Sécurité · Valence et Catarroja

Pradas et Argüeso se rejettent la responsabilité du commandement lors des inondations de 2024 à Valence

Salomé Pradas et Emilio Argüeso, tous deux visés par l'enquête sur les inondations de 2024 à Valence, se disputent la direction des opérations après le déclenchement de la situation 2. La défense de Salomé Pradas affirme que cette déclaration n'a pas couvert l'ensemble de la province avant 19 heures.

Texte IA fondé sur les articles de europa press, eldiario.es, EL MUNDO et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Valence, Catarroja · Espagne
Comment on en est arrivé là
  1. 29 oct.Emilio Argüeso avertit dans une conversation interne du Consell que les ravins sont « sur le point de s'effondrer », selon l'ordonnance de la juge
  2. 29 oct.Situation 2 déclarée à Utiel-Requena, selon la défense de Salomé Pradas
  3. 29 oct.Situation 2 déclarée dans les deux Riberas, selon la défense de Salomé Pradas
  4. 29 oct.La situation 2 s'étend à l'ensemble de la province de Valence, selon la défense de Salomé Pradas

Deux défenses, une inondation

À l'occasion du deuxième anniversaire des inondations du 29 octobre 2024 à Valence, qui ont fait 233 morts, les anciens responsables régionaux Salomé Pradas et Emilio Argüeso s'attaquent mutuellement dans le dossier instruit à Catarroja. Tous deux sont visés par l'enquête. Emilio Argüeso a fait appel d'une ordonnance de la juge d'instruction datée du 13 octobre 2026, demandant à l'Audiencia Provincial de déclarer qu'après l'activation de la situation 2 et la mise en place du Cecopi, la direction et le commandement suprêmes de l'urgence revenaient exclusivement à Salomé Pradas. La défense de cette dernière, dans un mémoire de 14 pages déposé par son avocat Pedro Colina, s'oppose à l'appel et demande à la cour de le rejeter. Ses avocats jugent la demande juridiquement irrecevable et estiment qu'elle transformerait une répartition administrative des compétences en une reconnaissance anticipée d'une responsabilité exclusive.

Quand la situation 2 a été déclenchée

La défense soutient que la situation 2 a été déclarée progressivement et n'a atteint l'ensemble de la province qu'à 19 heures, de sorte que les compétences doivent être réparties selon le territoire, le moment et la situation effectivement déclarée. Selon la chronologie de la défense, rapportée par La Razón, la situation 2 a été atteinte à Utiel-Requena à 15 heures et dans les deux Riberas à 18 h 45, avant la déclaration à l'échelle de la province. Le mémoire cite l'article 5.1 du Plan spécial contre le risque d'inondation de la Communauté valencienne, selon lequel, pendant les pré-urgences et les situations 0 et 1, la direction est déléguée au responsable de l'AVSRE afin d'améliorer les opérations. Ce poste, selon la défense, était alors occupé par Emilio Argüeso.

L'Es-Alert et le Cecopi

Le camp d'Emilio Argüeso affirme que Salomé Pradas détenait seule le monopole de l'alerte téléphonique Es-Alert et était la seule personne en mesure de la déclencher ce jour-là. La défense de Salomé Pradas le conteste, affirmant que l'usage du système pendant la phase de pré-urgence montre qu'il n'était pas nécessairement lié à une déclaration de situation 2. Elle note aussi qu'il n'existe pas de protocole spécifique et complet pour l'envoi d'alertes aux téléphones mobiles. La défense ajoute que le Cecopi n'était pas un organe isolé, puisque des services comme le 112 et le centre de coordination des urgences y participaient, et que la position d'Emilio Argüeso comme directeur de l'AVSRE doit être analysée dans ce contexte. La défense affirme en outre que la convocation du Cecopi a été traitée sur instructions d'Emilio Argüeso.

Ce que dit l'ordonnance de la juge

Dans une ordonnance rapportée le 29 octobre, la juge d'instruction indique qu'Emilio Argüeso a convoqué la réunion du Cecopi du 29 octobre 2024 et figurait lui-même parmi les personnes convoquées, alors que, dans sa déclaration en tant que personne mise en cause, il a affirmé qu'il n'aurait pas dû y assister. La juge note que la convocation a été envoyée par courriel au nom du directeur de l'AVSRE aux organismes et autorités invités. Elle juge aussi difficile à comprendre qu'Emilio Argüeso ait averti à 14 h 44, dans une conversation interne du Consell, que les ravins étaient « sur le point de s'effondrer », alors que le suivi de ces moyens, y compris les pompiers forestiers, n'a pas été assuré de manière continue. L'ordonnance accepte une proposition de l'une des parties civiles sur le défaut de suivi du débit d'eau dans le ravin de Poyo et accorde cinq jours au Consorcio Provincial de Bomberos de Valencia pour remettre les registres opérationnels, rapports et communications.

Présomption d'innocence

Le mémoire de Salomé Pradas soutient que la responsabilité pénale est personnelle et doit être appréciée au cas par cas, plutôt qu'attribuée par une lecture générale de la détention des compétences.

« La présomption d'innocence et le caractère personnel de la responsabilité pénale exigent que les obligations et le comportement de chaque personne mise en cause soient examinés individuellement. »

Salomé Pradas

L'appel est désormais devant l'Audiencia Provincial, qui doit décider d'accepter la demande d'Emilio Argüeso ou de la rejeter comme le demande la défense. Le délai de cinq jours fixé au Consorcio pour les registres opérationnels est la prochaine étape ordonnée par la juge.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar