
Le suspect de l'attaque à la Pride de Berlin abattu par la police dans un cabanon de jardin à Spandau après avoir ouvert le feu
L'homme soupçonné d'avoir précipité un véhicule dans la foule lors de la marche des fiertés de Berlin samedi a été localisé dans un cabanon de jardin du quartier de Spandau et tué lors d'un échange de tirs avec les forces de l'ordre, tandis que les autorités belges et néerlandaises condamnaient l'attaque et que l'organisme belge d'évaluation des menaces ne voyait aucune raison de relever son niveau d'alerte.
Suspect localisé et tué
La police allemande a retrouvé l'auteur présumé de l'attaque de la Pride de Berlin dans un cabanon de jardin du quartier de Spandau, dans la capitale. Selon Bild, l'homme a ouvert le feu sur les policiers lorsqu'ils se sont approchés, et les forces de l'ordre ont riposté, le blessant mortellement. L'échange a mis fin à une chasse à l'homme qui avait duré toute la nuit après l'attaque de samedi soir, qui a tué et blessé plusieurs personnes lors du défilé des fiertés LGBTQI+ de la ville.
Niveau de menace belge inchangé
L'organe de coordination de l'analyse des menaces belge, Ocam, a déclaré dimanche qu'il n'y avait aucune indication d'une menace spécifique pour la Belgique à la suite de l'attaque de Berlin. L'agence évalue les éventuels effets de ricochet sur l'environnement de la menace en Belgique, comme elle le fait systématiquement après de tels incidents, mais a souligné qu'aucun changement n'était justifié pour le moment. Le Centre national de crise a confirmé qu'aucune mesure de sécurité supplémentaire n'était actuellement prévue, bien qu'il ait appelé les services de sécurité à faire preuve d'une vigilance accrue.
Plusieurs événements LGBTQI+ sont prévus en Belgique dans les semaines à venir, notamment des rassemblements à Anvers au début du mois d'août. Ocam a indiqué qu'il intégrerait les données relatives à l'attaque de Berlin dans ses évaluations ciblées menées juste avant ces événements.
Réaction politique en Belgique
Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné l'attaque, écrivant sur X que « ce qui devait être un jour de joie à Berlin s'est terminé dans l'horreur ». Il a ajouté que cibler une marche des fiertés était une atteinte au droit fondamental d'être soi-même ouvertement et sans crainte, qualifiant ce droit de non-négociable.
S'en prendre à une marche des fiertés, c'est s'en prendre au droit fondamental d'être soi-même, ouvertement et sans crainte. Ce droit n'est pas négociable.
Le Premier ministre Bart De Wever a publié que la liberté d'être soi-même est un droit durement acquis et serait toujours défendue, insistant sur le fait que les libertés belges ne céderaient ni à la violence ni à la peur. Prévot a également adressé ses pensées aux victimes et à leurs familles, ainsi qu'à la police et aux secouristes qui ont travaillé toute la nuit pendant que la recherche des responsables se poursuivait.
Réaction des Pays-Bas et sécurité de la WorldPride
Le Premier ministre néerlandais Rob Jetten a qualifié l'attaque d'assaut direct contre une société libre et tolérante. Amsterdam accueille sa propre marche des fiertés dimanche dans le cadre de la WorldPride, et la maire Femke Halsema a annoncé que des mesures de sécurité supplémentaires seraient prises partout où nécessaire. La mort du suspect à Berlin devrait apaiser certaines inquiétudes immédiates en matière de sécurité, mais la réponse politique dans les Pays-Bas a souligné le malaise plus large concernant le ciblage des rassemblements LGBTQI+.
Ce qui reste inconnu
Les autorités n'ont pas encore divulgué l'identité du suspect, son mobile ou d'éventuels liens organisationnels. L'attaque au véhicule elle-même fait toujours l'objet d'une enquête, et les déclarations des responsables belges et néerlandais suggèrent qu'aucune menace connexe n'a été identifiée sur leurs territoires dimanche après-midi.

