocrate désorganisée.

L'industrie réplique

Les dirigeants pétroliers rejettent l'accusation de profiter de la guerre. Le PDG d'Exxon a attribué les prix élevés à une pénurie de capacité de raffinage et a prévenu que les factures resteraient élevées. L'industrie a été parmi les donateurs les plus fidèles de Trump : une analyse d'Open Secrets a révélé que le Big Oil a dépensé 249 millions de dollars au cours du cycle électoral de 2024. Une taxe sur les bénéfices exceptionnels, comme celle imposée en Grande-Bretagne après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, est politiquement impensable aux États-Unis, laissant la Maison-Blanche avec peu de leviers au-delà de la pression publique.

La suite

Trump a insisté sur le fait que les prix baisseraient fortement une fois le conflit iranien terminé. « Quand nous en aurons fini avec l'Iran, vous verrez les prix du pétrole chuter radicalement », a-t-il déclaré. D'ici là, le président qui a déclenché la guerre exige que les entreprises qui en profitent partagent les gains avec les électeurs, un exercice d'équilibriste qui sera testé chaque jour à la pompe entre maintenant et novembre.

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Sources et contexte

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