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Diplomatie · Nuuk, Copenhague et New York

Le Parlement du Groenland approuve un accord de sécurité avec les États-Unis par 16 voix et sept abstentions

Le Parlement du Groenland a approuvé mardi 3 novembre l'accord trilatéral conclu avec le Danemark et les États-Unis, par 16 voix pour, aucune contre et sept abstentions. Le Parlement danois doit se prononcer sur le texte le 19 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de Nasz Dziennik, rmf24.pl, Al Jazeera Online et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Nuuk, Copenhague, New York · Groenland, Danemark, États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 22 sept.Trump, Frederiksen et Nielsen signent l'accord à New York
  2. 3 nov.Le Parlement du Groenland approuve l'accord par 16 voix contre 0 et sept abstentions
  3. 19 nov.Vote du Parlement danois sur l'accord, prévu à cette date

Le Parlement approuve l'accord

Le Parlement du Groenland a approuvé mardi 3 novembre l'accord de sécurité signé le 22 septembre à New York par le Danemark, le Groenland et les États-Unis. Seize élus ont voté pour, aucun contre, et sept se sont abstenus. Les sept abstentions viennent toutes du parti d'opposition Naleraq, considéré jusqu'ici comme la force la plus proaméricaine de la politique groenlandaise. L'accord doit encore être approuvé par le Parlement danois, qui doit voter le 19 novembre. Le ministre des Affaires étrangères Mute Egede a qualifié la ratification d'étape pour l'île et écrit dans un message sur Facebook :

« Le chemin jusqu'ici a été difficile pour nous, en tant que peuple. »

Mute Egede, ministre des Affaires étrangères du Groenland

Egede a ajouté que le Groenland était resté fidèle à ses principes et avait choisi le dialogue, ce qu'il a présenté comme une manière d'assumer la responsabilité des intérêts du pays.

Ce que contient l'accord

L'accord met à jour un pacte de défense que le Danemark et les États-Unis ont conclu en 1951. Il ouvre la voie à de nouvelles bases américaines, avec des sites prévus à Narsarsuaq et Mestersvig, ainsi qu'à des éléments du système de défense antimissile Golden Dome. Les États-Unis n'exploitent actuellement qu'une seule base sur l'île, la base spatiale de Pituffik, dans le nord-ouest, utilisée pour la défense antimissile et la surveillance radar. Le texte permet de moderniser cette installation et d'en élargir les activités, et il autorise Washington à établir deux sites de défense supplémentaires.

La souveraineté du Danemark sur l'île est confirmée et les Groenlandais conservent leur droit à l'autodétermination. L'accord interdit aussi les investissements dans des secteurs stratégiques par des acteurs extérieurs à l'OTAN et à l'UE, une disposition que les sources relient à la volonté d'empêcher la Russie et la Chine de gagner de l'influence par l'investissement. Le Groenland reste sous contrôle danois, mais l'accord s'appliquerait quand même si l'île déclarait son indépendance. Son entrée en vigueur attend l'achèvement des procédures parlementaires danoise et groenlandaise, et il ne nécessite pas l'approbation du Sénat américain.

Polémique sur des informations classifiées

Avant le vote, le gouvernement et le chef de Naleraq, Pele Broberg, se sont vivement affrontés. Le ministre des Affaires étrangères Mute Egede a accusé Pele Broberg d'avoir divulgué des informations classifiées issues d'une séance à huis clos de la commission des affaires étrangères et de sécurité, où les détails de l'accord américain ont été discutés. Pele Broberg a soutenu que le gouvernement avait renoncé à exiger des États-Unis une compensation financière pour la mise en œuvre de l'accord sur le territoire groenlandais, et il a estimé que la responsabilité en revenait à Mute Egede, qui a participé aux négociations. Le présidium du Parlement a saisi la police pour une possible infraction pénale. Mute Egede a déclaré que le comportement de Pele Broberg avait nui à la réputation internationale du Groenland, tandis que Pele Broberg a qualifié l'affaire de politique, liée à ses critiques de l'accord.

Opposition et état de l'opinion

Naleraq, favorable à une indépendance rapide, a critiqué l'absence d'avantages concrets pour le Groenland. Le parti a réclamé un paiement des États-Unis et déploré que l'accord ne garantisse pas assez de retombées économiques pour les entreprises groenlandaises. Le Groenland compte 57 000 habitants sur une île située entre l'Europe et l'Amérique du Nord, et les sondages montrent que la majorité des Groenlandais rejettent un contrôle américain. L'an dernier, Trump a refusé d'exclure une invasion militaire, une position qui a suscité la crainte sur l'île, et il avait menacé à plusieurs reprises de prendre le contrôle du territoire. L'accord a été négocié au terme de mois de tensions, et les trois signataires l'ont présenté comme un succès.

Prochaines étapes

Le Parlement danois votera le 19 novembre. Une fois que les États-Unis auront été informés par voie diplomatique des résultats des deux votes, l'accord pourra entrer en vigueur. Mute Egede a présenté le vote groenlandais de façon personnelle dans son message Facebook :

« Il s'agit de nous tous. Le Groenland que nous aimons. »

Mute Egede, ministre des Affaires étrangères du Groenland

Il a aussi évoqué la sécurité et le droit des Groenlandais à décider de leur propre avenir. Le décompte des voix figure ci-dessous, avec 16 voix pour, aucune contre et sept abstentions.

Vote du Parlement du Groenland sur l'accord de sécurité avec les États-Unisvoix
Pour
16 voix
Contre
0 voix
Abstentions
7 voix

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  1. 03/11Le Parlement du Groenland a approuvé l'accord de sécurité américain par 16 voix contre 0 ; le Danemark vote le 19 novembre
  2. 03/11Trump a déclaré que l'aide militaire américaine à Israël prend fin après 2026, les ventes d'armes se poursuivent
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