
Sept personnes arrêtées en Belgique pour l'attentat à la bombe contre une synagogue à Liège en mars, dans le cadre d'une enquête antiterroriste
Les autorités belges ont arrêté sept personnes jeudi en lien avec une attaque à l'explosif contre une synagogue à Liège qui a causé d'importants dégâts, mais aucun blessé en mars.
Les autorités fédérales belges ont arrêté sept personnes jeudi dans le cadre d'une série de perquisitions coordonnées liées à l'enquête sur l'attentat à l'explosif contre une synagogue à Liège le 9 mars. Les arrestations ont été effectuées sous la direction d'un juge d'instruction chargé de l'affaire de terrorisme fédéral. Le parquet fédéral a confirmé l'opération mais a refusé de donner plus de détails que le nombre de personnes placées en détention. Les perquisitions ont eu lieu à plusieurs endroits, mais les autorités n'ont pas divulgué où ni l'identité des sept personnes arrêtées.
À ce stade et dans l'intérêt de l'enquête, aucune information supplémentaire ne peut être communiquée.
L'attentat de mars
Dans la matinée du 9 mars, peu avant 04h00, un engin explosif a détoné à l'entrée principale de la synagogue rue Léon Frédéricq à Liège. L'explosion a soufflé les fenêtres et la porte du bâtiment et a également brisé des vitres dans plusieurs maisons voisines. Personne n'a été blessé, mais les dégâts matériels sont importants. Les autorités belges ont dénoncé l'attaque comme un acte antisémite odieux.
un acte antisémite odieux
Enquête et arrestations antérieures
Les arrestations d'aujourd'hui surviennent près de quatre mois après l'explosion et marquent une nouvelle accélération de l'enquête. En mai, un homme soupçonné d'avoir ordonné l'attaque a été arrêté en Turquie par les autorités américaines. Deux jours après l'explosion de Liège, le parquet fédéral a déclaré analyser une vidéo, peut-être réalisée par des djihadistes, revendiquant l'attentat, bien que son authenticité n'ait pas été immédiatement confirmée.
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Contexte plus large et attaques similaires
L'attaque s'est produite dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient. Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes sur l'Iran, provoquant des représailles de Téhéran sous forme d'attaques de missiles et de drones contre les États du Golfe. Des milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban, ont été tuées dans le conflit qui a suivi. Quelques jours après l'attaque de Liège, au moins deux actes criminels similaires ont visé des sites juifs aux Pays-Bas, notamment une école à Amsterdam. Bien qu'aucun lien officiel n'ait été établi entre les événements, des vidéos de revendication partagées sur les réseaux sociaux par des groupes identifiés comme pro-iraniens ont alimenté les spéculations sur une coordination. Le Royaume-Uni a également connu une série d'attaques contre des Juifs et des sites juifs à la même période, selon le diffuseur flamand VRT.
Mesures de sécurité
En réponse à l'attaque et au niveau de menace plus large, la Belgique a décidé de déployer des militaires pour garder les synagogues et les écoles juives du pays.


