FilLes États-Unis sous Trump : second mandatRécitLes États-Unis annoncent un accord de sécurité

Diplomatie · New York, Nuuk et Copenhague

États-Unis, Danemark et Groenland signent un pacte de défense arctique élargissant l'accès aux bases militaires

L'accord trilatéral de dix pages modernise un traité de défense de 1951, permettant l'expansion des bases américaines à Narsarsuaq et Mestersvig tout en préservant la souveraineté danoise.

Texte IA fondé sur les articles de Adnkronos, Le Monde.fr, Frankfurter Allgemeine et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

New York, Nuuk, Copenhague, Narsarsuaq · États-Unis, Groenland, Danemark
Comment on en est arrivé là
  1. janvier 2026Donald Trump déclare que la propriété directe du Groenland est nécessaire pour la sécurité des États-Unis
  2. 20 sept.Les délégations danoise et groenlandaise arrivent à New York avant les réunions de l'Assemblée générale des Nations unies
  3. 22 sept.Les dirigeants signent un accord de sécurité arctique trilatéral de dix pages aux Nations unies

Pacte de sécurité trilatéral signé à New York

Le mardi 22 septembre 2026, le président américain Donald Trump, la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen ont signé un accord de défense en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Le document de dix pages modernise le pacte de défense bilatéral signé par les États-Unis et le Danemark en 1951 et modifié en 2004. Les délégations danoise et groenlandaise étaient arrivées à New York le 20 septembre, deux jours après que Trump a annoncé qu'un accord avait été trouvé. Contrairement aux précédents traités de défense concernant l'île, le nouveau texte inclut le gouvernement de Nuuk comme signataire direct. Le traité n'a pas de date d'expiration et entre en vigueur une fois les processus parlementaires au Danemark et au Groenland conclus.

« C'est formidable pour l'Europe, pour les États-Unis et pour tout le monde. Et pour le Groenland, ce sera incroyable. »

Donald Trump, président des États-Unis

Accès militaire élargi et emplacements des bases

Le pacte élargit la présence militaire américaine sur le territoire arctique tout en maintenant les installations existantes. Les États-Unis n'exploitent actuellement que la base spatiale de Pituffik, dans le nord du Groenland, dédiée à l'alerte précoce des missiles et à la surveillance spatiale, contre 17 installations maintenues après 1945. Selon les nouvelles conditions, Washington obtient le droit de moderniser Pituffik et d'établir deux sites de défense supplémentaires à Narsarsuaq, dans le sud, où les États-Unis exploitaient auparavant Bluie West One jusqu'aux années 1950, et à Mestersvig, dans l'est, où l'armée danoise exploite une base de patrouille. Les États-Unis obtiennent des droits de transit par air, terre et mer entre les sites désignés, ainsi qu'un processus accéléré pour les installations militaires sans pilote et les drones, sous réserve de l'approbation finale du Danemark et du Groenland. Toute construction de bases militaires supplémentaires au-delà de ces sites nécessite l'approbation unanime des trois gouvernements.

Souveraineté et conditions économiques

Le traité réaffirme la souveraineté danoise sur le Groenland tout en reconnaissant le droit à l'autodétermination de la population locale, garantissant que le cadre de défense reste contraignant même si le Groenland opte pour l'indépendance. Les nations non membres de l'OTAN ne peuvent établir de bases militaires ni maintenir de forces militaires permanentes sur l'île sans le consentement de Washington, Copenhague et Nuuk. L'accord restreint également les investissements d'entités basées en dehors de l'OTAN, de son réseau de partenaires ou de l'Union européenne. En échange, le texte impose des préférences commerciales orientant les contrats de défense vers les entreprises groenlandaises et exige que les opérations militaires respectent les pratiques locales de chasse et de pêche. Les signataires ont également établi des protocoles conjoints de contre-espionnage et accordé aux États-Unis le pouvoir d'examiner les projets de construction à proximité qui pourraient compromettre la sécurité des bases.

Passage de l'achat territorial aux conditions de défense

La signature conclut des mois de rédaction confidentielle par des diplomates cherchant une alternative à l'objectif déclaré de Donald Trump d'annexer le Groenland. En janvier, Trump a soutenu que l'acquisition directe de la propriété territoriale était psychologiquement nécessaire pour réussir, comparant l'achat potentiel à l'achat de la Louisiane par le président Thomas Jefferson. La Première ministre danoise Mette Frederiksen avait averti que toute prise de contrôle unilatérale mettrait effectivement fin à l'alliance de l'OTAN, incitant les gouvernements européens à mener des exercices de sécurité conjoints sur l'île. Alors que Trump a salué le traité final, Mikkel Runge Olesen, chercheur à l'Institut danois des études internationales, a estimé que l'accord apporte des gains tangibles limités pour Washington compte tenu des tensions diplomatiques encourues lors des négociations.

« C'est un prix extraordinairement élevé à payer pour des changements relativement limités. »

Mikkel Runge Olesen

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