
Le navire de croisière Scarlet Lady dérive et heurte trois bateaux à Rhodes après la rupture de ses amarres
Les amarres du navire de croisière Scarlet Lady ont rompu sous l'effet d'une forte houle à Rhodes le 30 septembre 2026, entraînant des manœuvres d'urgence et une interdiction temporaire de navigation.
Rupture des amarres dans une forte houle
Un incident d'urgence s'est produit dans le port touristique central de Rhodes peu après 20h15, le mercredi 30 septembre 2026. L'action intense des vagues et une forte houle à l'intérieur du bassin portuaire ont exercé une tension considérable sur les amarres du navire de croisière Scarlet Lady, provoquant leur rupture. Une fois détaché du quai, le navire battant pavillon des Bahamas a dérivé vers la périphérie de la zone portuaire. Pendant cette dérive incontrôlée, le paquebot est entré en contact physique avec trois navires amarrés le long du bord du port. Les navires heurtés comprenaient un catamaran et deux embarcations plus petites, dont l'une a été identifiée comme le bateau touristique local King of Rhodes. Les premières évaluations menées immédiatement après l'incident ont établi qu'aucune blessure n'était à déplorer et qu'aucune pollution marine n'avait été rejetée dans les eaux du port.
- Le Scarlet Lady s'amarre tôt dans le port de Rhodes pour s'abriter des conditions météorologiques défavorables en mer Égée
- Une forte houle rompt les amarres, provoquant la dérive du navire qui entre en contact avec trois embarcations amarrées
- Le commandant ramène le paquebot à son poste d'amarrage par ses propres moyens, tandis que les remorqueurs restent en attente
- L'Autorité portuaire de Rhodes émet une interdiction de départ pour les navires impliqués dans l'attente des inspections techniques
Le commandant ramène le paquebot à quai
Le commandant du Scarlet Lady a réagi rapidement lorsque les amarres ont cédé, prenant immédiatement le contrôle manuel des systèmes de propulsion et de barre du navire. À l'aide de la puissance des moteurs et des propulseurs embarqués, l'équipage de la passerelle a éloigné le navire de 277 mètres de la périphérie peu profonde du port et l'a repositionné à son poste d'amarrage assigné. L'Autorité portuaire centrale de Rhodes a mobilisé des unités d'intervention d'urgence pour surveiller le bassin portuaire et a mis des remorqueurs locaux en attente pour intervenir si le navire perdait le contrôle de sa barre. Le paquebot a effectué l'ensemble de la manœuvre par ses propres moyens, sans nécessiter d'intervention physique des remorqueurs. Les responsables maritimes ont confirmé que ni les passagers ni les membres d'équipage n'avaient été en danger pendant l'opération.
Ajustements météorologiques et profil du navire
Le Scarlet Lady avait modifié son programme de navigation avant l'accident d'amarrage afin d'éviter des conditions météorologiques sévères en mer Égée. L'itinéraire initial du navire prévoyait une arrivée à Rhodes le mercredi matin, suivie d'un départ prévu plus tard dans l'après-midi du mercredi. En raison de prévisions maritimes en dégradation, le paquebot est arrivé avant son horaire révisé, s'amarrant tôt dans l'après-midi pour s'abriter à l'intérieur du bassin portuaire. Le Scarlet Lady est exploité par Virgin Voyages, mesure environ 277 mètres de longueur hors tout et a une capacité d'accueil d'environ 2 700 passagers en plus de son équipage maritime.
Interdiction de navigation dans l'attente des inspections techniques
Après le réamarrage du paquebot, l'Autorité portuaire de Rhodes a émis une ordonnance de rétention formelle interdisant au Scarlet Lady et au King of Rhodes de quitter le port. L'interdiction de navigation reste en vigueur pendant que les experts maritimes et les inspecteurs de sécurité portuaire effectuent des contrôles techniques obligatoires sur les coques et les systèmes de barre des navires. Les inspections préliminaires n'ont révélé aucun dommage structurel sur les embarcations impliquées dans le contact, et les patrouilles environnementales ont confirmé qu'aucun déversement de carburant ni contamination pétrolière n'avait atteint la mer. Les deux navires doivent rester à l'arrêt à Rhodes jusqu'à ce que les autorités maritimes achèvent tous les contrôles et délivrent la certification officielle attestant qu'ils sont aptes à reprendre leurs opérations commerciales.

