
Le chef de l'AUR, George Simion, lance une procédure de suspension contre le président roumain Nicușor Dan et exige la nomination d'un Premier ministre cette semaine
Le chef de l'AUR, George Simion, a annoncé mardi le lancement d'une procédure de suspension du président Nicușor Dan, exigeant que le chef de l'État nomme un Premier ministre cette semaine, dans un contexte de blocage politique.
L'annonce
George Simion, chef du parti AUR, a annoncé mardi 30 juin 2026 que son parti engageait la procédure de suspension du président Nicușor Dan. La déclaration a été publiée sur Facebook, accompagnée d'une photo de la réunion du conseil national de l'AUR à Alexandrie, dans le județ de Teleorman.
Nous engageons la procédure de suspension de Nicușor Dan ! Aujourd'hui et demain, nous apportons de nombreuses bonnes nouvelles de la réunion extraordinaire du Conseil national de l'AUR.
Simion a également donné un ultimatum au président.
Nous sommons Nicușor Dan de nommer un Premier ministre cette semaine, conformément à ses obligations constitutionnelles !
Blocage politique
Cette initiative intervient après que le président Nicușor Dan a annoncé qu'il ne nommerait pas de Premier ministre le 30 juin, dernier jour de la session parlementaire en cours. Dan a déclaré qu'il attendait que les partis parlementaires s'accordent sur un candidat commun avant de faire une nomination.
Simion avait déjà prévenu que l'AUR au gouvernement était « la seule solution » et que si le président ne s'exécutait pas, il devait être suspendu.
L'AUR au gouvernement ! C'est la seule solution ! Si N. Dan ne s'exécute pas, il doit être suspendu.
Procédure de suspension
Pour engager une procédure de suspension, un tiers des députés et sénateurs doivent signer la demande, un seuil que l'AUR ne peut atteindre seul. Le soutien de parlementaires d'autres formations serait nécessaire. Si la demande parvient au Parlement, un vote à la majorité absolue (233 voix) est requis pour suspendre le président. Un référendum devrait ensuite valider la destitution, avec une participation d'au moins 30 % pour être valide.
Le sénateur Petrișor Peiu, chef des sénateurs AUR, a estimé que l'initiative devrait également être soutenue par d'autres partis.
Menaces antérieures
Simion avait déjà lancé une campagne de collecte de signatures il y a un mois. La déclaration de ce jour marque le début formel de la poussée en faveur de la suspension, même si le parti ne dispose pas des effectifs parlementaires nécessaires pour la mener à bien seul.


