Gouvernement · Varsovie

Nowa Lewica déposera au Sejm un projet de loi abolissant le Fonds de l'Église le 29 octobre

Le texte mettrait fin au financement par le budget de l'État de 80 % des cotisations sociales des prêtres, les Églises et le clergé se partageant le coût. La présidente du club parlementaire, Anna Maria Żukowska, affirme que les discussions interministérielles n'ont abouti à aucun compromis en plus de deux ans.

Texte IA fondé sur les articles de TVP Info, Rzeczpospolita, www.gazetaprawna.pl et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Varsovie · Pologne
Comment on en est arrivé là
  1. 20 marsCréation du Fonds de l'Église par la loi du 20 mars 1950
  2. janvier 2024L'équipe interministérielle sur le Fonds de l'Église commence ses travaux à la mi-janvier 2024
  3. mars 2025Agnieszka Dziemianowicz-Bąk demande l'inscription d'un projet de loi abolissant le fonds au programme de travail du gouvernement
  4. 29 oct.Conférence de presse sur le projet de loi de Nowa Lewica, avec notamment le maréchal du Sejm Włodzimierz Czarzasty parmi les intervenants prévus

Nowa Lewica passe au Sejm

Nowa Lewica doit déposer le 29 octobre 2026 au Sejm un projet de loi d'origine parlementaire abolissant le Fonds de l'Église (Fundusz Kościelny). Selon RMF FM, le texte sera présenté par des députés et non par le gouvernement, la coalition n'ayant pas trouvé d'accord sur une version gouvernementale. TVP Info rapporte que les députés avaient initialement prévu de le déposer en décembre, mais le calendrier a été avancé. Le maréchal du Sejm Włodzimierz Czarzasty et des responsables du parti doivent présenter le texte lors d'une conférence de presse à 11 h 00 ce jour-là.

« Nous ne pouvons plus attendre. Le projet de loi gouvernemental ne sortira probablement pas du Conseil des ministres. »

Anna Maria Żukowska, présidente du club parlementaire Nowa Lewica

Żukowska, qui dirige le club Nowa Lewica, l'a déclaré dans un entretien à RMF FM. Elle a indiqué que son parti compte sur le soutien de la Coalition civique.

Deux ans de discussions au point mort

Une équipe interministérielle sur le Fonds de l'Église, dirigée par le vice-Premier ministre et ministre de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz, a commencé ses travaux à la mi-janvier 2024 et n'a abouti à aucun compromis. Władysław Kosiniak-Kamysz soutient que les changements devraient être élaborés par le dialogue, invoquant le devoir constitutionnel de coopération entre l'État et les Églises. Des sources citées par RMF FM indiquent que l'équipe est bloquée et que rien n'annonce une percée imminente. Nowa Lewica affirme avoir fait des promesses aux électeurs, et le Premier ministre Donald Tusk s'est prononcé en faveur de l'abolition du fonds, selon Żukowska.

« Nous avons fait une promesse à nos électeurs et nous comptons la tenir. »

Anna Maria Żukowska, présidente du club parlementaire Nowa Lewica

Ce que le texte changerait

Le projet mettrait fin au financement par le budget de l'État de 80 % des cotisations sociales des prêtres. Selon la proposition, les Églises et le clergé en prendraient chacun la moitié à leur charge. Les membres des ordres cloîtrés et les missionnaires seraient traités différemment, l'Église payant intégralement leurs cotisations. L'assurance maladie serait obligatoire pour le clergé, mais facultative pour les membres des ordres cloîtrés, tandis que les missionnaires ne seraient pas soumis du tout à cette obligation. L'Institution d'assurance sociale (ZUS) obtiendrait le pouvoir de vérifier si une personne a le statut de membre du clergé, et le Fonds national de protection du patrimoine reprendrait les dépenses d'entretien des églises historiques, un fonds géré par le ministère de la Culture et du Patrimoine national.

Contexte du fonds

Le Fonds de l'Église a été créé par une loi du 20 mars 1950 en compensation des biens fonciers que l'État avait pris aux Églises. Ses revenus devaient être répartis entre les Églises proportionnellement aux biens saisis. Aujourd'hui, l'essentiel de ses dépenses va aux cotisations sociales du clergé, une part que TVP Info chiffre à 95 % et Gazeta Prawna à 90 %. En mars 2025, Agnieszka Dziemianowicz-Bąk, ministre de la Famille, du Travail et de la Politique sociale, a demandé l'inscription au programme de travail législatif du gouvernement d'un projet de loi liquidant le fonds, en proposant que le clergé et les Églises paient chacun la moitié des cotisations. Le texte n'a pas été retenu sur cette liste.

« Nous souhaitons que cette répartition soit de 50-50, c'est-à-dire 50 % des cotisations payées par le membre du clergé et 50 % par l'Église. »

Agnieszka Dziemianowicz-Bąk, ministre de la Famille

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Sources et contexte

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